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Pour Macky Sall, l’heure de la vengeance a sonné

Samedi 26 Juin 2021

Le président de la république avait promis de tirer les leçons des événements meurtriers de mars 2012 et leur cohorte de 13 à 14 morts en proclamant sur un air guerrier que cela ne se reproduira pas. Il n’avait pas dit comment. Les images puissantes de villes insurgées pendant plusieurs jours pour défendre les droits politiques et constitutionnels des citoyens trop longtemps bafoués, les déchainements incontrôlables de populations jeunes victimes des conséquences monstrueuses de politiques économiques et sociales dont l’essentiel des retombées ne profitent qu’à des oligarchies connectées au régime, le ras-le-bol contre la pauvreté et l’indigence dont les stigmates sont de plus en plus visibles au cœur et à la périphérie de nos cités, avaient créé un vrai traumatisme chez le président Macky Sall. La belle figure du chef, construite autour d’une fiction sans rapport avec la réalité intrinsèque d’un homme belliqueux et violent, s’était effondrée. A partir de là, la plaie de mars a laissé place à l’idée d’une riposte contre toutes les forces qui avaient mis à nu sa duplicité et son incompétence. L’heure de la vengeance  a sonné, sous la forme d’une procédure d’urgence imposée à une assemblée nationale naturellement ringarde pour faire passer un package de lois du code pénal et du code de procédure pénal dont quelques-unes, scélérates, restreignent et criminalisent substantiellement les libertés relatives aux manifestations et rassemblements pacifiques.
 
L’article 279 alinéa 1 dispose : «Constituent des actes de terrorisme punis de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’ils sont commis intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but d’intimider une population, de troubler gravement l’ordre public ou le fonctionnement normal des institutions nationales et internationales, de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte quelconque par la terreur
 
Cette disposition est une conséquence directe des événements dramatiques de mars rappelés plus haut. A elle seule, elle suffit désormais à envoyer devant une chambre criminelle une flopée d’opposants politiques, de militants de la société civile engagés dans la défense des libertés constitutionnelles, d’activistes soucieux de contrecarrer ou de dénoncer les velléités de capture des institutions censées favoriser le fonctionnement démocratique de notre pays. Sa qualité d’épée de Damoclès aux mains du binôme Etat-mouvance présidentielle va constituer une menace permanente pour cette catégorie d’acteurs. A tout moment et au gré de circonstances qui se présenteraient, leurs rassemblements politiques seraient susceptibles d’être versés dans la catégorie «terrorisme» pour peu que des incidents surviennent. La criminalisation se ferait sous la supervision d’un procureur de la république doté d’un spectre d’interprétation des faits d’une grande élasticité.
 
Le maquillage des intentions du président de la république ne fait aucun doute : il profite de la rengaine mondialisée de lutte contre le terrorisme/jihadisme pour chercher à liquider les pans radicaux de l’opposition sénégalaise, ceux qui se déclarent prêts à l’empêcher de concourir à une troisième candidature consécutive à laquelle il s’est déjà auto-exclu. Au travers de l’assemblée nationale, il piège donc et sans coup férir le principe fondamental du droit constitutionnel à organiser des manifestations publiques en toute sérénité. Qui peut s’opposer à ce qu’un Etat et ses démembrements répressifs aux ordres d’une mouvance politique dépourvue d’états d’âme créent les conditions d’une émeute de basse ou petite intensité dans un rassemblement d’opposants et en attribuent ensuite la responsabilité et la paternité à ceux-ci, qu’ils soient des personnes physiques ou morales ?
 
C’est pour cette raison que le débat autour de cette loi qui confond terrorisme à manifestations et introduit le concept de « association de malfaiteurs » devrait être plus politique que technique en raison des visées sous-jacentes non avouables. Le caractère scélérat de cette loi de vengeance vicieuse et disproportionnée n’a pas été mieux rendu que par l’intelligence de situation du député Mansour Sy Jamil. S’adressant à Moustapha Niasse lors des débats d’hémicycle, il lui a dit : «Monsieur le président de l’Assemblée, on vous a vu avec une pierre (le 23-juin 2011, ndlr) (…) Si cette loi existait avant, on vous aurait accusé de terrorisme et vous ne seriez pas là aujourd’hui.»
 
