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« Vont-ils franchir le Rubicon ce 17 avril 2023 ? »

Lundi 17 Avril 2023

Mody NIANG, essayiste et chroniqueur
Mody NIANG, essayiste et chroniqueur

Dans cette première quinzaine du Mois d’avril 2023, trois événements marquent le devant de l’actualité dans notre pays, notre pauvre pays très tendu depuis que ce président-politicien pur et dur est à sa tête. Il s’agit de : l’inscription sur les listes électorales, cette visite-surprise d’Idrissa Seck chez Ousmane Sonko et, naturellement, cet appel de Mame Mbaye Niang et de son procureur, dont l’audience a été fixée avec une célérité qui en a surpris et inquiété plus d’un, seulement deux semaines après la décision prise en première instance, le 30 mars 2023.

Chape de plomb sur la révision des listes électorales

Le président-politicien et son ministre de l’Intérieur ont enfermé l’inscription sur les listes électorales dans un petit mois, du 6 avril au 6 mai, au 2 mai d’ailleurs, les quatre jours restants étant réservés, je crois, aux éventuels contentieux. Si on enlève de ce mois les dimanches et autres jours fériés, il ne reste pas grand-chose aux primo-votants pour se faire inscrire, en tout cas en grand nombre. Ils ont aussi réduit au minimum, avec leurs préfets et sous-préfets, le nombre des commissions d’inscriptions. Ainsi, il n’a été prévu que quatre petites commissions pour Touba, considérée pourtant comme la ville la plus peuplée après la capitale nationale[[1]]url:#_ftn1 . Kaolack, grande ville du centre du pays n’a eu droit, elle aussi, qu’à une seule commission. Du moins, d’après les informations qui me sont parvenues de la ville dite de Mbossé.
 
Nos nombreux compatriotes de la diaspora sont confrontés, et à dessein, aux même difficultés. Les consulats de Paris, de Milan et d’autres villes d’Europe et du reste du monde auraient mis tout en œuvre pour faire le jeu du président-politicien et de son ministre de l’Intérieur qui lui convient parfaitement. Ici, comme à Touba, leur défaite cuisante est assurée. Ils ont malheureusement (pour eux) constaté, malgré les difficultés créées çà et là, un rush inhabituel, surtout de jeunes compatriotes vers les commissions d’inscriptions, déterminés vraiment à se faire inscrire, quitte à passer la nuit devant les lieux où sont implantées ces commissions, ou à s’y rendre dès l’aube, après le xëdd. Ce rush les a naturellement effrayés et ils mettent tout en œuvre pour en limiter les conséquences, c’est-à-dire, une inscription massive de primo-votants qui ne leur laisseraient aucune chance le 25 février 2024. C’est peut-être pour les divertir et les détourner un moment des commissions d’inscriptions, que la visite-surprise matinale de Ndaamal Kajoora eu lieu.
 
La diversion SECK

Idrissa Seck chez Ousmane Sonko à l’aube et où il aurait prié ! C’est effectivement l’information qui a circulé et a fait la « Une » des journaux, le lendemain de la visite de ce 27 mars  2023. Information qui en a surpris et étonné plus d’un. Plus d’un qui se sont posé la question de savoir si l’information était avérée et si oui, quels pouvaient être les motifs de cette visité-surprise dont ont débattu le soir, nombre de radios et de télévisions. Des patriotes et sympathisants de Pastef  se sont posé la même question et des observateurs avertis avaient peur que cette affaire ne les divertisse un moment et les éloigne des commissions d’inscriptions. Ce qui pouvait bien être un des objectifs de la fameuse visite. Les supposées propositions que mburu aurait faites à Ousmane Sonko commençaient à faire jaser.
 
