L'esprit de la Coupe du monde a été hissé haut avec ce duel entre l'Allemagne et Curaçao, deux adversaires aux antipodes.
Si on a pensé le voir abattu à l'issue de la lourde défaite concédée par Curaçao contre l'Allemagne (7-1), il n'en était rien pour le sélectionneur néerlandais Dick Advocaat. Du haut de ses 78 ans, et après avoir laissé couler quelques larmes au moment de l'hymne de cette minuscule île antillaise (moins de 200 000 habitants), il ne pensait qu'au but historique inscrit par ses hommes, surtout qu'il leur a permis de revenir à 1-1 durant un bon quart d'heure en fin de première période :
"Ce but restera gravé à jamais dans l'histoire de ce pays. Pendant un instant, nous avons fait douter un pays quadruple champion du monde. C'est magnifique pour ces joueurs et pour le peuple de Curaçao, c'est un moment de pure fierté."
"Notre Coupe du monde ne s'arrête pas là, elle commence"
A vrai dire, et c'est normal, c'est presque comme si cette valise tout à fait attendue ne comptait pas réellement :
"Nous savions que l'Allemagne était le très gros morceau du groupe. Notre Coupe du monde ne s'arrête pas là, elle commence. Nous avons montré que nous avions des arguments offensifs, il faut désormais s'adapter pour tenir sur la distance."
Ce ne sera pas forcément plus simple contre l'Equateur et la Côte d'Ivoire, toutefois l'ancien triple coach des Pays-Bas (de 1992 à 1994, de 2002 à 2004, et en 2017) réclame une remobilisation immédiate : "C'est là que notre destin se joue."
Que retenir, néanmoins, de cet apprentissage accéléré "et nécessaire" selon les dires de l'expérimenté technicien ?
"Nous avons vu ce qu'est le très, très haut niveau mondial. L'Allemagne punit chaque petite erreur, chaque seconde d'inattention. Physiquement, nous avons craqué face à leur vitesse d'exécution après la pause."
Parmi les quatre nouvelles nations à découvrir la Coupe du monde, Curaçao était la première à entrer en lice et a donc débloqué son compteur pour l'éternité, quoi qu'il advienne. [Media365]







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