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« Au nom de la République et de la Démocratie - Appel contre une démarche objective de subversion »

Mardi 28 Juin 2022

Landing Savané, un des signataires de cet "Appel"
Landing Savané, un des signataires de cet "Appel"
“Le Sénégal est à la croisée des chemins. Les possibilités et les potentialités de son développement,  ainsi que son évolution démocratique, attestent en effet que nous sommes à un tournant décisif de l'histoire de notre pays. Les performances dans la construction des bases de notre décollage économique et social sont incontestables. C'est dans ce même contexte que nous assistons à la mise à l'épreuve de notre modèle démocratique avec l'apparition de courants politiques dont le projet manifeste est de rompre notre  pacte républicain. Le pari de la démocratie est de trouver une issue pacifique aux nécessaires conflits qui s'expriment dans les sociétés humaines. Un tel pari postule la primauté de l'état de droit, la défense intransigeante de l'unité nationale et l'attachement sans réserve à la paix civile.

La stabilité durable du Sénégal tient à ce référentiel explicitement admis d'un commun accord entre toutes les parties prenantes au jeu démocratique. Or, nous faisons face aujourd'hui à un phénomène fréquent dans les démocraties, une sorte de pathologie dont le symptôme est  l'émergence de groupes politiques qui tirent profit des libertés publiques tout en s’inscrivant dans une démarche objective de subversion. Cette dérive politicienne intervient dans un contexte d’exacerbation des appétits de groupes d’intérêt au fur et à mesure que le Sénégal s’approche des échéances de l’exploitation des ressources gazières et pétrolières.
 
Témoins et acteurs de multiples combats de notre peuple, adossés à nos expériences plurielles, nous sommes dépositaires de toute la légitimité qui nous autorise à penser lucidement cette variante de l’anarcho-populisme incarné par la coalition Yewwi. Personne ne peut prétendre s'être investi plus que nous contre les inégalités aussi criardes qu'absurdes entre les nations et à l’intérieur des nations, dans un monde marqué par la vacuité idéologique et la désorientation générale où le primat de la force génère colères, crises, conflits et autres formes de crispation. C’est la raison pour laquelle nous avons salué et soutenu les politiques de vaste rassemblement fondées sur l’exigence de stabilité dans une sous-région en convulsions. Il n’y a pas d’alternative, en dehors de cette option, pour opérer les réformes de fond porteuses de progrès économique et social qui répondent significativement aux attentes citoyennes, en particulier celles de la jeunesse. Il convient de rappeler que cette option n'est pas nouvelle dans le courant des forces démocratiques et républicaines de notre pays. Déjà, dans le contexte de la domination coloniale, se posait, au sein du mouvement africain et international pour l'émancipation des peuples, le débat sur les options stratégiques entre la voie de la violence dans la prise en charge des luttes de libération et celle du recouvrement de nos droits par les moyens pacifiques de la démocratie. Les acteurs politiques sénégalais ont toujours été fidèles à cette seconde option en faisant prévaloir, en toutes circonstances, le souci majeur de la sauvegarde à tout prix de la paix civile dans la droite ligne de notre histoire et du génie de notre peuple reconnu comme orfèvre dans l'ingénierie sociale d'un vivre-ensemble de qualité. Les combats politiques menés dans ce sens ont donné lieu à des acquis démocratiques de grande envergure faisant aujourd'hui du Sénégal un modèle de pays libre où les citoyens exercent sans aucune entrave une entière souveraineté de décision dans le choix de leurs dirigeants. Toute notre expérience de ces deux dernières décennies en atteste. Pourquoi dès lors s'acharner à nous installer dans des logiques de violences inouïes autant dans le discours que dans le comportement là où toutes les possibilités d’un accès paisible à toutes les fonctions électives sont garanties par la loi avec une veille citoyenne et médiatique sur tous les lieux de vote du pays ? Aussi, personne ne peut comprendre la logique de défiance permanente avec tous ces crimes provoqués dans un environnement de violence et une stratégie volontariste de chaos. Nous ne pouvons accepter que cette belle trajectoire démocratique réalisée au prix d’énormes sacrifices soit parasitée par des formes d'intervention politique de nature à compromettre les grandes expériences de dévolution pacifique du pouvoir qui nous valent respect et admiration partout à travers le monde. Ici et maintenant, il faut dire non à cette menace de déstabilisation de notre dispositif démocratique. Plus que jamais attachés à l'exercice de toutes les libertés dans notre pays, nous demeurons tout aussi intraitables en nous opposant avec toute l’énergie qu’il faut aux poussées de l’irresponsabilité.
 