C’était pour rassurer en particulier les jeunes patriotes et leur éviter de tomber dans toute manipulation, que j’ai fait publier une vidéo dès le lendemain, et de ma propre initiative. Je tenais à leur faire comprendre qu’Ousmane Sonko n’était quand même pas né de la dernière pluie et qu’il connaissait bien Idrissa Seck. Qui ne le connaît pas d’ailleurs dans ce pays, avec ses tortuosités et les nombreux scandales qu’il traîne ? Oui, les graves scandales qu’il traîne et, en particulier, sa gestion des fonds politiques de celui qui fut son « père » et ce fameux « Protocole de Reubeusse », qui laisse malheureusement nos compatriotes indifférents. Oui, ce très grave « Protocole de Reubeusse » qui est une réalité et pourrait entraîner de lourds déboires juridiques pour les deux acolytes, si nous vivions dans un pays de droit, donc dans une vraie démocratie[[2]]url:#_ftn2 .
 
Ses inconditionnels ont l’habitude de me couvrir d’injures des plus indécentes, chaque fois que j’aborde ces scandales dans mes écrits comme dans mes interventions devant des micros de radios ou sur des plateaux de télévisions. Je les renvoie, eux et tous ceux qui doutent encore de l’existence de ce scandaleux « Protocole », à ma contribution publiée notamment le 10 à L’Exclusif, les 10 et 11 janvier 2020 à WalfQuotidien, ainsi qu’à de nombreux sites. Elle avait pour titre « ‘’Protocole de Reubeusse’’ : nous sommes tous coupables ». Je lance un défi à tous ces inconditionnels : qu’ils m’opposent, au lieu d’injures, un seul argument qui remette en cause les preuves irréfutables que j’ai développées dans cette contribution ! Ou encore, que leur leader me traîne devant les tribunaux ! Je ne suis qu’un modeste membre de la famille de Kër Kumba amulndey et une certaine justice ne me pardonnerait rien.
 
Ousmane Sonko n’est donc pas prêt à se laisser manipule par un tel individu, qui valse entre mburu, mburuaksoow et mburu, tout dépendant des circonstances et de ces intérêts du moment.
 
Je ne vois donc pas Ousmane Sonko s’entendre sur quoi que ce soit avec cet homme, surtout pas sur un hypothétique tête-à-tête avec le président-politicien. Tout, tout oppose les deux hommes qui n’ont vraiment rien à se dire. Ousmane Sonko en particulier, a d’autres préoccupations. Je rassure donc les jeunes patriotes et sympathisants de Pastef  et leur conseille de continuer leur rush vers les commissions d’inscriptions, tout en gardant à l’esprit cette fameuse audience du 17 avril 2023.
 
Mame Mbaye Niang, un instrument

Cette audience, fixée en fast-track à cette date, soulève énormément de questions. Après l’audience du 30 mars 2023, ce Mame Mbaye Niang avait remercié la justice d’avoir « lavé son honneur », de l’avoir « blanchi », ce qui était l’objet déclaré de sa plainte-bidon. Le lendemain, à la surprise générale, il annonce en conférence de presse qu’il a interjeté appel, avec son procureur, du jugement en première instance. Ce même procureur qui s’était empressé de corser le dossier contre Ousmane Sonko, en y ajoutant deux délits supposés : injures publiques et faux et usage de faux en écriture. Si je ne craignais pas qu’il m’envoie rapidement la DIC, je lui poserais, en profane, cette question : « De quoi je me mêle, dans cette affaire privée qui oppose deux citoyens devant être traités d’égal à égal devant la justice ? »
 
