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Centrafrique : au moins 100 morts dans l’éboulement de Zamboyé

Vendredi 21 Août 2026

Capture d'écran sur le drame survenu dans une mine en Centrafrique
Capture d'écran sur le drame survenu dans une mine en Centrafrique

Le bilan de l’effondrement d’une mine d’or artisanale à Zamboyé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, est passé de 30 à au moins 100 morts, après le drame survenu le 18 août 2026, suscitant une vague de réactions et de nouvelles interpellations sur la sécurité dans les sites miniers en République centrafricaine ont rapporté les médias locaux.

 

Les autorités et les acteurs politiques centrafricains ont multiplié les réactions à la suite de cet éboulement qui a enseveli plusieurs orpailleurs artisanaux. Le drame relance notamment le débat sur l’application de la réglementation minière, les contrôles des sites d’exploitation artisanale et les mesures de prévention des accidents.

 

L’opposition demande des comptes

 

Plusieurs formations de l’opposition démocratique ont appelé le gouvernement centrafricain à renforcer les mécanismes de contrôle et à assurer l’application effective des textes encadrant les activités minières, notamment sur les sites artisanaux.

 

Dans un communiqué publié au lendemain du drame, Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et ancien Premier ministre, a vivement condamné les négligences à l'origine de l’éboulement.


Il a appelé les autorités à renforcer la réglementation, les contrôles et les dispositifs de prévention afin de réduire les risques d’accidents sur les sites miniers.

 

« Avant Zamboye, il y a eu tout un chapelet d’éboulements de terrain dans les chantiers miniers à Bozoum, à Baboua, à Abba, et à chaque fois c’est la même chose », a déploré Martin Ziguélé, estimant que les textes existent mais que leur application sur le terrain demeure insuffisante.

 

Pour Alain Touaboy, président du parti Les Indépendants, l’établissement des responsabilités constitue également une priorité. Il réclame l’ouverture d’une enquête indépendante afin de déterminer les éventuelles négligences ou défaillances ayant contribué au drame.

 

« Il est vrai qu’aujourd’hui, notre devoir est de pleurer, mais nous devons aussi demander des comptes », a-t-il déclaré, appelant le gouvernement à diligenter « une enquête sérieuse et indépendante ».

 

Une succession d’éboulements

 

L’accident de Zamboyé intervient dans un contexte marqué par une succession d’éboulements sur les sites miniers centrafricains.

 

Depuis le début de l’année 2026, une quinzaine d’éboulements de terrain auraient été signalés sur des chantiers miniers à travers le pays, faisant régulièrement des victimes parmi les exploitants artisanaux.


Ces accidents mettent en évidence les risques auxquels sont exposés les orpailleurs, particulièrement sur les sites artisanaux ou clandestins où les normes de sécurité seraient insuffisamment respectées.

 

Pour plusieurs observateurs de la vie sociopolitique centrafricaine, le renforcement des contrôles, le suivi de l’application de la réglementation et la mise en place de mécanismes efficaces de prévention constituent désormais des priorités pour limiter les pertes humaines.

 

L’évolution du bilan, passé de 30 morts dans les premières estimations à au moins 100 victimes, donne une nouvelle dimension à la catastrophe et accentue la pression sur les autorités afin qu’elles clarifient les circonstances de l’effondrement et prennent des mesures pour prévenir de nouveaux drames. [AA]

 
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