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1.Posté par FRANCOIS JURAIN le 30/06/2021 11:19
Si il existe encore des gens pour ne pas croire à la volonté présidentielle d'imposer un scandaleux et illégal troisième mandat, c'est à désespérer!
En fait, cette idée de troisième mandat, voire d'un quatrième-mais chaque chose en son temps- germe dans l'esprit tortueux et poltron du locataire du Palais, depuis 2012;
Il suffit de se reporter à l'engagement pris officiellement par le Président, fraichement élu d'alors, le 03 AVRIL 2012, et ce qui s'en est suivi immédiatement après: cela s'appelle une haute trahison d'état.
En fait, dix ans après, on s'aperçoit que cet homme, élu un peu par effraction quand même, n'avait qu'un seul but, revanchard, parce que c'est dans la nature de l'homme, et l'on ne se refait pas: se venger de la vie modeste qu'il avait connu avant, se venger d'un WADE dont il connaissait tous les secrets ou presque, et prendre la place pour devenir plus riche que lui, car seul l'argent, et le toujours plus motive cet homme. du SENEGAL, il n'en a cure, d'ailleurs le gros de sa fortune "officielle" se touve ailleurs, aux Etats unis, et que dire e celle "cachée"! Quand au sénégalais, si il sait encore qu'au SENEGAL, il y a un peuple qui s'appelle les sénégalais, composés d'hommes et de femmes qui souffrent, parce que dans ce pays, il y a toujours la moitié du peuple en état de pauvreté, et plus de la moitié en état d'illettrisme! superbe bilan, après dix ans passées aux manettes du pouvoir!
Qui pouvait croire un seul instant que cet homme allait rester cinq ans, un petit tour et puis s'en va!!! Pour cet homme, une seule chose compte, l'argent, toujours et encore plus. Le reste n'a aucune importance. Alors bien sur, on dira que le sénégal a changé: effectivement, beaucoup de chantiers, la plupart inutiles, mais tout homme politique sait très bien que le meilleur moyen de s'enrichir vite, c'est le BTP. Le rôle d'un Président, c'est de construire, oui, mais de construire avant tout un avenir meilleur pour son peuple. Tout repose sur trois grands principes: Instruction, Education, Formation.
iInstruction: le nivveau est de plus en plus bas, pour satisfaire des statistiques complètement stupides et qui ne servent à rien, car des mauvais bacheliers ne remplaceront jamais un bon électricien ou un bon maçon. L'éducation, elle est de plus en plus absente, car l'on ne peut donner à ses enfants que ce que l'on a, et de génération en génération, cela malheureusement se perd de plus en plus. Formation: Ou sont les vrais centres de formation, publics, où les jeunes qui ne veulent pas ou ne peuvent pas intellectuellement parlant, être avocat, docteur, ou professeur, pourraient, dès l'âge de 14 ans, après avoir appris à lire compter et écrire, une formation de base, pourraient apprendre qui le métier de garagiste, qui celui de menuisier, ou que sais je encore, en tout cas un métier manuel, au lieu d'être (mal) formé sur le tas, comme cela se pratique encore courament. La encore, faillite totale de cet homme venu au poste suprême avec une idée précise et déterminée en tête: SE SERVIR AVANT DE SERVIR;
On pourra me rétorquer que le même problème se pose dans les pays occidentaux, et c'est vrai.
Mais le SENEGAL est un pays jeune, soixante ans. Et le rôle d'un président et de ses ministres, c'est justement de savoir s'inspirer de ce qui ne va pas ailleurs, pour savoir et comprendre ce qu'il ne faut pas faire, et appliquer des méthodes gagnantes pour son peuple, et non pas exclusivement pour son compte en banque personnel.
Depuis 2017, je ne cesse de répéter que cet homme, qui je le reconnais m'avait enthousiasmé par son engagement de 2012, auquel bien naïvement j'avais cru, mais je n'étais pas le seul, cet homme ne pourra que amener la guerre civile au SENEGAL;
La raison en est fort simple:
Lui même sait très bien qu'il n'est pas populaire dans ce pays, et que les dernières élections de 2019, ne reflètent pas la vérité, qui est d'environ 46%. Manipulations des fichiers électoraux, lois sur le parrainage scélérate, mise à disposition exclusive des aperistes, de fichiers essentiels pour la propagande du clientélisme, distributions d'enveloppes, tout y est passé. Comme disait l'homme: plutot mourir que de perdre cette élection", et il savait très bien ce à quoi il pensait en disant cela! Il sait très bien, qu'il doit tenir, et tenir jusqu'au bout, c'est dire jusqu'en 2035; Donc, ce que nous avons vu jusqu'ici n'est rien, à côté de ce que nous allons voir dans les deux années qui viennent.
Et ce que nous allons voir est assez simple à comprendre.
sIi nous prenons comme date butoir, les élections présidentielles en FERIER 2024:
Dès le début du quatrième trimestre 2023, le Président va saisir le conseil constitutionnel, pour savoir si oui ou non il peut se représenter: la réponse est connue d'avance, puisque le Conseil Constitutionnel n'est qu'une des chambres d'enregistrement du Palais, donc, fort de la décision du Conseil Constitutionnel, il se représentera. Sa campagne sera courte, très courte, la plus courte possible.
Il y aura des manifestations, des émeutes, et le nombre de morts sera malheureusement beaucoup plus élevé qu'au mis de mars dernier, car la lutte sera sans merci: mais cela n'intéresse pas notre Président, seule compte la victoire, le reste n'est rien, ar victoire signifie encore plus de richesse personnelle, et il n'y a que cela qui compte.