Pour revenir à l’incohérence de l’instrument Mame Mbaye Niang il en est réellement un , il s’empresse d’annoncer une seconde mi-temps et invite Ousmane Sonko à ne pas jubiler, son éligibilité n’étant point encore garantie. Donc, son honneur, si jamais il en a, n’était pas en jeu mais plutôt l’éligibilité d’Ousmane Sonko, que lui-même et ses éventuels commanditaires ne peuvent pas supporter. Il faudrait donc s’attendre à tout, y compris au pire que tout le monde craint, avec cette audience éclair du 17 avril 2023. Il serait, en effet, incompréhensible et insupportable pour tous ceux qui s’attachent à une justice indépendante, que le président de Pastef soit condamné, à l’issue de audience, à une peine qui l’élimine de l’élection présidentielle du 25 février 2024. Ce serait vraiment trop, trop facile. Le condamner sur la base d’un lapsus, alors que le plaignant a fait la sourde oreille devant des accusations beaucoup plus graves ! Le condamner sur la base de ce lapsus, alors que pratiquement, tout le monde sait désormais que ce rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) existe bel et bien, à commencer par lui-même et le Ministre de l’Économie et des Finances de l’époque ! Lui-même a fait plus que le reconnaître : il a déclaré publiquement qu’il « (a) exigé que le rapport soit publié ». Sans compter le livre de Birahim Seck qui l’accable et une sortie de Clédor Sène qui n’arrange rien, ni pour lui ni pour ses protecteurs. Je n’oublie pas cette autre sortie d’un compatriote dont je ne connais pas le nom et qu’une vidéo nous a présenté à côté de Yankhoba Diattara alors de l’opposition, de son camarade Papa Malick Ndour et Après Yankhoba Diattara, l’inconnu l’accusait gravement d’avoir soustrait du budget du PRODAC dix milliards au bénéfice de la Fondation « Servir le Sénégal » de la première grande dame. C’est pourquoi d’ailleurs, ajoutait-il, il les tient et les fait chanter, d’où son impunité.
 
Ce n’est pas tout : on se souvient aussi des révélations fracassantes de Cheikh Yérim Seck – toujours lui–,qui racontait qu’il tenait d’un ministre qui sortait d’un conseil des ministres, l’information que les jours de Mame Mbaye étaient comptés dans le gouvernement. Pourquoi ? Parce que, disait-il, ce jour-là, le président-politicien ne l’a pas raté. Il l’interrogeait sur un dossier, celui du PRODAC et lui posait des questions page après page. Et chaque fois que Mame Mbaye répondait, il rejetait  sans état d’âme la réponse comme fausse.

Ousmane Sonko, la cible

Le président ne l’a pas raté ce jour-là mais ne l’a pas tout de suite renvoyé du gouvernement. Il le fera à quelques mois de l’élection présidentielle de février 2019, ne pouvant s’accommoder d’un ministre qui traîne une casserole aussi lourde. Donc, l’instrument Mame Mbaye Niang et ses éventuels commanditaires ferment les yeux et se bouchent les oreilles sur tout ce beau monde, pour ne s’en prendre qu’à un Ousmane Sonko, leur cible privilégiée, sur la base d’un simple lapsus.
 
Il convient de rappeler, enfin, que l’OFNAC a été saisi du même dossier et avait commencé à mener des enquêtes. Des enquêtes qui découvraient au fur et à mesure des choses peu recommandables, mais qui seraient tout d’un coup arrêtées net, pour des raisons sur lesquelles je ne m’étendrai naturellement pas ici moi, modeste membre de la famille de Kumbaamulndey.
 
Donc, on veut nous condamner aussi facilement Ousmane Sonko à une peine qui l’éliminerait, et faire table rase de ce que les 49 milliards du PRODAC sont devenus. Oui, 49 milliards au lieu de 29 ou de 36 parce que c’est le président-politicien lui-même qui nous apprend, dans son message à la Nation le 31 décembre 2015, ce qui suit : « Parallèlement, la mise en œuvre du Programme des Domaines agricoles communautaires (PRODAC) se poursuit. Les DAC de Séfa, Itato, Keur Samba Kane et Keur Momar Sarr, mobilisent déjà 177 Groupements de producteurs ; 2.555 hectares sont mis en valeur et plus de 7000 emplois créés.
Pour 2016, 20 milliards additionnels seront investis dans le PRODAC. »
 
Je n’ai rien inventé, j’ai cité fidèlement, sans y ajouter ou en retrancher une seule virgule. Vingt milliards additionnels !Oui, nous aurions préféré, à la place de cette plainte-bidon, qu’on nous éclaire sur ce que sont devenus les 49 milliards du PRODAC et son objectif de création de 300.000 emplois. Nous avons droit à cet éclairage, droit que nous reconnaissent la Constitution et la Loi 2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code transparence dans la gestion des finances publiques.
 
