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L'Iran frappe deux navires ignorant ses avertissements dans le détroit d'Hormuz

Mercredi 11 Mars 2026

La marine du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a mené des frappes contre deux navires commerciaux dans le détroit d'Hormuz après que ces derniers aient ignoré à plusieurs reprises les avertissements.

 

Les navires, identifiés comme l'Express Room, appartenant au régime sioniste et battant pavillon libérien, et le porte-conteneurs Mayuree Naree, ont tous deux été ciblés par les forces iraniennes suite à leur « insistance illégale » à traverser cette voie maritime stratégique sans autorisation, mercredi.

 

L'Iran a déclaré que tout navire souhaitant passer doit obtenir une autorisation.

 

Par ailleurs, le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya a adressé un message clair à Washington et à ses alliés concernant les livraisons d'énergie via le détroit d'Hormuz.

 

« Nous ne permettrons pas qu'un seul litre de pétrole transite par le détroit d'Hormuz au profit de l'Amérique et de ses alliés », a-t-il déclaré.

 

Le porte-parole a également précisé l'étendue des opérations militaires iraniennes : « Tout navire, qu'il appartienne aux États-Unis, au régime sioniste ou à leurs alliés hostiles, ou que sa cargaison de pétrole soit en leur possession, constitue une cible légitime pour les forces armées iraniennes.»

 

Les frappes de mercredi font suite à des actes d’agression non provoqués commis par les États-Unis et Israël contre l’Iran depuis le 28 février. 

 

Cette agression américano-israélienne a entraîné le martyre du Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et de plus de 1 332 civils, dont des femmes et des enfants, ainsi que de plusieurs commandants militaires.

 

Depuis le début du conflit, le trafic dans le détroit d’Hormuz, par lequel transitent environ 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole, a chuté de 76 pétroliers en moyenne par jour à seulement quelques-uns, voire aucun certains jours.

 

Le prix du pétrole a dépassé les 113 dollars le baril, témoignant des craintes croissantes d’une interruption prolongée du trafic.

 

Les États-Unis ont menacé d’une intervention militaire pour rouvrir le détroit, mais les analystes s’interrogent sérieusement sur la capacité de Washington à mettre sa menace à exécution.

 

Une analyse de The Economist, publiée mardi, avertissait que « l’escorte de convois de pétroliers par des navires de guerre pourrait offrir à l’Iran des cibles américaines de choix ».

 

Les autorités iraniennes affirment que leurs actions constituent des mesures défensives légitimes en réponse à une agression non provoquée.

 

Le ministère iranien des Affaires étrangères a imputé les perturbations dans le détroit aux États-Unis, déclarant que « l'insécurité et les problèmes de navigation dans le golfe Persique sont la conséquence des actions agressives et déstabilisatrices des États-Unis ».

 

Des experts militaires soulignent que l'Iran possède l'un des arsenaux de missiles antinavires les plus avancés de la région, comprenant le missile de croisière Abou Mahdi d'une portée supérieure à 1 000 kilomètres, le missile à courte portée Nasir et des missiles balistiques adaptés au ciblage naval, tels que le Zulfaqar et le Qiam. [Press TV]

 

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