A l’école de l’histoire, et attentifs aux bruits de fond d’un monde agité, nous ne pouvons laisser prospérer les dérives qui ont plongé des familles dans le deuil et ailleurs déstructuré des nations.  C'est la raison pour laquelle nous invitons les ultras de l’opposition à se ressaisir pendant qu’il est encore temps pour se recadrer en rejoignant le camp de la démocratie et de la République. Il doit être mis un terme aux appels irresponsables à la violence auxquels se livre en particulier une partie de l’opposition tous les jours avec les conséquences dramatiques qui en découlent en pertes en vies humaines et en dommages aux citoyens.

Autrement dit , il apparait pour la première fois au Sénégal des partis politiques bénéficiant de tous les avantages de la légalité dont le leader décide en même temps de se soustraire à toute obligation de réserve et de retenue que la loi pourrait lui imposer pour assumer son option de recourir aux moyens de la violence pour la conquête du pouvoir. Or, c’est précisément pour que l’engagement politique ne se traduise en termes de vie ou de mort que la démocratie a été inventée comme moyen pacifique de lutte pour la conquête du pouvoir.

Cette responsabilité est d'autant plus grave à assumer que le Sénégal n’a jamais été aussi exposé à des risques d’insécurité au regard de ce qui se passe dans son environnement immédiat. Dans certaines circonstances historiques qui mettent en jeu la République et ses institutions, l'Etat, son autorité et sa crédibilité, l'unité nationale et la paix civile, aucun compromis n'est envisageable entre  la logique démocratique et celle anti-démocratique. En la matière, « les conciliateurs sont toujours des liquidateurs ». Et quand, dans la dernière période, la presse nous apprend, sans être démentie de l’arrestation de membres du MFDC, présents à Dakar, la veille de la manifestation autorisée du 8 juin ; quand la sûreté urbaine a pu appréhender les membres d’un groupe appelé « Force spéciale » chargés de perpétrer des attentats contre la Centrale électrique de Cap des biches et d’autres attaques, il y a de quoi s’inquiéter et prendre l’exacte mesure des dangers encourus par notre pays.
 
C’est pourquoi, nous lançons un appel solennel et pressant à toutes forces démocratiques et républicaines, sans exclusive, pour la mise en place d’un front républicain capable de faire barrage à la vague dévastatrice que nous promettent les groupes fascisants de l’opposition radicale. Nous ne devons un seul instant perdre de vue que l'Etat faible nous met en péril. C’est une fois ce principe de base posé et admis par tous qu’il peut être envisagé, comme il se doit dans tout processus de modernisation démocratique continue, de revisiter notre système sans complaisance et pourquoi pas (?),  de mettre à l’ordre du jour des débats de fond sur les chantiers institutionnels dans notre pays.

Dans une telle perspective, nous nous engageons à prendre un certain nombre d’initiatives qu’exige la situation politique nationale.”

Ont signé :