La responsabilité du juge

Donc, le juge va-t-il ignorer toutes ces réalités, franchir le Rubicon et nous entraîner dans l’aventure en condamnant le président Ousmane Sonko à une peine qui l’élimine de l’importante élection du 25 février 2024 ? Le président de Pastef n’est quand même pas n’importe qui. Il draine derrière lui des centaines de milliers, peut-être des millions de compatriotes qui croient fermement en son projet.
 
Si on organisait aujourd’hui au Sénégal une sorte de référendum d’initiative partagée (RIP) avec comme question, « Seriez-vous d’accord avec une éventuelle/probable élimination de Monsieur Ousmane Sonko de l’élection présidentielle du 25 février 2024 ? », la réponse serait majoritairement, très majoritairement négative. Il n’y a aucun doute à cela. Répondrait oui une minorité de Sénégalais qu’on trouverait parmi ceux et celles qui jouissent du pouvoir marron beige et d’autres qui, même hors de la coalition gouvernementale, craignent pour leurs positions du moment, parce qu’ayant une peur dunjub, c’est-à-dire de la voie droite et transparente. S’y ajouterait une toute, toute minorité de compatriotes qui nourrissent une haine sourde contre Ousmane Sonko et son projet. Je pourrais en citer une bonne dizaine, qui ont du mal à cacher leur haine.
 
Les juges qui rendent la justice pour nous peuple et non pour faire plaisir à Massamba ou à Mademba, ne devraient donc pas ignorer royalement l’opinion du grand nombre et nous entraîner, par une certaine décision dont nul ne peut prévoir les conséquence sur la paix et la stabilité, dont notre pauvre pays a pourtant tant besoin, surtout par les temps qui courent.
Yal na ko fi Boroom bi def, te saxal ko fi ! Aaaaamiiiin !
Dakar, le 16 avril 2023
Mody Niang, de Kër Kumba amulndey
NOTA : Les intertitres sont de la rédaction
 
[1] Il faut le minimum d’inscrits dans la ville sainte où Bennoo Bokk Yaakaar avec son candidat, et qui qu’il soit, sont sûrs d’être laminés le 25 février 2024.
 
