L'opposant tanzanien Tundu Lissu, jugé pour trahison à Dar es Salaam, a dénoncé vendredi, en entamant sa défense, un "dossier politique" lié à son combat pour des réformes électorales.
Opposition et défenseurs des droits de l'Homme dénoncent l'intimidation et la répression croissantes des voix critiques en Tanzanie, présidée depuis 2021 par Samia Suluhu Hassan, réélue fin octobre avec 98% des suffrages lors d'une élection marquée par une violente contestation réprimée dans le sang.
Président du Chadema, principale formation de l'opposition au parti CCM qui dirige la Tanzanie depuis son indépendance, M. Lissu, qui a survécu à une tentative d'assassinat en 2017, a été arrêté en avril 2025. Figure nationale, l'opposant de 58 ans est arrivé vendredi dans sa coutumière posture combative, poing levé devant une salle d'audience comble, dans un tribunal sous haute sécurité, a constaté un correspondant de l'AFP.
Entamés en mai 2025, les débats ont repris le 10 août dernier après plus de cinq mois d'interruption pour des raisons de procédure. Vendredi matin, les trois juges ont rejeté une requête de M. Lissu qui demandait de déclarer le dossier de l'accusation trop faible et de mettre un terme à la procédure contre lui. [AFP]






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