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Wall Street dans le vert après l'emploi américain

Vendredi 5 Janvier 2024

La Bourse de New York saluait en hausse vendredi de solides chiffres de l'emploi américain, qui, s'ils font craindre un maintien des taux élevés plus longtemps, semblent valider le scénario d'un atterrissage en douceur de l'économie.

 

L'indice Dow Jones avançait de 0,34%, le Nasdaq, à dominante technologique, gagnait 0,60%, et le S&P 500 +0,56%, vers 15H15 GMT.

 

La veille, les indices avaient terminé sur une note mitigée un médiocre début de semaine. L'indice Dow Jones avait grappillé 0,03% à 37.440,34 points, le Nasdaq avait cédé 0,56% à 14.510,30 points et le S&P 500 avait reculé de 0,34% à 4.688,68 points.

 

Le rendement sur les bons à dix ans a grimpé à 4,08%, au plus haut depuis trois semaines, juste après l'annonce que l'économie américaine a créé 216.000 emplois en décembre, bien plus qu'attendu.

Le taux obligataires est ensuite redescendu à 3,97%.

 

Cette accélération des embauches en décembre est nettement supérieure aux 162.000 prévues par le consensus de Briefing.com.
 

Le taux de chômage est resté stable à 3,7%, proche d'un niveau historiquement bas.

 

Des révisions à la baisse substantielles pour les embauches des mois précédents "atténuent quelque peu le chiffre global", a toutefois souligné Ben Ayers, économiste en chef de NationWide.

 

Mais pour Peter Cardillo de Spartan Capital, "le fait qu'on voit la hausse des salaires horaires grimper de 4% annuels à 4,1% est susceptible d'exercer une pression à la hausse sur le marché obligataire".

 

"Ces données aujourd'hui repoussent une baisse anticipée des taux d'intérêt" par la Réserve Fédérale, assure l'analyste de Spartan Capital. Le marché jusqu'ici tablait sur une première baisse des taux dès mars.

 

Pour M. Cardillo, "les rendements obligataires vont probablement se réajuster en conséquence et on pourrait assister à de nouvelles pressions sur le marché boursier", a-t-il expliqué.

 

Après une première réaction de nervosité à la baisse avant l'ouverture, les marchés se sont installés légèrement dans le vert. Le dollar s'est stabilisé après un bref mais vif sursaut.

 

Car ce rapport sur l'emploi "renforce aussi les chances d'un atterrissage en douceur", dans une économie où l'inflation recule sous l'effet d'un resserrement de la politique monétaire sans toutefois provoquer récession et chômage.

 

En 2023, le marché du travail aux Etats-Unis aura nettement ralenti, l'économie ayant créé en moyenne 225.000 emplois par mois, loin de la moyenne inédite de 399.000 par mois observée en 2022.

 

A la veille d'une année électorale, cela reste le plus fort gain d'emplois annuels depuis 2015, en dehors des perturbations pandémiques de 2020 à 2022, a souligné Gregory Daco, économiste pour Ernst and Young.

 

A la cote, les grands titres du Nasdaq repartaient dans le vert ou se stabilisaient après une mauvaise semaine: Apple grappillait 0,05% après avoir perdu 1,27% la veille, à la suite de dégradations de notes par des analystes.

 

Vers 15H00 GMT, Meta gagnait 1%, Amazon 1,24%.

 

Au sein du Dow Jones, hormis le géant de l'assurance santé UnitedHealth qui perdait 1,24%, une majorité des 30 titres vedettes étaient largement en territoire positif. Boeing gagnait 1,54%, Home Depot 1,40%, Caterpillar 1,35%.

 

Les indices new-yorkais se préparaient toutefois à clore la semaine sur une perte, la première en neuf semaines, après une fin d'année 2023 sur les chapeaux de roues.

 

Les titres du fabricant d'appareils de fitness connectés Peloton continuaient de connaître un franc succès avec son idée de partenariat avec TikTok pour lancer des plateformes video d'exercices. Le titre s'envolait de plus de 15% à 7,11 dollars après avoir affiché une hausse du même ordre la veille. [AFP]

 
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