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Le Conseil paix et sécurité de l'UA dénonce la détérioration de la sécurité et de l'espace civique au Sahel

Jeudi 6 Juin 2024

Le Conseil paix et sécurité (CPS) de l'Union africaine s'est réuni le 20 mai dernier pour évoquer le cas des cinq pays du continent en transition suite à des coups d'État militaires : Mali, Burkina, Niger, Guinée et Gabon...

Dans la version définitive de son communiqué, publiée lundi, le Conseil paix et sécurité (CPS) « note avec inquiétude la détérioration de la sécurité dans la région du Sahel », en contradiction avec les discours largement triomphalistes des régimes en place au Mali, au Burkina et au Niger. 

 

L'instance demande également à ces trois pays de « reconsidérer leur décision » de se retirer de la Cédéao « afin de favoriser l'intégration régionale ». 

 

Inquiétudes globales également sur la restriction des libertés d'expression et d'opinion et sur les atteintes faites aux médias dans ces pays. Pour le Mali, le CPS déplore le manque d'inclusivité du Dialogue national inter-Maliens, et appelle les autorités de transition à honorer les engagements pris « dans le cadre de la charte de transition existante, de la feuille de route et du calendrier ». En clair, à ne pas prolonger d'encore deux à cinq ans la transition en cours, l'une des recommandations issues de ce dialogue. 

 

Le Conseil déplore aussi le maintien de la suspension des activités politiques des partis et associations au Mali. Pour le Burkina, aucun commentaire sur la prolongation de la transition jusqu'à 2029, la réunion du Conseil ayant eu lieu avant l'annonce. 

 

Sur le Niger, le Conseil appelle « à l'établissement d'une feuille de route réaliste pour la transition », avec l'accompagnement de l'Union africaine, et « exige, une fois de plus », la « libération immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Bazoum « ainsi que celle des autres détenus ». [RFI]

 
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