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Levée de boucliers en Guinée après l'interdiction de plusieurs radios et une TV

Vendredi 24 Mai 2024

L'interdiction par les militaires au pouvoir en Guinée de quatre radios et d’une télévision privées très suivies a provoqué une levée de boucliers dans un contexte de restrictions sévères de la liberté d'informer...

 

Talibe Barry, directeur général de FIM FM, également interdite, a dénoncé le "non-respect" du cahier des charges comme un "prétexte fourre-tout et fallacieux". Il a rappelé que sa radio, comme d'autres, était brouillée depuis des mois, et qu'elle avait continué à opérer en produisant des contenus digitaux. 

 

Mais les difficultés de gouvernance actuelles et les doutes quant au respect par les militaires de leur engagement à céder la place à des civils élus d'ici à fin 2024 "ne (leur) permettent pas de s’accommoder d’une presse critique", a-t-il dit...

 

Le Forum des forces sociales de Guinée (FFSG), une association d'organisations de défense des droits humains et de la société civile, a fustigé dans un communiqué un retrait d'agréments "massif et incongru". L'influent chanteur de reggae Elie Kamano a crié au "paroxysme de la dictature". 

 

L'opposant Cellou Dalein Diallo a condamné "fermement cette autre manifestation de la folie liberticide de la junte", dans un communiqué...

 

Le pays est classé 78e sur 180 pays dans le classement 2024 de RSF pour la liberté de la presse. La junte a aussi interdit toute manifestation depuis 2022, et fait arrêter, engagé des poursuites ou poussé à l'exil un certain nombre de dirigeants de l'opposition. [AFP]

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