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Jérusalem-Est : Report d’une audience sur l’expulsion de familles palestiniennes

Mercredi 26 Mai 2021

La justice israélienne a reporté mercredi une audience consacrée au sort de familles palestiniennes menacées d’expulsion par des colons israéliens à Jérusalem-Est occupé, quelques semaines après qu’un dossier similaire a déclenché une flambée de violences.
 
Une quarantaine de Palestiniens sont menacés d’éviction au profit de colons dans le quartier de Silwan, situé près de la Vieille ville.
 
Mercredi, le tribunal de district de Jérusalem a décidé de reporter une audience dans cette affaire, le temps d’étudier une demande des familles réclamant « l’avis du procureur général », a indiqué à l’AFP leur avocat Yazid Qawaar.  
 
« Il est évident que le gouvernement (israélien) soutient le projet des colons et donc le procureur général doit prendre ses responsabilités. » (Me Yazid Qawaar, avocat des familles menacées d'éviction)
 
Selon Me Qawaar, le tribunal pourrait annoncer sa décision dans la semaine.
Des dizaines de personnes ont manifesté mercredi en soutien à ces familles devant le tribunal, où étaient déployés de nombreux policiers israéliens, selon des journalistes de l’AFP.
 
Au cœur du procès : la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites des maisons dans lesquelles vivent des Palestiniens, mais qui sont convoitées par des colons, à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville, illégalement occupé et annexé par Israël selon l’ONU.
 
D’après la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur « droit de propriété ». Une telle loi n’existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.
 
Dossier similaire à Cheikh Jarrah
 
Le 9 mai, un tribunal de Jérusalem avait reporté une audience clé dans un dossier similaire concernant un autre quartier de Jérusalem-Est, Cheikh Jarrah, où des manifestations de soutien aux familles avaient été émaillées de heurts avec la police israélienne.
 
Des heurts avaient ensuite éclaté sur l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme, entre Palestiniens et forces israéliennes.
 
Avec des centaines de blessés, dont une majorité de Palestiniens, les affrontements avaient été le prélude à une guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza.
Du 10 au 21 mai, 254 Palestiniens ont péri dans des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, dont 66 enfants et des combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait 12 morts parmi lesquels un enfant, une adolescente et un soldat. (AFP)
 
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