Un homme de 54 ans, ancien colistier d’un candidat du Rassemblement national (RN) aux élections municipales, a été mis en examen et placé en détention provisoire samedi pour le meurtre présumé de son ex-compagne à Bollène, dans le Vaucluse, a rapporté ce dimanche le quotidien français Libération, citant le parquet d’Avignon.
Le suspect, également ancien légionnaire, a été mis en examen pour « meurtre » ainsi que pour « détention d’armes de catégorie B et de catégorie C », selon Jean-François Mayet, procureur adjoint de la République.
Le corps de la victime a été découvert jeudi soir à son domicile par les gendarmes, alertés par une connaissance qui s’inquiétait de son absence.
La victime « présentait de nombreuses blessures au niveau du crâne », dont certaines « supposaient l’emploi d’un objet tranchant », a précisé le magistrat.
Le suspect a été interpellé dans la soirée à son domicile, où il se trouvait avec les deux enfants de l’ancien couple. Selon Libération, qui cite le quotidien régional La Provence, l’homme figurait sur la liste du candidat RN Franck Marest lors des dernières élections municipales.
Le quinquagénaire avait déjà été placé en garde à vue en juin pour des violences présumées contre son ex-compagne, commises au moment de leur séparation. Placé sous contrôle judiciaire, il devait comparaître en novembre devant le tribunal correctionnel de Carpentras.
La victime bénéficiait depuis la fin juin d’un « téléphone grave danger » attribué par le parquet de Carpentras ainsi que d’une ordonnance de protection délivrée par le juge aux affaires familiales.
« Depuis les faits du mois de juin, aucun autre fait de violence n’avait été signalé, ni même dénoncé par la victime », a indiqué le parquet.
Les deux enfants du couple, originaire de Tchéquie, ont été pris en charge par le centre hospitalier d’Avignon avant d’être confiés à l’Aide sociale à l’enfance.
L’enquête, initialement menée par le parquet de Carpentras, a été transférée à celui d’Avignon et se poursuit sous l’autorité d’un juge d’instruction, poursuit le quotidien.
En France, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2024, contre 96 en 2023, soit une hausse de 11 %, selon les données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes citées par Libération. [AA]






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