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Accusations contre Ousmane Sonko : « une affaire privée » OU « un complot lâche, odieux et minable » ourdi au plus haut sommet de l’Etat ? (Déclaration commune MRDS, RND et Yoonu Askan Wi)

Mardi 9 Février 2021

Accusations contre Ousmane Sonko : « une affaire privée » OU « un complot lâche, odieux et minable » ourdi au plus haut sommet de l’Etat ? (Déclaration commune MRDS, RND et Yoonu Askan Wi)
La multiplication des manœuvres intempestives et provocatrices du Président Macky Sall dans tous les domaines de la vie nationale, suscite une indignation et une révolte grandissantes au sein de l’opinion. Qu’il s’agisse de la soudaine relance unilatérale, inexpliquée et contreproductive des opérations militaires en Basse Casamance, ou du bradage léonin  et prédateur des ressources foncières nationales (y compris l’emprise de l’ancien aéroport de Dakar Yoff), ou encore de la gestion dépendante, incompétente et autoritaire de la crise multidimensionnelle consécutive à la pandémie à Coronavirus, tout prouve l’incapacité manifeste de son gouvernement à résoudre les problèmes vitaux du pays et à répondre aux réelles attentes des citoyens.
 
Or, c’est dans ce contexte de crise généralisée, que le Président de la République poursuit obstinément son plan machiavélique de liquidation de l’opposition patriotique et démocratique, par un recours systématique au bâton et/ou à la carotte, à la violence sans restriction (institutionnelle, physique, policière, judiciaire) ainsi qu’à la corruption sous toutes ses formes. Cependant, la dernière provocation contre Ousmane Sonko, président du parti PASTEF, dépasse toutes les bornes tant par sa grossièreté que son cynisme et sa gravité. En effet, le ridicule des accusations brandies n’a d’égal que l’évidente illégalité de la procédure suivie pour convoquer ou interpeler un député, de surcroît en cours de session parlementaire !
 
Aussi, le président de PASTEF est-il dans son droit le plus absolu d’exiger ni plus ni moins que le respect de la loi par la levée préalable de son immunité parlementaire, avant de déférer à quelque convocation que ce soit. Pendant ce temps, les partisans du Prince se pavanent, libres comme le vent, qu’il s’agisse des détourneurs de l’argent public, des trafiquants de drogue et de faux billets ou des corrompus et autres  prédateurs en tous genres.
 
C’est pourquoi nous tenons à dénoncer et à condamner fermement le complot ourdi par la clique au pouvoir, une manœuvre irrémédiablement vouée à l’échec. Tant il est vrai que de tels abus de pouvoir ne sauraient être tolérés par la plupart de nos concitoyens, d’ores et déjà spontanément et massivement mobilisés pour exprimer leur indignation et leur colère face à un procédé inacceptable, tout à la fois arbitraire, brutal et indigne. Et ces gens-là sont prêts à toutes les ignominies, jusqu’à chercher à fabriquer des ‘’preuves’’, jusqu’à exercer un chantage criminel menaçant la vie d’un bébé prématuré de moins de deux mois juste pour forcer sa maman à se dédire ! Il est sûr cependant que, « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs » (Constitution de l'an I de la République française, Article 35).
 
Par conséquent, nous adressons une mise en garde solennelle au Président Macky Sall sur les conséquences incalculables qui pourraient résulter de son entêtement puéril à prétendre réduire à néant les véritables forces de l’alternative patriotique, démocratique et panafricaniste au Sénégal. Nous lançons un appel à tous les patriotes et démocrates du pays, aux forces politiques, sociales et citoyennes à l’unité, à l’organisation, à la mobilisation et à la lutte pour barrer la route aux fossoyeurs de la République, à leur système de dépendance, de pillage et d’injustice, afin de frayer la voie pour un autre Sénégal, dans une Afrique de dignité, libre, unie et prospère : telle est la vision incarnée par Ousmane Sonko, telle est aussi la nôtre.
 