Landing Savané (AJ)
Samba Sy, Ministre, Secrétaire général du (PIT-S)
Aymérou GNINGUE (Député, Maire de Merina DAKHAR)
Abdoulaye Makhtar Diop (Député) (SURS)
Nicolas Ndiaye (Député) (LD)
Katy Cissé Wone (juriste)
Mamour Cissé (PSD/JANT BI)
Thierno Lo (Coalition ADIANA)
Pr Pape Demba Sy (UDF)
Aliou Dia (DAAN DOOLEYI)
Abdou Fall  (Alternatives citoyennes Andu Nawle)
Me Ousmane Sèye (CPE)
Jean Léopold Gueye (CNNO)
El Hadj Momar Sambe (RTAS)
El hadj Ndiaye Diodio (TSTA)
Ibrahima Badiane (UFN)
El Hadj Hamidou Kassé (Philosophe)
Tidiane Kounta (Economiste)
Demba Dieng (Enseignant à Genève)
Abdoulaye DIENG (Expert culturel)
Soro Diop (Philosophe, journaliste)
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1.Posté par Me François JURAIN le 29/06/2022 12:07
Bel appel, sauf qu'il est un peu conditionné par vos appartenances politiques, ce qui es votre droit, mais je pense qu'il faudrait élargir un peu le débat, et surtout vous départir de vos engagements politiciens.
Car, en fait, la vraie question est: sommes nous, ici, au SENEGAL, encore en démocratie?
- Lorsqu' un Président de la République est élu, c'est à dire qu'il a en charge TOUT un peuple, ceux qui l'ont soutenu, bien sur, mais également ceux qui étaient contre lui, et qu'il cumule les deux fonctions qui par nature sont incompatibles, à savoir Président de la République et Président de son parti politique: Est ce un signe de conformité aux principes démocratiques universels?
- Lorsque ce même Président, s'engage envers son peuple, par un discours-engagement du 03 avril 2012, et qu'au fil du temps, mais très rapidement, il ne respecte aucun de ses engagements, se rendant coupable de ce fait de trahison envers son peuple, est un signe réel de vouloir perpétrer, instaurer et améliorer la démocratie dans son pays?
-Lorsqu'un Président (de l'APR ou de la République, on ne sait plus) déclare publiquement: "je veux réduire l'opposition à sa plus simple expression", est ce la la révélation d'une véritable démocratie, dont les valeurs fondamentales reposent sur le respect que vous devez à tous, y compris (et même surtout) à ceux qui ne pensent pas comme vous?
-Lorsqu'un Président de la République ne trafique jamais une élection -c'est tout à son honneur- mais rend processus électoral tellement opaque, que les résultats électoraux sont forcément biaisé, est ce là le signe d'une véritable démocratie florissante?
- Quand un Président de la république "s'annexe" le système judiciaire, en aféodant quelques magistrats (les plus importants et vous savez de qui je veux parler), au point qu'il en est à décider à la place d’un procureur, transformé en petit laquais, qui l'on poursuit ou pas, qui l'on met en prison ou pas, doit on se réjouir d'être dans cette démocratie là?
- Quand un président de la république modifie soit disant la constitution pour éviter les mandats à répétition, les limitant à deux, et ce d'une manière impérative, venant, dans le moment, en renfort de son ministre de la justice tailleur de constitution en chef, venir dire la main sur le cœur: jamais je ne ferai un troisième mandat, et que depuis des années, il déroule sa feuille de route pour un troisième mandat, voire un quatrième, sommes nous toujours en démocratie?
Alors, je pense que l'exercice est simple: au delà de tout esprit partisan, de toutes appartenance politique ou politicienne, il s'agit simplement de donner de bonnes réponses à de bonnes questions.
Les principes même d'une démocratie sont simples et universels. Il n'y a pas de démocratie à l'occidentale, ou de démocratie à l'Africaine, ou que sais je encore. Il y a la démocratie, qui repose sur des valeurs finalement assez simples, mais intangibles.
Et
force est de constater que, après dix ans d'un exercice du pouvoir sans partage, très objectivement, nous sommes loin du respect de ces principes démocratiques évoqués plus avant.
Lorsque dans un pays, quel qu'il soit, mais nous parlons ici du SENEGAL puisque nous y vivons tous (ou presque), un seul homme réunit dans ses mains tous les pouvoirs, ceux que sa fonction régalienne lui attribue, et c'est normal, je veux parler de l'armée, mais y rajoute la justice, l'anéantissement de l'opposition par des méthodes fallacieuses (mon regard ne se porte pas vers Mrs WADE ou K.SALL, qui ont failli), la presse, qu'il tient en laisse avec un protocole qui tarde à se signer, et pour cause, l'anéantissement de tous les organes de contrôle de l'état: cour des comptes -rapports rendus des années après!- OFNAC: rapports triés, jetés à la poubelle pour ceux concernant l'entourage immédiat du Président, et poursuites immédiates pour ceux de l'opposition!- Renvoi d'une magistrate exceptionnelle, en la personne de Mme KEITA, qui s'occupait de trop près des affaires du Président, de sa famille et de son clan!
Dans une vraie démocratie, un pouvoir ne peut s'exercer que si il y a des contre pouvoirs, sinon, ce n'est plus une démocratie, cela s'appelle une dictature! Nous n'en sommes pas au point de la Corée du Nord, ni même de la CHINE ou de la RUSSIE, mais dès lors que l'on s'engage sur une pente (très) savonneuse, le risque est grand de ne plus pouvoir revenir en arrière.
