La République démocratique du Congo (RDC) a décidé mardi soir de réévaluer l'accord sur le retrait de la Mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) sur fond de manifestations contre la mission dans l'est du pays, a annoncé le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya.
Quelque 36 personnes ont été tuées, dont trois membres de la MONUSCO, et environ 170 autres ont été blessées au cours de ces manifestations, a précisé M. Muyaya lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement congolais va convoquer une réunion avec la MONUSCO en vue de réévaluer le plan de son retrait convenu en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui est prévu pour décembre, a indiqué le porte-parole, suggérant que la partie congolaise pourrait demander à la MONUSCO de quitter plus tôt.
Le ministre de l'Industrie Julien Paluku, revenu lundi d'une mission d'évaluation dans la province du Nord-Kivu (nord-est), a estimé à la même occasion qu'il est clair que la population ne veut plus de cette mission onusienne qui est dans le pays depuis plus de 20 ans.
"Nous pensons que nous devons agir", a-t-il dit, avant d'ajouter que "les populations ont formulé une demande claire, celle de voir partir de la RDC la MONUSCO".
Par ailleurs, M. Muyaya a affirmé que le président congolais Félix Tshisekedi s'est entretenu dans la journée de lundi avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et a fait part de sa totale désapprobation vis-à-vis du comportement des casques bleus, y compris à Kasindi, dans la province du Nord-Kivu, où des militaires de la MONUSCO ont ouvert le feu sur des habitants dimanche, tuant trois personnes.
Dimanche, M. Guterres s'est dit indigné par l'incident et a souligné le besoin de "rendre compte de la responsabilité de ces incidents".
Depuis lundi dernier, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes de la RDC, demandant le retrait de la MONUSCO jugée inefficace par la population locale face à des groupes armés. (Xinhua)
Quelque 36 personnes ont été tuées, dont trois membres de la MONUSCO, et environ 170 autres ont été blessées au cours de ces manifestations, a précisé M. Muyaya lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement congolais va convoquer une réunion avec la MONUSCO en vue de réévaluer le plan de son retrait convenu en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, qui est prévu pour décembre, a indiqué le porte-parole, suggérant que la partie congolaise pourrait demander à la MONUSCO de quitter plus tôt.
Le ministre de l'Industrie Julien Paluku, revenu lundi d'une mission d'évaluation dans la province du Nord-Kivu (nord-est), a estimé à la même occasion qu'il est clair que la population ne veut plus de cette mission onusienne qui est dans le pays depuis plus de 20 ans.
"Nous pensons que nous devons agir", a-t-il dit, avant d'ajouter que "les populations ont formulé une demande claire, celle de voir partir de la RDC la MONUSCO".
Par ailleurs, M. Muyaya a affirmé que le président congolais Félix Tshisekedi s'est entretenu dans la journée de lundi avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et a fait part de sa totale désapprobation vis-à-vis du comportement des casques bleus, y compris à Kasindi, dans la province du Nord-Kivu, où des militaires de la MONUSCO ont ouvert le feu sur des habitants dimanche, tuant trois personnes.
Dimanche, M. Guterres s'est dit indigné par l'incident et a souligné le besoin de "rendre compte de la responsabilité de ces incidents".
Depuis lundi dernier, des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes de la RDC, demandant le retrait de la MONUSCO jugée inefficace par la population locale face à des groupes armés. (Xinhua)






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