L’ONU a nommé un coordonnateur résident intérimaire au Burkina Faso, en la personne du Béninois Maurice Azonnankpo, prenant ainsi acte de la décision de la junte de déclarer « persona non grata » la précédente titulaire du poste accusée de véhiculer des « informations mensongères », a indiqué ce 26 août 2025 le ministère burkinabè des Affaires étrangères.
La semaine dernière, le régime du capitaine Ibrahim Traoré a déclaré « persona non grata » la coordonnatrice résidente de l’ONU, la Mauricienne Carol Flore-Smereczniak. La junte l’accuse d’avoir véhiculé dans un rapport « des informations graves et mensongères » attribuant à l’armée des « violations contre des enfants » au Burkina Faso.
Maurice Azonnankpo est le représentant du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) au Burkina Faso. Son « expérience » et sa « connaissance du contexte burkinabè constituent des atouts indéniables pour assurer une continuité sans interruption de la coopération », ajoute le ministère.
« Le Burkina Faso demeure profondément attaché au multilatéralisme et reste disponible à travailler de concert avec les Nations unies dans un esprit de confiance et de transparence », a assuré le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré.
En décembre 2022, la junte avait déjà déclaré « persona non grata » une précédente coordonnatrice résidente de l’ONU au Burkina, l’Italienne Barbara Manzi. [Avec JA et AFP]






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