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Bougazelli : Les accusations terribles de ses complices présumés

Lundi 2 Décembre 2019

Le dossier judiciaire que les gendarmes de la Section de recherches et le Parquet de Dakar sont en train de constituer risque d’être dévastateur pour l’ex député Seydina Fall alias Bougazelli empêtré dans une sombre affaire de trafic et blanchiment de billets de banque. Dans sa publication du jour, le quotidien «Libération» rapporte des propos livrés aux enquêteurs par les dénommés Oumar Samb et Moussa Ouédraogo.
 
«Financement de campagnes électorales»
 
«J’ai connu Seydina Fall dit Bougazelli en tant qu’homme politique. On s’est rencontré à plusieurs reprises lors de manifestations politiques. C’est dans ce cadre qu’il a eu à me parler des billets noirs qu’il détenait. Il m’a même dit que c’est avec de l’argent issu de ce trafic qu’il finançait ses campagnes (électorales). Il a ajouté avoir beaucoup de paquets  dans son bureau qu’il veut échanger en FCFA», a révélé Oumar Samb lors de son interrogatoire à la gendarmerie.
 
«Un jour, Bougazelli m’a invité à son domicile à Guédiawaye, Cité Alioue Sow. Sachant que j’avais des problèmes financiers, il m’a proposé des billets noirs qu’il détient et qui, une fois lavés, peuvent m’aider à sortir de mes difficultés (…) J’ai proposé à Bougazelli de me vendre un paquet de billets noirs d’une valeur d’un million de dollars à un million de FCFA. Lorsque j’ai récupéré ces billets, je suis allé sur internet et j’ai vu beaucoup d’internautes dire qu’ils étaient capables de laver les billets noirs. J’ai finalement rencontré un Nigérian qui a réussi à laver les billets que Bougazelli m’avait remis. Cela m’a rassuré et après j’ai revendu les billets à M.D. que K.D. m’a présenté. C’est dans ces circonstances que j’ai été arrêté…»
 
«Ouédraogo et «tonton député»
 
«Lorsque (Oumar) Samb m’a présenté à monsieur le député il y a de cela trois mois,  dernier m’a reçu dans sa voiture où il m’a montré beaucoup de billets noirs qu’il proposés de laver. Après avoir fait la comparaison avec de vrais billets, je lui ai dit que les siens n’étaient pas de bonne qualité. Après deux rencontres  au cours desquelles j’ai renoncé à ses propositions, il m’a remis 7 billets de 10.000 FCFA et 4 de 100 dollars à tester avant de me donner rendez-vous à l’assemblée nationale.
 
Je l’appelais tonton député. J’avais l’intention de travailler avec tonton député si le lavage marchait…»
 
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