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L'Europe et Wall Street respirent, soulagement sur coronavirus

Mardi 7 Avril 2020

L'Europe et Wall Street respirent, soulagement sur coronavirus
À Paris, le CAC 40 a pris 4,61% à 4.346,14 points, sa plus forte progression journalière depuis le 24 mars. Le Footsie britannique a gagné 3,1% et le Dax allemand s’est octroyé 5,77%.
 
L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 5,17%, le FTSEurofirst 300 de 3,64% et le Stoxx 600 de 3,75%.
 
Au moment de la clôture européenne, les trois indices phares de Wall Street gagnaient environ 5%.
 
Les investisseurs ont retrouvé le goût pour les actifs risqués grâce aux signes d’amélioration de la situation sanitaire, qui suggèrent que les mesures de confinement prises à peu près partout dans le monde permettent de limiter la propagation du Covid-19.
 
L’Italie et l’Espagne, les deux pays européens les plus touchés par la pandémie, ont signalé un ralentissement du nombre de décès dus au coronavirus. En Allemagne, le nombre de nouvelles contaminations a baissé pour la quatrième journée consécutive et, en France, le nombre de morts en milieu hospitalier a reculé entre samedi et dimanche. Dans l’Etat de New York, épicentre de l’épidémie américaine, le nombre de nouveaux décès a diminué dimanche pour la première fois en une semaine tout en restant à un niveau extrêmement élevé.
 
Si un certain soulagement permet pour l’instant aux marchés de rebondir, l’incertitude de la situation, aussi bien sanitaire qu’économique, incite les économistes à rester sur leurs gardes.
 
“À court terme, nous pensons que les performances du marché dépendent principalement de la rapidité à laquelle l’activité économique peut se normaliser et de la portée des mesures budgétaires pour limiter les faillites d’entreprises et les pertes d’emplois”, a déclaré Mark Haefele, directeur des investissements chez UBS Global Wealth Management.
 
VALEURS
 
Tous les grands secteurs de la cote européenne évoluent dans le vert, et particulièrement ceux qui ont le plus souffert ces dernières semaines comme le transport et le tourisme, qui a pris 8,06% et l’automobile (+9,36%).
 
L’indice du pétrole et du gaz (+0,41%) a été cependant affaibli par la baisse des cours. Total a abandonné 0,85%, seule valeur du CAC 40 dans le rouge.
 
La plus forte hausse de l’indice parisien a été pour Renault, qui bondit de 14,17% après des déclarations rassurantes des dirigeants de l’alliance Renault-Nissan au Wall Street Journal sur la capacité du constructeur à surmonter la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus.
 
PSA a pris pour sa part 8,97% après avoir annoncé une nouvelle ligne de crédit syndiquée de trois milliards d’euros. A Londres, le groupe aéronautique Rolls Royce, qui a lui aussi rassuré sur sa trésorerie, a bondi de 18,32%.
 
Dans le secteur bancaire, dont l’indice Stoxx a repris 5,8%, Natixis a gagné 13,44% après avoir chuté de près de 50% la semaine dernière.
 
TAUX
 
Le mouvement haussier des Bourses s’accompagne d’une remontée des rendements des emprunts d’Etat. Le rendement des Treasuries à dix ans grimpe de six point à 0,6525% après trois séances de baisse qui l’ont ramené vendredi à 0,568%, au plus bas depuis le 10 mars. Le papier allemand à dix ans a fini en hausse à -0,42%.
 
CHANGES
 
Le dollar est en petite hausse face à un panier de devises de référence et gagne 0,54% face au yen. La devise japonaise souffre d’une part du regain d’appétit pour les devises plus risqués et d’autre part de la perspective de l’instauration de l’état d’urgence dans plusieurs régions du Japon face à la progression du virus.
 
La livre est en légère hausse face au dollar et à l’euro, les cambistes ayant été rassurés par des nouvelles positives sur l’état de santé du Premier ministre britannique Boris Johnson, qui reste toutefois hospitalisé.
L’euro évolue à l’équilibre, autour de 1,081.
 
PÉTROLE
 
Les cours du brut sont orientés à la baisse après le report à jeudi d’une réunion de l’Opep et de ses alliés susceptible de déboucher sur une réduction sans précédent de l’offre mondiale afin de soutenir le marché.
 
D’après le président du Fonds souverain russe, la Russie et l’Arabie saoudite, qui se livrent depuis plusieurs semaines une guerre des prix, sont “très, très proches” d’un accord.
 
Mais Bjornar Tonhaugen, responsable des marchés pétrolier chez Rystad Energy, a déclaré que même si l’Opep+ acceptait de réduire la production de 15 millions de barils par jour (bpj), “cela ne suffira qu’à effleurer le problème d’une offre excédentaire de 23 mlns de bpj attendue ce mois-ci”.
 
Le Brent perd 4,84% sous 33 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 6,03% à 26,63 dollars.
 
LES INDICATEURS DU JOUR

Le moral des investisseurs dans la zone euro est tombé en avril à son plus bas niveau historique face à la perspective d’une grave récession liée à l’épidémie. En Allemagne, les commandes à l’industrie ont baissé de 1,4% en février. (Reuters)
 
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