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L’Iran met en garde Marco Rubio : « Personne ne se laissera berner » par la tentative US de redéfinir le protocole d’accord Iran-USA (Press TV)

Jeudi 25 Juin 2026

Le mémorandum Iran-Etats-Unis signé par Donald Trump à Versailles (France)
Le mémorandum Iran-Etats-Unis signé par Donald Trump à Versailles (France)

L’Iran a fermement rejeté les récents propos du secrétaire d’État américain Marco Rubio concernant le mémorandum d'entente irano-US , soulignant que le texte prévoit une cessation globale des hostilités dans l’ensemble de la région. 

 

Réagissant mercredi sur son compte X, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a contesté les déclarations de Rubio selon lesquelles les négociations entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que celles entre Israël et le Liban, relèvent de processus « distincts ».

 

S’exprimant à son arrivée à Abou Dhabi dans le cadre d’une tournée dans trois pays du golfe Persique destinée à informer les alliés régionaux de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, Marco Rubio a dit que « l’avenir du Liban appartient au peuple libanais à travers son gouvernement souverain et élu » et que Washington traiterait directement avec Beyrouth.

 

Le mémorandum d'entente, signé le 17 juin et négocié par le Pakistan, engage les deux parties à une « cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».

 

« Une lecture attentive du protocole d’accord montrera que, lorsqu’il est question d’une fin complète des hostilités dans toute la région, eh bien cela n’est pas possible », a déclaré Rubio. Ces propos font suite aux affirmations du ministre israélien de la Guerre, Israel Katz, selon lesquelles Tel-Aviv « ne se retirera pas du Sud-Liban », même à la demande des États-Unis.

 

Rubio a soutenu qu’« il ne sera pas possible de mettre fin aux hostilités et aux conflits dans la région tant que » les groupes de résistance continueront de lancer des missiles et des drones.

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a réagi à ces déclarations en soulignant : « Personne ne se laissera berner » par une telle interprétation erronée.

 

A lire: Le suivi du protocole d'accord d'Islamabad est au cœur des discussions lors de la rencontre entre le ministre pakistanais de l'Intérieur et Araghchi

 

« Nous ne pouvons pas espérer une région pacifique tant que le militarisme et l’interventionnisme américains perdureront, et que leur allié occupant continuera, en toute impunité, à mener des guerres sans fin dans la région et à commettre des génocides, des actes de terrorisme et toutes sortes d’atrocités », a-t-il ponctué, en référence claire à Israël.

 

L’interprétation du protocole d’accord par le secrétaire d'État américain contredit directement celle de l’Iran et des médiateurs qui considèrent que le document impose une cessation totale des hostilités sur tous les fronts.

 

Un conseiller de haut rang du Leader de la Révolution islamique, Mohammad Mokhber, a récemment averti que le non-respect de la première clause du protocole d’accord - prévoyant la fin de la guerre « sur tous les fronts » - entraînerait un arrêt des flux énergétiques à travers l’Asie de l’Ouest.

 

L’Iran avait déjà refermé le détroit d’Ormuz le 20 juin, invoquant l’incapacité de Washington à garantir le respect du cessez-le-feu par Israël dans le sud du Liban.

 

La tentative de Marco Rubio d’établir une distinction entre les dossiers Liban-Israël et États-Unis-Iran semble être une manœuvre stratégique visant à écarter Téhéran des décisions relatives à l’avenir de Beyrouth.

 

Toutefois, le premier cycle de négociations de haut niveau entre l’Iran et les États-Unis, tenu en Suisse, a déjà établi le mémorandum d'entente comme cadre central pour traiter l’ensemble des questions en suspens, y compris le dossier libanais. [PRESS TV]

 
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