[2] Le montant du « butin » qui les oppose serait au moins de 70 milliards. Samuel Sarr qui l’en a accusé publiquement, estime le montant à 74 milliards. C’était dans un entretien exclusif avec le quotidien Libération, le 25 juin 2016.
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1.Posté par Me François JURAIN le 17/04/2023 11:23
VONT ILS FRANCHIR LE RUBICON? à cette question judicieuse, posée par Mody NIAANG, malheureusement, à l'heure où j'écris ces lignes, soit le 17 avril 2023 à 09h33(TU), ma réponse et ma conviction personnelle est:OUI.
Je pense même que Ousmane SONKO dormira ce soir en prison, par suite du mandat de dépôt qui sera délivré à la barre, comme l'avait demandé le Procureur, dans ses réquisitions, sur ordre de Macky SALL, puisque l'on sait maintenant, et de constatations sures, qu'une partie des parquetiers sont "aux ordres".
Alors, question subsidiaire, ce procès est il un déni de justice? Là encore, ma réponse et OUI.
Pourquoi?
Reprenons les faits:
le 11 juin 2018, un site d'actualités, DAKAR ACTU, publiait en ces termes, littéralement reproduits ici:
"Nos confrères de Dakaractu ont rattrapé au vol le lièvre soulevé, il y a quelques jours, par nos confrères de Libération. En clair, Dakaractu a pu se procurer le rapport qui défraie la chronique, portant sur la rondelette somme de 29.600.536.000 F Cfa Ttc, qui serait à l’origine de la démission spectaculaire de Mame Mbaye Niang.
La responsabilité de celui qui était ministre de tutelle au moment des faits est-elle engagée dans la chaîne qui semble lier, par les mêmes soupçons de surfacturation, le PRODAC, alors managé par Jean Pierre Senghor à sa supposée complice, l’entreprise israélienne Green 2000 ? Jugez-en par vous-même ! " (suit l'intégralité dudit rapport)
Car, quelques jours avant le 11 juin 2018, un quotidien de la place avait "soulevé le lièvre", et informé la population sur des malversations financières "supposées", dans le cadre du PRODAC, pointant fortement du doigt le ministre Mame M'baye NIANG, compétent en rien et arrogant en tout, s'appuyant sur un rapport, dont on nie l'existence mais qui a bel et bien existé, contrairement à ce que prétend ledit ministre et sa cohorte d'avocats peu scrupuleux.
A ce stade, on peut faire les constatations suivantes:
-Ce ministre ment -donc est un menteur- lorsqu'il prétend qu'il n'y a jamais eu de rapport.
-Ce rapport pointe du doigt la responsabilité de ce ministre, met ne fait de lui qu'un présumé coupable: comme tout un chacun, il bénéficie de la présomption d'innocence.
Suite à cette publication, ce ministre, plus connu pour son arrogance que par son courage, s'affole littéralement, et va, séance tenante, au pied de l'avion et à une heure indue de la nuit, cueillir son patron, pour lui présenter sa fausse vraie démission. On connait la suite politique, la démission sera refusée, ce ministre sera confirmé dans ses fonctions, puis passera "ministre conseiller (en quoi, nul ne sait, vu que nul ne connait les compétences de cet arrogant ministre).
A ce stade, que constatons nous: Que Mame M'BAYE NIANG, n'a jamais déposé plainte contre les publications dudit rapport. Au lieu de cela, il a choisie une voie plus "détournée," vraisemblablement indiquée et imposée par son patron, moins risquée, de faire disparaitre le rapport. De quelle manière? Et bien, si l'on s'en tient aux déclarations précédentes, de son patron, qui s'est octroyé un droit qui pourtant lui est interdit (encore un!), à savoir, avec l'aide d'un procureur félon de l'époque, trier les dossiers, et mettre sous son coude ceux qui concerne sa famille, son clan, et son troupeau de moutons bêlants.
Donc, dès lors, ce rapport, qui a belle et bien existé, n'existe plus, de par la eule "volonté du prince!"
Pour rappel, le SENEGAL est un pays qui revendique la "démocratie"!!!
Parallèlement, plainte est déposée à l'OFNAC, qui instruit le dossier, sur la base du fameux rapport devenu "fantôme", et transmet le dossier au Procureur félon de 'époque: dossier évidemment bloqué, et rejoint les autres sous le coude.
A ce stade, nous ne nous prononcerons pas sur les agissements du "patron", puisqu'il jouit d'une immunité pendant toute la dirée de ses mandats, y compris même de celui qui pourrait être illégal et illicite. Mais on peut se poser plusieurs questions:
Si l'on peut reprocher à O.SONKO, d'avoir traité (je cite de mémoire) l'arrogant ministre de "voleur", SONKO ne respecte pas la présomption d'innocence auquel tout le monde à droit: en cela, il est en tort.
Mais le ministre est un menteur, lorsqu'il dit que ce rapport n'existe pas, car au lieu de dire: "n'existe pas", il eu fallut dire "n'existe plus".
