Un pétrolier a explosé dans le détroit d’Ormuz après avoir dévié de l’itinéraire désigné par les autorités iraniennes, alors que le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a intercepté six navires qui tentaient de transiter illégalement par cette voie navigable stratégique.
Selon l’agence Defa Press, un pétrolier a percuté une mine sous-marine après avoir quitté le couloir de navigation défini par l’Iran dans le détroit d’Ormuz.
Le rapport décrit le navire comme un « pétrolier en infraction », précisant que les autorités iraniennes ont précédemment averti que tout navire s’écartant du corridor désigné serait tenu pour responsables de toutes les conséquences éventuelles.
Le rapport n’a pas identifié le navire, n’a fourni aucun détail sur son propriétaire ou sa destination, et n’a pas indiqué s’il y avait eu des victimes ou des dommages environnementaux.
Par ailleurs, la télévision iranienne a rapporté que la marine du CGRI avait intercepté six navires au cours des dernières 24 heures après qu’ils ont tenté de traverser le détroit d’Ormuz « sans autorisation et en dehors de l’itinéraire désigné » par l’Iran.
Les forces navales du CGRI ont tiré des coups de semonce avant d’intercepter les navires, les empêchant de poursuivre leur trajet jusqu’à ce qu’ils changent de cap.
Ce dernier incident vient après une annonce similaire faite samedi par le CGRI, qui a indiqué que quatre navires avaient été interceptés après avoir tenté de franchir sans autorisation cette voie navigable stratégique.
Ces développements surviennent dans un contexte de tensions accrues entre l’Iran et les États-Unis concernant la sécurité et la navigation dans le détroit d’Ormuz, l’un des points de passage maritimes les plus fréquentés au monde pour les expéditions énergétiques mondiales.
L’Iran et les États-Unis ont signé le mois dernier un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan pour mettre fin à l’agression américano-israélienne contre la République islamique d’Iran, qui avait commencé le 28 février.
Aux termes de cet accord, l’Iran a accepté d’autoriser le transit maritime gratuit à travers le détroit pendant une période de 60 jours.
Conformément au protocole d’accord, la République islamique d’Iran a mis en place une voie maritime spéciale permettant aux navires de franchir ce point de passage stratégique, tout en les mettant en garde contre l’utilisation de routes illégales.
Les États-Unis ont toutefois tenté d’escorter le transit à travers le détroit par un passage illégal, ce qui a incité la République islamique d’Iran à fermer ce corridor jusqu’à ce que Washington mette fin à son ingérence dans la navigation maritime régionale. [Press TV]






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