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AFD – La face obscure de l’aide française au développement (une enquête Disclose)

Lundi 11 Octobre 2021

Rémy Rioux, directeur général de l'Agence française de développement (AFD)
Rémy Rioux, directeur général de l'Agence française de développement (AFD)
L’Agence française d’aide au développement (AFD) finance à coups de milliards d’euros des projets opaques en Afrique. Pour ne pas avoir à dévoiler ses pratiques, l’organisme s’abrite derrière le secret bancaire.
 
Au Gabon, elle s’affaire à construire un collège. Au Cameroun, elle a réparé un pont. Dans un village malien, elle creuse un puits ; tandis qu’au Niger, elle soutient une campagne contre les violences faites aux femmes. Elle, c’est l’Agence française de développement (AFD).
 
Symbole de la solidarité de la France avec le reste du monde, l’AFD, créée il y a quatre-vingts ans par le général de Gaulle a d’abord été la banque de la Résistance. Aujourd’hui, grâce à un capital de 953 millions d’euros, l’établissement public emprunte des milliards sur les marchés financiers à taux bas, puis les prête à des institutions privées ou publiques dans les pays en développement. Sur les 12 milliards d’euros engagés en 2020, 87 % étaient des prêts. Le reste des fonds est utilisé sous forme de dons, majoritairement alloués à des projets sur le continent africain.
 
Le 17 décembre 2020, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé que « la France [allait] redonner aux pays africains les moyens de venir en aide à leurs populations ». C’est à l’AFD que revient la tâche d’investir des milliards d’euros pour « développer » l’Afrique, dans l’objectif, inscrit dans les missions de l’agence, d’y « améliorer les conditions d’existence des populations ».
 
L’AFD y contribue certainement. Des milliers de projets qu’elle soutient fonctionnent et remplissent leur but : contribuer à lutter contre les inégalités mondiales. Mais l’agence a aussi sa part sombre. Accusations de déplacements forcés, déforestation, soutien à des forces armées accusées d’exactions, opacité des données, dialogue social dégradé… L’enquête de Disclose et Mediapart dévoile une face méconnue de la politique de développement vantée par la France.
Le 17 décembre 2020, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé que « la France [allait] redonner aux pays africains les moyens de venir en aide à leurs populations ».
 
C’est à l’AFD que revient la tâche d’investir des milliards d’euros pour « développer » l’Afrique, dans l’objectif, inscrit dans les missions de l’agence, d’y « améliorer les conditions d’existence des populations ».
 
L’AFD y contribue certainement. Des milliers de projets qu’elle soutien fonctionnent et remplissent leur but : contribuer à lutter contre les inégalités mondiales. Mais l’agence a aussi sa part sombre. Accusations de déplacements forcés, déforestation, soutien à des forces armées accusées d’exactions, opacité des données, dialogue social dégradé… L’enquête de Disclose et Mediapart dévoile une face méconnue de la politique de développement vantée par la France.
 
LES ENTREPRISES FRANÇAISES RAFLENT LA MISE
 
Nous avons passé au crible le registre des marchés publics de l’Union européenne. Il nous a permis d’analyser 209 appels d’offres que l’AFD a passés entre 2015 et 2019, pour un total de 249 millions d’euros. L’écrasante majorité des fonds ont été débloqués dans les principaux pays africains de la zone d’influence française. A l’instar du Gabon, du Sénégal, du Cameroun ou de la Côte d’Ivoire.
 
LIRE LA SUITE SUR :
https://disclose.ngo/fr/article/face-obscure-de-laide-francaise-au-developpement-en-afrique
 
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