Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan déclare espérer que toutes les parties concernées feront preuve d’un ‘’sens des responsabilités’’ en vue de l’adoption du projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026, malgré le nouveau rejet du texte par l’Assemblée nationale.
Dans un communiqué parvenu à l’APS, samedi 31 octobre, le ministère dit prendre acte du deuxième rejet du PLFR 2026 par la commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, lors de sa réunion du vendredi 30 octobre.
Il fait part de sa ‘’disponibilité à poursuivre les échanges de manière constructive et responsable”, lors de la prochaine séance plénière qui sera consacrée au PLFR.
Le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ‘’espère que lors de cette [rencontre]’’, dont la date reste à fixer, ‘’le sens des responsabilités et de l’intérêt supérieur des populations permettra à toutes les parties de se retrouver autour de l’essentiel, à savoir l’adoption de la loi de finances rectificative, afin de soulager les populations’’.
‘’Dans une démarche de transparence budgétaire et de dialogue constructif, un document très détaillé a été transmis, le vendredi 30 octobre 2026, à la commission des finances et du contrôle budgétaire, en réponse à un mémorandum [reçu d’elle], lundi 26 octobre’’, ajoute le département ministériel chargé des Finances.
Selon le communiqué, le mémorandum en question retrace les principales préoccupations du groupe parlementaire Pastef (majorité).
‘’Ce vendredi 30 octobre 2026, plusieurs […] échanges ont permis de répondre à toutes les préoccupations soulevées, notamment celles concernant les subventions énergétiques, les bourses de sécurité familiale et les dépenses prioritaires’’, affirme le ministère.
Il argue que ‘’les éclaircissements et les pièces justificatives requises ont été transmis aux honorables députés, afin qu’ils puissent prendre une décision éclairée et documentée’’.
‘’En dépit de toutes ces précisions détaillées, la commission s’est prononcée contre l’adoption du projet de loi de finances rectificative 2026. Par ailleurs, malgré le rejet des réponses et des éclaircissements fournis au bout de trois [réunions], le ministère tient à souligner que la commission n’a formulé aucun amendement ni contre-proposition’’, observe la même source.
Elle signale que le rejet du PLFR 2026 ‘’survient dans un contexte de marges de manœuvre budgétaires particulièrement réduites, de difficultés d’accès aux marchés financiers et de négociations en cours avec le Fonds monétaire international’’.
‘’Alors que la reprise des investissements exige des signaux de confiance, la prolongation de l’incertitude budgétaire risque de compromettre la mobilisation des financements destinés à couvrir les gaps de ressources en 2026 et d’accroître les tensions sur la trésorerie de l’État, au détriment des dépenses prioritaires et des populations’’, prévient la même source.
L’Assemblée nationale a ordonné, mardi 27 octobre, à sa commission chargée des finances et du contrôle budgétaire d’examiner de nouveau le PLFR 2026, pour ‘’des discussions complémentaires’’, à la demande du gouvernement.
Lors d’une séance plénière consacrée au texte, le même jour, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a réclamé ce renvoi, sur la base de l’article 84 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
‘’Le gouvernement souhaite que le projet de loi de finances rectificative de l’année 2026 fasse l’objet d’un renvoi en commission des finances et du contrôle budgétaire pour des discussions complémentaires’’, a-t-il dit aux députés.
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a déclaré que le groupe parlementaire Pastef (majoritaire), composé de députés de son parti politique, n’écartait pas un rejet du PLFR 2026, après que le gouvernement a rejeté une proposition de loi relative aux fonds spéciaux alloués à certaines institutions, à des missions diplomatiques, etc. [APS]







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