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Tunisie: trois grandes organisations de la société civile s’unissent face à la crise

Vendredi 4 Septembre 2026

La Tunisie traverse une crise politique et sociale due à la lassitude accumulée durant l’été, entre coupures d’électricité et d’eau à répétition. La centrale syndicale UGTT, la Ligue tunisienne des droits de l’homme et l’Ordre des avocats, seuls contrepouvoirs encore présents sur la scène politique, bien qu’affaiblis, ont publié un communiqué conjoint appelant à une coordination de la société civile pour une sortie de crise. 

 

C’est une première dans le pays où cette même société civile et l’opposition politique sont de plus en plus réprimées. En Tunisie, l’Ordre des avocats, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale syndicale) et la Ligue tunisienne des droits de l’homme ont joué un rôle politique important après la Révolution de 2010-2011 dans le pays. 

 

Avec l’Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (Utica), le syndicat patronal, leur quartet avait permis une sortie de crise politique entre 2013 et 2014 et l’organisation de nouvelles élections. Une initiative pour laquelle, elles avaient reçu le prix Nobel de la paix en 2015, grâce à leur processus vers un dialogue national. 

 

Plus d’une décennie plus tard, sans le patronat, ces organisations de la société civile s’unissent à nouveau. Elles dénoncent dans un communiqué les choix politiques qui ont prouvé leur incapacité à résoudre les crises accumulées et qui ont aggravé les souffrances des Tunisiens ainsi qu’un recul dans les domaines des droits et des libertés, l’exercice de l’action syndicale et politique et un resserrement de l’espace civique. [RFI]

 
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