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La peur du coronavirus fait plonger les actions

Vendredi 27 Mars 2020

Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi après plusieurs séances de forte hausse, les craintes liées à la propagation du virus notamment aux Etats-Unis ayant déclenché un nouvel accès d’aversion au risque avant le week-end.
 
À Paris, le CAC 40 a perdu 4,23% à 4.351,49 points. Le Footsie britannique a lâché 5,45% et le Dax allemand a cédé 3,68%.
 
L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 4,18%, le FTSEurofirst 300 de 3,39% et le Stoxx 600 de 3,26%.
 
Le Stoxx 600 a néanmoins pris sur la semaine 6,1% et le CAC 7,5%, leur première hausse hebdomadaire après cinq semaines dans le rouge. Les deux indices n’avaient pas affiché une telle progression hebdomadaire depuis janvier 2009.
 
Les milliers de milliards de dollars de mesures de soutien à l’économie annoncées par les banques centrales et les gouvernements ont offert aux marchés boursiers un rebond spectaculaire ces derniers jours, ce qui a incité bon nombre d’investisseurs à prendre leurs bénéfices avant le week-end.
 
D’autant que la situation sanitaire n’est guère rassurante. Avec plus de 85.000 cas de contamination confirmés, les Etats-Unis sont devenus le pays le plus touché par la pandémie, devant la Chine et devant l’Italie, l’actuel épicentre en Europe. Au niveau mondial, le virus a affecté plus de 530.000 personnes.
 
“La semaine prochaine, les marchés continueront probablement de se concentrer sur la propagation du virus: l’éventualité d’un pic des cas en Europe, le confinement aux Etats-Unis et la capacité de la Chine à éviter une deuxième vague”, a déclaré Gaétan Péroux chez UBS Global Wealth Management.
 
Donald Trump va recevoir ce week-end de nouvelles recommandations sur les mesures à adopter contre le coronavirus, a indiqué le vice-président Mike Pence. En attendant, la Chambre des représentants aux Etats-Unis devait se prononcer vendredi sur le plan de soutien à l’économie de 2.000 milliards de dollars, qui a déjà reçu le feu vert du Sénat.
 
Selon plusieurs sources, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, a pressé des dirigeants européens divisés d’adopter une stratégie plus énergique après l’échec jeudi des discussions sur l’ampleur des mesures économiques de soutien à engager.
 
PÉTROLE
 
Les préoccupations liées à l’effondrement de la demande de brut restent le facteur dominant sur le marché pétrolier où le Brent, en baisse de 6,76%, a chuté à un plus bas depuis 2003 à 24,13 dollars le baril. Le brut léger américain (WTI) perd 4,56% autour de 21,5 dollars.
 
VALEURS
 
L’indice Stoxx des transports et loisirs (-5,76%) a accusé une fois de plus la plus forte baisse en Europe devant celui de l’automobile (-5,8%) et celui des banques (-5,35%).
A Paris, Accor, avec un repli de 9,85%, est lanterne rouge du CAC 40.
 
A WALL STREET
 
Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait elle aussi en territoire négatif: le Dow Jones cédait 2,99%, le Standard & Poor’s 500 2,70% et le Nasdaq Composite 2,86%.
 
Le secteur de l’énergie perdait plus de 5% avec la baisse des cours pétrolier.
 
TAUX
 
Avec la hausse du nombre de personnes contaminées par le coronavirus aux Etats-Unis, les investisseurs se sont replié sur des actifs plus sûrs comme les obligations souveraines, entraînant une baisse de leurs rendement.
 
Celui des Treasuries à dix ans recule ainsi de six points de base, à 0,785%.
En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance est tombé en séance à un plus bas de plus de dix jours à -0,475%.
 
CHANGES
 
Le dollar est en passe d’accuser sa plus forte baisse hebdomadaire depuis plus de dix ans face à un panier de devises internationales, l’assouplissement des conditions de financement en dollar aidant à réduire la demande pour le billet vert.
 
L’indice dollar recule de 0,47% et d’environ 4% sur la semaine.
L’euro est monté à un plus haut de dix jours à 1,1090 dollar.
La livre sterling est brièvement passée dans le rouge à l’annonce du test positif au coronavirus de Boris Johnson, le Premier ministre britannique. Elle évolue maintenant à un plus haut depuis le 16 mars contre le dollar et de deux semaines contre l’euro.
 
LES INDICATEURS DU JOUR
 
Face à la crise du coronavirus, le moral des ménages américains s’est dégradé ce mois-ci pour tomber à son plus bas niveau depuis octobre 2016. (Reuters)
 
 
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