Et puis, le jour des élections, nous aurons grâce aux petits trucages habituels, non pas des élections, mais du processus électoral, un résultat qui avoisinera les 55% voir plus, car il faudra démontrer et faire voir à l face du monde que, ce troisième mandat, ce n'est pas la volonté d'un homme, mais de tout un peuple. Et la vie continuera, bon grè mal grè, les pauvres seront encore plus pauvres, et les illettrés encore plus illettrés et plus nombreux/: car tous les systèmes dictatoriaux reposent sur ces deux piliers: pauvreté et illettrisme! et que l'on ne vienne pas me parler de démocratie, dans un pays où le Président en place à acheté tous les contre pouvoirs, et anéanti tous les opposants! Dans le monde entier, cela s'appelle une dictature, et même si ce mot fait honte aux sénégalais, il y a toujours un moment ou il fat regarder la vérité en face!
Il peut y avoir un petit grain de sable dans la machine présidentielle: c'est le dérapge sur un conflit ethnique. Et là, tout peut arriver. Mais même de cela, soyons certains que ce président, roué, madré, n'ayant aucun sens de l'honneur et ne visant qu'un seul but, s'enrichir personnellement, n'ayant qu'un seul credo, son compte en banque, saura tirer profit personnel, d'une situation de guerre civile qu'il aura lui même créé.
Mais il faut bien admettre que si nous en sommes arrivés à une telle situation, l'opposition a aussi sa (grande) part de responsabilité.
Avoir fait reposer l'opposition sur un seul homme tel que Idrissa SECK était une erreur monumentale: Cet homme a toujours trahi, et il ne faut jamais oublier que:"qui trahi un jour trahira toujours" Les deux sont amis, et sont de la même trempe, d'ailleurs ils ont fait la même école, d'où ils sont sortis premier ex aequo: l'école des WADE;
SONKO ne sera pas président, car il a démontré quil n'a pas l'étoffe d'un président. Mais c'est le seul parti d'opposition encore solide, et dont la capacité de nuisance est grande, très grande. Il a su drainer avec lui tous les gueux, les miséreux, ls "sans voix", par des discours simple et surtout simplistes. SONKO est le favori des russes, et n'oublions pas qu'au dessus des têtes sénégalaises, se jouent un combat fratricide entre russes et chinois, pour qui l'implantation (voire la réimplantation pour les russes) en AFRIQUE est de la première importance: ils veulent s'accaparer toutes les réserves naturelles de la totalité des sols africains, d'une part parce qu'ils en ont besoin, et surtout empêcher d'autres pays (la FRANCE, par exemple) d'en faire de même. Dans ce petit jeu, il faut bien reconnaitre que, moyennant quelques millions de dollars discrètement et intelligemment versés, la chine possède une longueur d'avance! Cela s'appelle la colonisation, et je n'ai pas encore entendu Monsieur SONKO dénoncer la colonisation chinoise et encore moins russe qui ne se prépare plus, puisqu'elle est déjà là (en tout cas pour les chinois) : il est plus facile et dans l'air du temps, de parler de la colonisation française, que de parler de celle passée qui a durée quand même quatorze siècle, à savoir la colonisation arabo-musulmane, que de celle à venir, celle des russes et/ou des chinois!
Il existe et heureusement, au SENEGAL, une élite, des opposants, pour qui le sens des valeurs essentielles pour être un digne représentant de son peuple, signifie encore quelque chose: Mais où sont ils? Que font ils? Que disent ils?
Malheureusement, ils sont cruellement absents du débat politique, ce qui facilite grandement la tâche de l'usurpateur en titre et en place, il faut bien le reconnaitre!
Et la cruauté de ce machiavélisme présidentiel, c'est que, au lendemain de l'élection présidentielle à venir, alors même que beaucoup auront adhéré à ma vision des choses, alors que les opposants sont nettement plus nombreux que les sympathisants, ils nous aura mis dans l'obligation de penser et de dire: peut être vaut il mieux lui qu'un autre...que l'on ne connait pas!
Si ce problème était spécial au SENEGAL, on pourrait facilement le régler: malheureusement, c'est toute l'Afrique qui est en ébullition: guerre ethnique par ci, coups d'état par là, ect..., Le rêve d'une afrique afriaine s'éloigne de plus en plus, par la faute même et la cause de ses 54 dirigeants, tous motivés par une seule chose: l'enrichissement personnel.
Jusque là, et cela me fend le coeur de le penser et encore plus de l'écrire, l'AFRIQUE en général n'est arrivée à prouver qu'une seule chose: elle n'est pas mature, malgré ses soixante ans, et ne peut pas vivre et se développer sans un "grand frère soit disant ami", qui s'appelait autrefois un pays colonisateur.
Triste constat, lorsque l'on sait que les talents sont là, les vrais hommes politiques présidentiables sont là, l'argent est là, tous les ingrédients sont rréunis pour faire de ce continent le continent le plus développé et qui pourrait aisément jouer ans la cour des grands, dont la voix pourrait compter sur l'échiquier mondial, au lieu de remercier les grandes puissances de ce monde, lrsqu'elles daignent offrir à l'Afrique un strapontin dans certaines instances internationales, surtout celles qui ne servent à rien ou pas grand chose, avec prière de se taire et ne pas déranger.
Me François JURAIN

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