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Rétroviseur: les propos du candidat Macky Sall sur le ministère de l’Intérieur, la Daf, la Dge, etc.

Mercredi 28 Février 2018

Rétroviseur: les propos du candidat Macky Sall sur le ministère de l’Intérieur, la Daf, la Dge, etc.
«Nous, nous avions une revendication politique. Cette revendication qui a été d’abord celle de Benno Siggil Senegal avant d’être endossée et prise en charge par le mouvement des forces vives, Mouvement du 23 juin, pour récuser le ministre de l’intérieur Ousmane Ngom et récuser le ministre de la justice Cheikh Tidiane Sy pour leur attitude par rapport au processus, par rapport au dialogue politique.
 
Alors qu’est-ce que fait le président de la république ? Il surprend tout le monde. Il dit: «je vais retirer les élections à Ousmane Ngom ». En réalité, Ousmane Ngom reste le maître, en tout cas du ministère de l’intérieur. Il a la haute main sur les élections puisque non seulement l’administration territoriale, qui est le bras armé de l’Etat, dans le bon sens - c’est une administration républicaine – c’est elle qui organise matériellement le vote. Cette administration relève de l’autorité du ministre de l’intérieur Ousmane Ngom. La DAF elle-même qui est la direction de l’automatisation du fichier a été transférée.
 
Mais tout le monde sait que c’est le directeur de l’automatisation, commissaire Diallo (ndlr : Ibrahima) nommé par Ousmane Ngom qui a la haute main sur cette direction. Même si on dit que cette direction va chez monsieur Cheikh Guèye, tout le monde sait que monsieur Cheikh Guèye n’aura absolument pas les coudées franches pour pouvoir mettre un homme qu’il faut à la place qu’il faut par rapport à cette direction centrale qui gère le fichier électoral et en même temps le fichier national des cartes d’identité nationale.
 
Je pense qu’il aurait été plus simple, si le président voulait effectivement aller dans le sens de la revendication, qu’il changeât le ministre de l’intérieur Ousmane Ngom. C’était plus simple. Il y a n positions où il peut continuer à servir la république et la nation tout en créant un climat d’apaisement. Mais là c’est un non-événement, c’est une diversion, j’allais même dire une farce de mauvais goût puisque nous ne sommes pas là pour jouer. Nous voulons aller vers des élections apaisées et aujourd’hui le président nous sert en fait une farce. Donc il n’y a absolument rien par rapport à la revendication qui a été faite. Et nous continuons à poursuivre…
 
En plus, le ministre chargé des élections, il est encore dans les locaux du ministre de l’Intérieur. Ce dernier est ministre d’Etat quand lui vient d’être fraîchement nommé ministre. Lui qui était sous sa tutelle. Comment voulez-vous dans ce contexte psychologique et politique que monsieur Cheikh Guèye ait les coudées franches pour gérer les élections ?» (source : les recherches de Guy Marius Sagna)
 
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