J'étais en vacance au mois de décembre 2011, dans ce joli coin qu'est le Lac rose, et les conditions climatiques n'étant pas suffisamment géniale pour profiter d'une piscine qui ne demandait (peut être ) que ça, je regardais la télévision. J'ai pu constater tous les "aféodés" de Mr WADE, qui n'ont pas hésité à retourner leur veste quelques mois après, en échange de postes ministériels dès lors que la victoire ne pouvait revenir qu'au camp d'en face, puisque tout l'engagement de son leader reposait, dixit son engagement du 3 avril 2012, envers son peuple, sur "une gouvernance sobre et vertueuse", "une chasse impitoyable à la corruption", interdiction du népotisme (pas un seul membre de ma famille ne fera partie d'un gouvernement tant que je serai Président", ect... inutile de remuer le couteau dans la plaie, et mon objectif n'est certainement pas de mettre quelque interlocuteur que ce soit en difficulté. Je prône le dialogue, certainement pas le rapport de force, ayant une sainte horreur de la violence depuis ma plus tendre enfance.
Comme vous, chaque manifestation qui dégénère m'inquiète, m'alarme, et voire me desespère. Je suis venu vire dans ce pays ou je suis définitivement depuis bientôt huit ans, pour pouvoir jouir des quelques années qu'il me reste à vivre, dans la paix et la sérénité: je commence à me poser certaines questions...
Car vu d'un côté, il est clair que la violence n'est que le résultat des appels des leaders de l'opposition (pas tous, mais de ceux qui crient le plus fort): rendez vous compte, des rebelles de la Casamance sont venus manifester! Que je sache, ces ens là sont des sénégalais, et sauf s'ils sont activement recherchés par la police, auquel cas ils prennent leurs risques, ils ont parfaitement le droit de se joindre à une manifestation pour des idées dont ils se sentent proches!
Comme la ficelle commençait à être "un peu grosse", on remet le couvert: là, il s'agit carrément d'une atteinte à la sureté de l'état: attentat, mission spéciale et je ne sais quoi: attendons d'y voir plus clair, pour l'instant, tout cela parait bien opaque.
J'entend votre point de vue, et je pourrai même y souscrire, si je ne suivais pas depuis dix ans et plus, l'actualité politique sénégalaise, d'une manière totalement objective, puisque n'ayant pas droit de vote, je ne puis évidemment militer pour les uns ou pour les autres (je n'ai d'ailleurs jamais milité ni en FRANCE, et encore moins ici) D'un côté, nous avons un Président qui est sensé représenter l'ordre, de l'autre, des troublions qui sèment le désordre, je n'ai pas besoin de vous préciser de quel côté penche mon cœur et ma raison!
Sauf que, comme dit plus haut, les choses ne se présentent ps d'une manière aussi simpliste que ca!
Dans une vraie démocratie, la manifestation n'aurait pas été interdite, elle aurait été autorisée, et comme c'est le devoir de l'état, elle aurait été encadrée pour éviter touts débordements.
Et pour aller plus loin dans mon raisonnement, si j'avais été le Président de la République, j'aurai surtout laisser manifester, et j'aurai même encouragé une manifestation par jour: au fil du temps, le nombre des manifestants se seraient amoindri, et ce qui m'aurait permit de dire: voyez, après réflexion, les sénégalais ont compris! Mais je ne suis pas Président, et ne le serai jamais (ni ici, ni ailleurs)
Donc, face à un pouvoir totalitaire, qui ne laisse aucun espace de liberté, confisque tous les pouvoirs à son seul profit , traine derrière lui plus de casseroles financières, que ne peuvent en produire une usine de ces ustensiles, que reste il comme moyen d'action?
Nous sommes, et vous vous refusez de le reconnaitre, dans le schéma classique que nous retrouvons dans toutes les dictatures de ce monde: Provocation de la dictature en place, manifestation de l'opposition ou de ce qu'il en reste, répression violente des forces de l'ordre, dont on aura bien pris soin, sentant le sens du vent, d'augmenter les avantages, afin qu'ils aient une motivation supplémentaire pour réprimer plus violemment.
Nous sommes d'accord sur un seul point: je hai la violence et je la fuit!
Mais pour être complètement audible, votre appel ci dessus, que je respecte doit être complété, et il convient de répondre à cette question: Le provocateur des violences a t’il une part de responsabilité dans les violences elles mêmes? (il ne s'agit en rien d'un sujet d'examen du bac philo, mais ça pourrait l'être!)
Donc, voyez vous, le problème est beaucoup plus complexe qu'il n'en a l'air. Certains -pour pas dire tous- des signataires ci dessus, ont certainement participé à la "prise de pouvoir" par le Président actuel, en 2012: peut être ont ils la mémoire courte, et dans ce cas ils ont toute ma compassion, car perdre la mémoire est chose terrible! mais il me semble quand même me souvenir des images qui ont fait le tour du monde, d'un leader enchainé aux grilles du palais (où les manifestations étaient interdites déjà à l'époque!), d'un autre leader qui haranguait les foules et passait outre les interdictions de manifestations, ce qui lui a bien servi puisqu'il a été triomphalement élu comme Président de la République! Tout ne s'est pas exactement passé dans le calme, il me semble, et quelle était la raison exacte de ce vacarme hallucinant à l'époque? La volonté d'un vieux Président de faire un troisième mandat, droit que ne lui donnait pas la constitution....
Je ne sais plus qui a dit: "l'histoire est un éternel recommencement"...En tout cas, en voila un qui est susceptible de mettre tout le monde d'accord!
Donc, en résumé, soit votre propos ci dessus n'est qu'un manifeste partisan, fort respectable en soi, en raison de vos appartenances respectives qui semblent être uniformes, mais alors cela ne peut que s'adresser à "vos troupes",
Soit il s'adresse à l'ensemble du peuple sénégalais, mais alors il est totalement incomplet, et manque d'objectivité, car vous vous attardez sur les effets, et non sur les causes.
Toujours est il qu'une chose nous met d'accord: NON A LA VIOLENCE, et une chose se doit d'être méditée: NON A LA PROVOCATION A LA VIOLENCE!
Me François JURAIN

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