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L'Europe finit en ordre dispersé, Wall Street hésite avant Thanksgiving

Mercredi 25 Novembre 2020

 Les Bourses européennes ont fini dans le désordre mercredi, les investisseurs reprenant leur souffle après plusieurs indicateurs mitigés au lendemain d’une séance de hausse portée par la diminution des craintes sur la transition à la Maison blanche et les espoirs de vaccins.
 
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,23% à 5.571,29 points. Le Footsie britannique a cédé 0,64% et le Dax allemand a terminé quasiment stable (-0,02%).
 
L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,11%, le FTSEurofirst 300 de 0,02% et le Stoxx 600 a perdu 0,08%.Les marchés mondiaux ont salué mardi par un record pour le Dow Jones et l’indice mondial MSCI une transition apaisée à la Maison blanche entre Donald Trump et Joe Biden, qui a promis de rompre avec l’unilatéralisme du président sortant, et la perspective d’avoir prochainement disponibles des vaccins contre le coronavirus.
 
Plusieurs pays européens prévoient d’assouplir leurs restrictions sanitaires à l’approche des fêtes de fin d’année. En France, Emmanuel Macron a annoncé un allègement en trois étapes des mesures de confinement avec la réouverture des commerces dès samedi et un début de la campagne de vaccination envisageable à partir de fin décembre.
 
Selon une série d’enquêtes de Reuters, les Bourses mondiales devraient continuer de monter pendant au moins six mois grâce aux politiques des banques centrales et au déploiement de vaccins; le S&P-500 devant gagner autour de 9% d’ici la fin 2021 pour atteindre 3.900 points et le Stoxx 600 est attendu à 430 points à la même échéance, soit une hausse de 10% par rapport à ses niveaux actuels.
 
VALEURS EN EUROPE
 
Si les séances précédentes ont été marquées par le rebond des valeurs cycliques, ce sont les défensives qui ont affiché les meilleures performances ce mercredi, l’indice Stoxx des télécoms gagnant 1,04% et celui des services aux collectivités (“utilities”) 0,84%.
 
A la baisse, le compartiment de l’énergie a perdu 1,21%, celui de l’automobile 0,91% et celui des banques 0,5%.
 
Dans l’actualité des entreprises, Plastic Omnium a gagné 7,05% après avoir revu ses prévisions à la hausse et Elior a reculé de 4,74% après avoir publié un chiffre d’affaires annuel amputé d’un milliard d’euros par la crise sanitaire.
 
Accor a abandonné 2,59%, le groupe hôtelier anticipant une perte nette supérieure à un milliard d’euros en 2020 et un recul de son chiffre d’affaires de plus de 70%.
 
WALL STREET
 
A l’heure de la clôture européenne, Wall Street évolue en ordre dispersé, la fermeture des marchés américains jeudi pour Thanksgiving, avant une séance écourtée vendredi, étant peu propice à la prise de risque.
 
Le S&P-500 recule de 0,32% et le Dow Jones de 0,56%, ce dernier retombant sous les 30.000 points, un seuil franchi la veille pour la première fois de son histoire. Le Nasdaq Composite évolue de son côté en légère hausse (+0,11%).
 
Les investisseurs américains digèrent une série d’indicateurs contrastés parmi lesquels les inscriptions hebdomadaires au chômage, qui ont à nouveau progressé sur fond de résurgence de l’épidémie, tandis que les commandes de bien durables et les dépenses de consommation des ménages ont augmenté plus que prévu.
 
Le rebond de l’économie américaine a été confirmé à +33,1% en rythme annualisé au troisième trimestre.
 
Le marché américain suivra la publication des “minutes” de la Réserve fédérale à 19h00 GMT.
 
CHANGES/TAUX
 
L’”indice dollar” recule de 0,18% face à un panier de devises internationales et l’euro évolue à plus de 1,19 dollar (+0,15%).
 
Sur le marché obligataire américain, le rendement des Treasuries à dix ans perd près de deux points de base, à 0,87%, les investisseurs optant pour la sécurité dans cet actif refuge après l’augmentation inattendue des inscriptions au chômage.
 
Son équivalent allemand à dix ans a fini la journée en léger repli, à -0,572%.
 
PÉTROLE
 
Le pétrole évolue au plus haut depuis mars et a augmenté ses gains après l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) d’une baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis.
 
Le Brent gagne 1% à 48,34 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,36% à 45,52 dollars.
 
Les stocks de brut ont reculé de 754.000 barils alors que les économistes attendaient en moyenne une hausse de 127.000 barils. (Reuters)
 
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