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Algérie : sous le coronavirus, la répression contre le Hirak se poursuit

Mardi 7 Avril 2020

La pandémie de Covid-19 n'empêche pas la justice algérienne de punir militants du "Hirak" et journalistes: une figure de la contestation a écopé lundi d'un an de prison ferme, et d'autres risquent de lourdes peines alors que le mouvement est en suspens. Abdelouahab Fersaoui, président du Rassemblement-Actions-Jeunesse (RAJ), une association citoyenne à la pointe du mouvement ("Hirak") populaire antirégime, a été condamné pour "atteinte à l'intégrité du territoire national".
 
L'universitaire de 39 ans est en détention provisoire à la prison d'El Harrach à Alger depuis son arrestation le 10 octobre, alors qu'il participait à un sit-in de soutien aux détenus d'opinion. En fait, il avait exprimé son opinion et critiqué la répression contre le "Hirak", selon les associations de défense des droits humains.
 
"Le pouvoir profite de la pandémie mondiale pour accentuer la répression, à huis clos, comme il a l'habitude de le faire. Nous allons faire appel" de ce verdict, a déclaré à l'AFP Hakim Addad, membre fondateur du RAJ. (Slate)
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