Dès lors qu'il y a eu plainte déposée, dossier de l'OFNAC déposé, et transmission par l'OFNAC de son dossier, basé sur le fameux rapport mis sous le coude présidentiel, que peuvent faire les juges? LES VRAIS, ceux qui respectent leur fonction, et qui se respectent eux mêmes, et ils sont très nombreux, heureusement au SENEGAL:
- Sursoir à statuer, en attendant de régler les choses dans l'ordre, c'est à dire: ordonner la transmission par le procureur du dossier de l'OFNAC, afin d'instruire et juger cette affaire PRODAC.
De cette instruction, et du jugement qui en découlera, peut être que le présumé coupable sera innocenté (on ne parle pas ici d'honneur lavée, les tribunaux ne sont pas des machines à laver, d'une part, et d'autre part, pour pouvoir laver son honneur, encore faut il justifier, par ses actes et son comportement, que l'on est un homme d'honneur, ce qui, dans ce cas d'espèces, n'est encore pas démontré)
Ensuite, et seulement ensuite, lorsque le dossier PRODAC aura été jugé et que touts les voies de recours épuisées, on pourra savoir si, réellement, le présumé coupable est vraiment coupable, ou pas.
Si il n'est pas coupable, et bien il sera relaxé, si il est coupable, et bien il sera condamné.
Si il est relaxé, c'est à dire innocenté, alors seulement jes juges pourront condamner Monsieur SONKO pour diffamation, puisqu'il ura nommément désigné une personne déclarée honnête, comme un "voleur". C'est une insulte. En doit pénal, on appelle cela "injure publique".
Par contre, s'il est condamné, les jugements étant publics, Monsieur SONKO est tout à fait dans son droit de désigner une personne condamnée de "VOLEUR", puisqu'il n'aura fait que reprendre les termes d'un jugement qui serait prononcé par les différentes juridictions concernées.
PROBLEME: le rapport a disparu, et le dossier est sous le coude d'un Président qui ssemble s'inspirer beaucoup des méthodes de gouvernances de son homologue moscovite.
Dans ce cas, puisque les preuves dont tout le monde à l'existence, mais que tout le monde a également la preuve que ce dossier a disparu, n'importe quel juge digne de ce nom ne peut que prononcer la relaxe, faute d'éléments à charge et à décharge.
Ce qui laissera tout le monde sur sa faim, puisque nous ne saurons jamais si ce ministre a réellement volé, puisqu'à jamais, il restera un "présumé innocent", et qu'il faut respecter sa présomption d'innocence, et que l'accusateur, par contre, se voit accusé lui même, toutes les preuves à l'appui, que ce rapport, contrairement à ses affirmations, a bel et bien existé, puisqu'il a même été publié dans les presses de l'époque, sans susciter, de la part du "présumé innocent", la moindre saisine de la justice afin de "laver son honneur".
Voilà comment les choses e passent, lorsque la justice est rendue "au nom du peuple sénégalais".
Sauf que, dans ce cas d'espèce, la justice malheureusement, n'est pas rendue "au nom du puple sénégalais", dans le climat de sérénité et de calme que requiert cette (noble) mission que de rendre la justice, mais que certains parquetiers (pas tous, heureusement) se sont mis non pas au service du peuple, dont c'est leur mission essentielle, mais au service d'un homme qui entend bien commettre, avec leur aide et sous un climat de terreur bien comprise, ses forfaitures et ses exactions, quoi qu'il en coute.
Le but de ce procès n'est pas de rendre la justice, mais d'éliminer un concurrent pour la prochaine élection Présidentielle de 2024, c'est clair, net et précis.
Donc ce procès d'après le faucon en chef du Palais, le ministre de la justice lui même, est l'occasion rêvée pour se débarrasser dudit candidat. Mais pour s'en débarrasser, il faut bien évidemment le priver de ses droits civiques, et l'empêcher de se présenter à cette élection, mais également l'empêcher de "nuire", c'est à dire l'empêcher de parler. Donc, seule solution: le condamner, comme requis, à deux ans de prison ferme, mais en plus, lui décerner un mandat de dépôt à la barre, et bien sur assécher ses comptes en banque.
La conséquence d'une telle décision, sera, bien sur des émeutes mais celles ci seront durement réprimées, y compris dans le sang, quelques morts devraient également calmer les ardeurs de certains, et n'oublions pas que nous sommes à quelques jours de la TABASCHKI, ce qui veut dire que, dès la semaine prochaine, les choses seront rentrées dans l'ordre, et le candidat le plus dangereux sera définitivement éliminé. Cela suffira t-il pour que Macky SALL soit élu pour un troisième mandat auquel il n'a pas droit, car interdit par la constitution? pas sur, mais ne soyons pas devins.
Qui a dit que le SENEGAL n'est pas un état de droit? Une vraie démocratie! et enfin, ce qui plait à bon nombre de sénégalais: FORCE DOIT RESTER A LA LOI!
Me François JURAIN

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