Les étals sont presque vides. Des bananes noircies et quelques oignons gisent encore dans les bacs de fruits et légumes. « Il n’y a plus aucun avocat et les tomates sont presque terminées », constate Maman Elisé. Son échoppe, située en plein cœur de la gare routière de Goma, est d’ordinaire l’une des mieux fournies de la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Je n’ai pas été réapprovisionnée à cause de la reprise de la guerre », regrette la commerçante. Le 20 octobre, le Mouvement du 23-Mars (M23), une rébellion à dominante tutsi, a lancé une offensive contre l’armée congolaise. Les insurgés, qui avaient déposé les armes en 2013 avant de les reprendre en décembre 2021, ne sont plus qu’à une quarantaine de kilomètres de la ville. Ils contrôlent, depuis le 30 octobre, une large partie du territoire de Rutshuru, considéré comme le grenier de Goma.
Dans cette cité carrefour de la région des Grands Lacs, les stocks ne sont pas encore épuisés. Mais les produits maraîchers congolais peinent de plus en plus à nourrir les deux millions d’habitants de Goma et les quelque 75 000 déplacés qui s’y pressent. (Le Monde)
« Je n’ai pas été réapprovisionnée à cause de la reprise de la guerre », regrette la commerçante. Le 20 octobre, le Mouvement du 23-Mars (M23), une rébellion à dominante tutsi, a lancé une offensive contre l’armée congolaise. Les insurgés, qui avaient déposé les armes en 2013 avant de les reprendre en décembre 2021, ne sont plus qu’à une quarantaine de kilomètres de la ville. Ils contrôlent, depuis le 30 octobre, une large partie du territoire de Rutshuru, considéré comme le grenier de Goma.
Dans cette cité carrefour de la région des Grands Lacs, les stocks ne sont pas encore épuisés. Mais les produits maraîchers congolais peinent de plus en plus à nourrir les deux millions d’habitants de Goma et les quelque 75 000 déplacés qui s’y pressent. (Le Monde)






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