Dakar, le 9 février 2021
 
Mohamed SALL/ MRDS                 Dialo DIOP/ RND               Madieye MBODJ/ YoonuAskan Wi
 
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1.Posté par Me François JURAIN le 11/02/2021 09:34
Désolé Messieurs, mais vous avez tout faux, et ce n'est certainement pas avec de tels raisonnements, que vous aiderez votre idole à se sortir du guêpier, dans lequel il s'est lui même fourré.
Je suis, ceux qui me lisent depuis quelques années déjà ici même peuvent en témoigner, un critique acerbe de Macky SALL. Sa trahison, par rapport à son engagement du 03 Avril 2012 ne passe pas chez moi et ne passera jamais. Les détournements de deniers publics, le népotisme, la mal gouvernance, etc., font que je ne suis pas, je ne serai jamais, un défenseur et un soutien de Macky SALL.
Mais sur ce coup là, désolé de vous le dire, car ce n'est peut-être pas ce que vous aimeriez lire et/ou entendre, le seul fautif, c'est Monsieur Ousmane SONKO lui même.
Déjà, il convient de ne pas "supposer" ou hourdir et crier au complot: vous n'en savez rien à ce stade. Et faisons simplement avec les éléments dont on est sûr, puisque confirmés par SONKO lui-même.
Monsieur SONKO l'a déclaré lui-même, il s'est rendu l'autre soir, à 2 heures, dans un salon de massage où même le plus arriéré des Sénégalais sait ce qu'il s'y passe, parce que, dit-il, il souffrait atrocement du dos.
Première faute: braver l'heure du couvre-feu. Monsieur SONKO, en tant que parlementaire, bénéficie d'un laisser-passer. Mais il ne faudrait pas croire que les laisser-passer peuvent être utilisés comme bon vous semble. Le laisser-passer vous autorise à circuler en dehors des heures de couvre-feu, pour des motifs bien précis et correspondant à votre activité: exemple, le taxi pour ramener des voyageurs ayant atterri à l'aéroport après l'heure du couvre feu, le médecin pour se rendre chez un malade, ou, dans le cas précis de Monsieur SONKO, le député pour se rendre de toute urgence à l'assemblée nationale. Désolé de vous décevoir, mais le cas du député qui a envi de se "vider les couilles" après 1 heure n'est pas prévu, il se trouve déjà donc, en infraction à ce sujet là.
Deuxième faute: Monsieur SONKO souffre d'un mal de dos, et pour qui souffre de ce mal, et j'en sais quelque chose, ces douleurs sont atroces et intenables. On peut s'étonner que Monsieur SONKO, au poste stratégique qu'il occupe, ne soit pas entouré d'un staff médical tel que médecin personnel, et surtout, puisque ce mal de dos ne date pas d'hier, d'un kinésithérapeute, lequel se serait déplacé pour soulager la douleur de Monsieur SONKO, à son domicile, lui aurait prodigué un massage adéquat, et prescrit des anti-inflammatoires puissants. Les médecines douces telles que la médecine chinoise, à laquelle Monsieur SONKO dit avoir eu recours, pourquoi pas? Mais les médecines "très douces" telles que celles pratiquées dans les salons de massage, haut lieu de la prostitution Dakaroise, pas vous, pas ça, Monsieur SONKO! Vous n'êtes pas sans ignorer que vos adversaires vous surveillent, vous traquent, vous guettent, comme vous pouvez le faire de vos adversaires, c'est la règle du jeu et chacun guette le faux pas de l'autre pour l'exploiter à son profit, il n'y a là rien de plus normal. Mais là, quand même, Monsieur SONKO, vous avez agi soit comme un vulgaire débutant, soit comme un homme amoureux à qui une belle a fait perdre la tête: ce qui est pour le moins gênant, pour quelqu'un qui veut se présenter à l'élection suprême, et prétend avoir les capacités pour diriger un pays, quel qu'il soit.
Alors, vous criez au complot!
Je le dis et je le répète, je suis un adversaire acharné de Macky SALL. Mais l'objectivité m'oblige à dire que je constate:
1°) Que ce n'est pas Monsieur Macky SALL qui a lancé une invitation à Monsieur SONKO, de se rendre ce soir là à 22 heures, rejoindre la belle de son choix;
2°) Que Monsieur SONKO ne s'est pas rendu sous escorte armée à ce salon de massage où il est bien placé pour savoir ce qui s'y passe, puisqu'apparemment, il était un habitué des lieux;
3°) Que Monsieur Macky SALL ou l'un de ses obligés n'était pas caché derrière un rideau pour prendre en photo Monsieur SONKO en pleins ébats!
Donc, à ce stade, je ne vois pas sur ce coup là, ce que l'on peut reprocher à Monsieur Macky SALL et au pouvoir qu'il incarne. L'objectivité oblige tout homme sensé à mettre Monsieur Macky SALL hors de cause, même si l'on ne prête qu'aux riches: il ne s'agit pas de faire le procès de Monsieur Macky SALL, certainement pas sur ce coup là en tous cas.
Vous dites "c'est une affaire strictement privée". Je vous répondrai non. Lorsque l'on devient un homme public, vous n'avez plus de vie privée. Vous ne pouvez pas avoir les avantages de la vie publique, quand ca vous arrange, et rejeter les inconvénients, lorsque cela vous dérange. Prenez l'exemple d'un chanteur en vue, n'importe lequel, par exemple Wally SECK: ce Monsieur sait très bien que sa gloire, sa notoriété, l'empêchent d'avoir une vie privée normale: il sait très bien qu'il ne peut pas aller dans n'importe quel restaurant de la ville, avec sa femme, par exemple, sans provoquer une émeute de la part de ses fans! Et je ne parle même pas d'aller dans ce même restaurant avec une amie autre que sa femme! Tous les hommes ou femmes publiques savent cela, et agissent en conséquence. Monsieur SONKO brigue un mandat suprême, il veut, et c'est son droit bien légitime, gouverner le pays et le représenter à la face du monde entier: cela suppose rigueur, tenue, et s'appliquer à soi même les valeurs que l'on veut véhiculer, à savoir le sens de l'honneur, de la bonne éducation, les valeurs que représente la famille, etc. Croyez-vous que ces valeurs soient bien représentées, lorsque Monsieur SONKO se rend en pleine nuit au bordel pour soulager une pulsion pressante? Le dos, c'est derrière, le reste c'est devant: grave erreur de jugement d'anatomie de la part de Monsieur SONKO, une de plus!
Sur la procédure, vous dites qu'elle n'a pas été respectée: désolé de vous contredire, mais la gendarmerie a été dans son rôle, Elle reçoit une plainte, de la part d'une personne qui dit avoir été violée plusieurs fois, et reçu des menaces de mort de la part d'un individu dénommé Ousmane SONKO. La gendarmerie, et il faut lui rendre hommage, ne fait que son travail, et en général, le fait bien: elle convoque Monsieur Ousmane SONKO, lequel a deux possibilités: soit passer outre son immunité parlementaire, et sûr de sa bonne foi, décide de répondre immédiatement et sans délai aux questions de la gendarmerie, en présence de son avocat ou pas, soit dire aux gendarmes: désolé, je suis député, et j'entends bénéficier de mon immunité parlementaire. Mais ce n'est pas aux gendarmes à décider pour Monsieur SONKO: l'eussent-ils fait qu'ils auraient été gravement en tort, et que là, dans ce cas précis, vous auriez pu dénoncer cet acte qui pourrait laisser supposer qu'il y a complot! ce qui n'est pas le cas pour l'instant.
Et que dire de l'un des avocats de Monsieur SONKO qui, hier, déclarait : "le dossier est vide". La stupidité d'une telle déclaration me consterne! un juge d'instruction a été désigné hier par le procureur de la république, comme c'est la procédure. Qu'a fait le juge désigné? Il a tout simplement demandé à son greffier(ère) de prendre une belle chemise cartonnée, de porter le numéro de l'affaire et la date, et marquer dessus, en gros: AFFAIRE: le nom de la plaignante (que j'ai déjà oublié) c/SONKO. Dans ladite chemise figure pour l'instant la désignation du juge d'instruction, le dépôt de plainte de la jeune dame, plaignante, et la demande de levée d'immunité parlementaire de Monsieur SONKO. ET C'EST TOUT! Alors venir dire que le dossier est vide, à ce stade, dire que c'est parler pour ne rien dire n'est pas forcément la chose la plus stupide de la semaine.
