Marcelo Bielsa, le sélectionneur de l'Uruguay, n'a évidemment pas aimé la nouvelle contre-performance de ses hommes contre l'Iran (2-2). Voilà la Celeste en fâcheuse posture avant de défier l'Espagne...
Mais que se passe-t-il chez la Celeste ? Demi-finaliste en 2010, 8e de finaliste en 2014 et sortie en quarts de finale par les Bleus de Didier Deschamps en 2018, elle rate son début de Coupe du monde 2026 et risque de ne pas sortir des poules comme en 2022. La possibilité de rester à quai est substantielle puisque l'Uruguay a été incapable de battre les 2 équipes supposément plus faibles du groupe H et se retrouve en difficulté.
« Les erreurs tactiques d'une équipe sont toujours de la responsabilité du sélectionneur »
Tenue d'abord en échec par l'Arabie saoudite (1-1), l'équipe dirigée par Marcelo Bielsa n'a pas mis les ingrédients suffisants pour prendre le meilleur sur de vaillants Capverdiens (2-2). Surpris sur un splendide coup franc des Requins bleus, les Sud-Américains sont passés devant juste avant la mi-temps. L'impassable Vozinha, héroïque contre l'Espagne (0-0), était doublement tombé et le plus dur semblait avoir été réalisé. Mais le Cap-Vert a recollé en seconde période et accroché le point du nul.
Le sélectionneur uruguayen a évidemment assumé cette nouvelle contre-performance. Mais il ne s'est pas gêné pour critiquer ses joueurs et dire qu'il n'avait pas du tout aimé.
« Le facteur déterminant du résultat a été que nous avons cédé l'avantage à un moment donné où il aurait été judicieux de maintenir la pression sur l'adversaire. (...) Les erreurs tactiques d'une équipe sont toujours de la responsabilité du sélectionneur ou de l'entraîneur », a-t-il glissé dans une forme de mea-culpa.
« L'équipe était très désorganisée »
« Vous me demandez ensuite comment les corriger : il n'y a pas de solution miracle. Ce sont des situations qui arrivent au football, mais elles sont rares, et nous l'avons manifestement payé très cher », a regretté l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille qui a aussi taclé ses ouailles.
« L'équipe était très désorganisée. Nous attaquions en prenant le risque qu'ils marquent en fin de match. Nous aurions pu gagner, mais nous aurions aussi pu perdre. Il ne fait aucun doute que l'Uruguay a une meilleure équipe que le Cap-Vert, mais il faut le démontrer. »
« Un défi titanesque » contre l'Espagne
Il va maintenant falloir aller chercher la qualification pour les 16es de finale contre l'Espagne, samedi (2h00). L'un des grands favoris au titre suprême, rien que ça. Pas une sinécure évidemment et El Loco le sait mieux que quiconque.
« Nous avons le devoir de battre l'Espagne. C'est un défi titanesque pour nous tous », a reconnu Bielsa qui adore relever les challenges. Celui-là est costaud et magnifique. [Media365]







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