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L’Union africaine rejette toute ingérence étrangère et la création de gouvernements parallèles au Soudan

Dimanche 16 Août 2026

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a rejeté dimanche toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Soudan ainsi que les tentatives visant à établir des entités ou des gouvernements parallèles susceptibles de porter atteinte à l’unité et à la souveraineté du pays.

 

Cette position a été exprimée lors d’une rencontre entre le président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah al-Burhan, et une délégation du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, conduite par le diplomate algérien Mohamed Khaled, au palais présidentiel dans la capitale Khartoum.

 

Khaled, président en exercice du Conseil, a qualifié la rencontre de « fructueuse », indiquant qu’elle avait porté sur plusieurs questions liées à la paix, à la sécurité et à la stabilité au Soudan.

 

Il a réitéré la condamnation par le Conseil de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures du Soudan, estimant qu’une telle intervention « alimente le conflit ».

 

Khaled a également affirmé le rejet par le Conseil des tentatives visant à créer des entités ou des gouvernements parallèles susceptibles de porter atteinte à l’unité et à la souveraineté du Soudan.

 

« La seule voie permettant de parvenir à une paix durable au Soudan passe par le dialogue, la réconciliation nationale et la conclusion d’un règlement politique global répondant aux aspirations du peuple soudanais », a-t-il déclaré.

 

Il a salué les mesures liées à une initiative de paix ainsi que le retour du gouvernement à l’exercice de ses fonctions depuis Khartoum, qualifiant cette démarche de « déterminante » pour rétablir le fonctionnement des institutions de l’État et assurer les services essentiels aux citoyens.

 

Khaled a appelé le gouvernement et les forces politiques à rendre le processus de transition plus inclusif et à œuvrer en faveur d’un consensus national devant conduire à un système constitutionnel à travers des élections libres et équitables.

 

Plus tôt dimanche, le Premier ministre soudanais Kamil Idris a indiqué à la délégation du Conseil qu’un dialogue « soudano-soudanais » allait « bientôt commencer ».

 

Le Soudan est plongé dans la guerre depuis avril 2023, opposant l’armée aux Forces de soutien rapide (FSR), une force paramilitaire, sur fond de désaccords concernant le projet d’intégration de cette dernière au sein de l’armée régulière.

 

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 13 millions de personnes, selon les estimations de l’ONU. [AA]

 
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