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GAZ NATUREL : Entre géopolitique et lobbying, le grand échiquier du gaz européen

Mardi 1 Décembre 2020

Alors que le rôle des énergies fossiles dans le réchauffement climatique ne fait plus aucun doute, l’Europe s’apprête à dépenser 104 milliards d’euros pour développer de nouveaux projets gaziers, d’après nos calculs. En cause, surtout, un jeu d’échecs géopolitique et des gestionnaires de réseaux surestimant la demande européenne en gaz.


GAZ NATUREL : Entre géopolitique et lobbying, le grand échiquier du gaz européen
Sous des bourrasques comme les Hauts-de-France n’en avaient pas connu depuis des mois, les vagues de la mer du Nord viennent frapper la coque rouge de l’immense navire. Le tanker Zarga – 345 mètres de long – a accosté au quai principal du terminal méthanier de Dunkerque, le deuxième plus important terminal méthanier d’Europe continentale, après Barcelone. Il vient décharger sa cargaison : du gaz naturel liquéfié, ou GNL.
 
Pour transporter du gaz à plus de 3 000 kilomètres, il faut le liquéfier, s’il n’est pas possible de le transporter par pipeline. Le procédé consiste à abaisser sa température à – 162 degrés puis à le compresser. De cette façon, son volume se réduit de 600 fois et il devient plus facile à transporter en tanker, par-delà les mers et les océans.
 
D’où vient ce gaz qui arrive à Dunkerque ? « De Russie et des États-Unis, pour la moitié des cargos ; d’autres sources diversifiées, pour l’autre, détaille Juan Vazquez, président de Dunkerque LNG. L’année dernière, Yamal est entré en service plus tôt que prévu, beaucoup d’acteurs en ont profité. »
 
Yamal ? Un site de liquéfaction de gaz naturel dans le nord de la Russie accusé de contribuer « à l’ouverture d’une nouvelle “frontière gazière” dans l’Arctique russe, qui pourrait à la fois mettre à mal une région déjà fragilisée par le réchauffement des températures et entraîner des émissions massives de gaz à effet de serre », selon le réseau ENCO (European Network of Corporate Observatories), dirigé par l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), spécialisé dans l’influence des lobbys sur la politique européenne. Des accusations que le monde gazier réfute : « Ce projet sert à faire venir du gaz russe qui viendrait normalement par pipeline. L’empreinte carbone est la même depuis longtemps », défend un industriel.
(Lire la suite sur : https://www.investigate-europe.eu/fr/2020/entre-geopolitique-et-lobbying-le-grand-echiquier-du-gaz-europeen/ )
 
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