La Défense civile de Gaza a annoncé vendredi la mort de sept personnes dans des frappes israéliennes dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne a confirmé avoir mené des frappes, en riposte, selon elle, « à une violation du cessez-le-feu ».
Un tir de drone a fait trois morts près de Khan Younès, dans le sud de Gaza, tandis qu’une autre frappe sur un camp de déplacés a tué une personne dans le même secteur, a indiqué cette organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas.
Deux personnes ont également été tuées à Beit Lahia (Nord) et une autre près du camp de réfugiés d’Al-Bureij (Centre), selon la même source.
L’armée israélienne a indiqué vendredi avoir frappé la veille des « terroristes armés » qui sortaient d’un tunnel à l’est de Rafah (Sud), dénonçant une « violation de l’accord de cessez-le-feu ».
« Sauvez-nous »
À Khan Younès, des hommes ont porté des corps dans des linceuls blancs jusqu’à l’hôpital, où des familles veillaient leurs proches tués, selon des images de l’AFP vendredi.
« Les avions israéliens les ont bombardés sans merci, sans avertissement, sans même savoir s’ils étaient civils ou soldats », se lamente Ahmed Mohammed Joudeh, un habitant.
« Il suffit que vous vous déplaciez, alliez voir votre voisin, vous réunissiez avec des amis tard dans la nuit […] et ils vous frapperont », ajoute-t-il.
Maher Shabat, témoin d’un bombardement, raconte que « des jeunes ont commencé à crier : “ Sauvez-nous ! Sauvez-nous ! ” »
« Nous avons couru pour les rejoindre et ils nous ont dit de repartir, de ne pas approcher, parce que le drone était encore au-dessus. »
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer le précaire cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025 et négocié par les Etats-Unis. (...)
Une phase du plan américain prévoit notamment un retrait israélien progressif de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.
L’armée israélienne contrôle toujours plus de la moitié du territoire tandis que le Hamas refuse de déposer les armes aux conditions posées par Israël.
Au moins 618 Palestiniens ont été tués depuis le 10 octobre, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU. Ni le ministère ni la Défense civile ne précisent dans leurs bilans le nombre de combattants tués.
L’armée israélienne a recensé cinq soldats tués dans ses rangs depuis le début de la trêve.
Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties. [AFP]







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