La demande de levée d'immunité parlementaire va suivre son cours, ce sera assez longue car il s'agit d'une procédure complexe, mais elle sera levée. Le juge, lui va poursuivre ses investigations, prendre des mesures qu'il juge utiles, des commissions rogatoires. Il entendra la plaignante, pourra faire procéder à des expertises, notamment gynécologiques et recherches d'ADN, qui permettront de conclure-ou pas- si Monsieur SONKO a eu-ou pas- des rapports sexuels avec cette jeune personne, et pas seulement ce soir là. Ces expertises sont imparables, et pour avoir plaidé de nombreux dossiers de viols devant différentes cour d'assises, en FRANCE, je puis affirmer que vouloir contrer une expertise d'ADN est du domaine de l'impossible, tant les résultats sont fiables. Monsieur SONKO, une fois son immunité levée, pourra demander toutes les contre expertises qu'il veut, ses avocats feront toutes les demandes qu'ils jugent utiles ou nécessaires, et gageons que, compte tenu de la personnalité du mis en cause, aucun acte ne leur sera refusé par le juge d'instruction, et l'instruction suivra son cours. Pour atteindre un seul but, la recherche de la vérité. A ce stade, et au jour d'aujourd'hui, nous avons: une présumé victime, qui a déposé plainte pour viols répétés et menace de mort; sa parole est à prendre en considération, mais un dépôt de plainte n'est en rien une accusation formelle; de l'autre côté, un présumé désigné coupable, qui bénéficie de la présomption d'innocence, et dont la parole est à prendre en considération, partant d'une principe que, jusqu'à preuve contraire, la parole de l'une a autant de valeur que la parole de l'autre; les deux versions s'opposant totalement, il y a forcément, entre les deux protagoniste l'un ou l'une qui dit la vérité, et l'un ou l'une qui ment: c'est le travail de la gendarmerie et du juge d'instruction de faire jaillir la vérité sur cette affaire, ce qui, avec les moyens actuels (expertises ADN, analyse des "fadettes" avec les relais des portables, etc.) est sinon relativement facile, en tout cas permet de réunir des preuves indiscutables, pouvant mener tout le monde sur le chemin de la vérité.
Mais cela ne mérite pas que cette jeune femme soit trainée dans la boue, comme certains commencent à le faire, et le fait qu'elle soit obligée comme beaucoup de ses collègues, de se livrer à la prostitution pour faire vivre sa famille devrait en interpeller plus d'un, à commencer par Monsieur SONKO lui-même.
De toutes les façons la vraie vérité jaillira, un jour ou l'autre, car DAKAR a la chance d'avoir de très bons juges, très bien formés, et qui ont la sagesse de s'en tenir au droit, tout le droit, rien que le droit. Ensuite viendra l'examen de personnalité. Mais ensuite.
Donc, du calme, les fauteurs de trouble devront être condamnés, et lourdement pour que les évènements de lundi dernier ne se reproduisent plus, et surtout que Monsieur SONKO prenne conscience, ainsi que tous ses supporters, qu'il est tombé dans un piège qu'il s'est lui même tendu, et il faut vraiment être de mauvaise foi pour mêler Macky SALL à cette affaire, et à ce stade de l'affaire.
Si l'on m'avait dit que je serai un jour contraint de prendre la défense de Macky SALL!!! Mais il faut avoir, lorsque l'on s'autorise à porter un oeil observateur sur la vie publique du pays dans lequel on vit, faire preuve d'impartialité et d'objectivité. Cela s'appelle l'honnêteté intellectuelle, et il serait bon que chacun ne l'oublie pas.
Me François JURAIN

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