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Présidentielle américaine : Le recomptage en Géorgie devrait confirmer la victoire de Biden

Jeudi 19 Novembre 2020

Joe Biden devrait être conforté jeudi dans sa victoire à la présidentielle par la finalisation d’un recomptage dans l’État de la Géorgie, où la mise au jour d’erreurs a toutefois redonné de la vigueur aux accusations de fraude de Donald Trump.


Au niveau national, l’ancien vice-président démocrate a remporté près de 80 millions de voix lors du scrutin du 3 novembre, contre un peu moins de 74 millions pour le milliardaire républicain.
 
Mais aux États-Unis, la Maison-Blanche se joue au travers d’un système de grands électeurs attribués dans chaque État, et la victoire de Joe Biden dans une poignée d’entre eux est courte.  
 
En Géorgie, le dépouillement ne lui donne pour le moment que 14 000 voix d’avance sur son rival, un écart tellement serré qu’un recomptage à la main a eu lieu. Les autorités locales doivent rendre publiques leurs conclusions à la mi-journée.
 
« D’après ce que l’on voit, le président Trump semble toujours être un peu derrière », avec plus de 12 000 voix de retard, a déjà fait savoir Gabriel Sterling, l’un des élus républicains en charge de superviser les opérations électorales, interrogé sur Fox News.
 
Sans attendre le résultat officiel, Donald Trump, qui refuse de reconnaître sa défaite et dénonce des élections « truquées », a renouvelé ses critiques contre les opérations électorales dans cet État du Sud.
 
« Confusion »
 
Dans une série de tweets matinaux, il a lancé de vagues insinuations, susceptibles de semer le doute parmi ses partisans. « Quasi aucun bulletin n’a été rejeté en Géorgie lors de cette élection contre 4 % d’habitude. Pas possible », a-t-il notamment écrit.
 
La découverte de près de 6000 bulletins de vote, dans deux comtés à majorité républicaine, a apporté de l’eau à son moulin. Une partie avaient bien été comptés mais pas téléchargés dans le système, les autres semblent avoir été oubliés dans une boîte, selon les autorités locales.
 
« Ça crée de la confusion et on comprend que des gens s’inquiètent » mais « la bonne nouvelle, c’est que le recomptage a rempli son rôle » en corrigeant ces erreurs, a commenté M. Sterling.
 
« Espérons que le président Trump accepte le résultat », a-t-il ajouté en regrettant que « les mises en cause » de l’élection « minent les fondations de la démocratie ».
 
Si l’écart reste inférieur à 0,5 %, Donald Trump pourra encore réclamer un nouveau comptage dans cet État, au centre de toutes les attentions car le contrôle du Sénat s’y jouera en janvier lors de deux élections sénatoriales.  
 
« Un appel du président »
 
Au-delà de la Géorgie, le président et ses alliés ont déposé toute une série de recours en Pennsylvanie, au Michigan, en Arizona et au Nevada.
 
Une partie ont été rejetés par les tribunaux, d’autres retirés par les intéressés mais l’avocat personnel du président, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, jette toutes ses forces pour faire vivre les dernières. Cette semaine, pour la première fois depuis des décennies, il a même plaidé devant un juge fédéral, sans apporter d’éléments matériels.
 
Jeudi midi, il doit faire le point sur ces procédures lors d’une conférence de presse au siège du parti républicain. Il parlera de « notre stratégie très claire et viable vers la victoire. Toutes les pièces se mettent en place », a commenté Donald Trump.
 
Autre front de cette guérilla : deux militants républicains chargés de participer à la certification des résultats près de Detroit ont refusé pendant de longues heures mardi d’apposer leur signature, avant de céder face au tollé suscité par ce geste inédit.
 
Mercredi soir, ils ont souhaité revenir en arrière. Entre-temps, « j’ai reçu un appel du président Trump », a déclaré l’une des deux, Monica Palmer au Washington Post. « Ce n’était pas de la pression, il s’inquiétait pour ma sécurité », a-t-elle ajouté.
Au-delà de cette croisade, le président n’a aucun évènement à son agenda officiel.  
 
Joe Biden continue, lui, de préparer son accession à la Maison-Blanche, prévue le 20 janvier. Il doit rencontrer jeudi des gouverneurs pour discuter de la réponse à la pandémie qui a fait plus de 250 000 morts aux États-Unis. (AFP)
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