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Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine: Que l’Etat sorte les 71.599 francs Cfa pour la formation des enseignants du préscolaire

Mardi 12 Juin 2018

Le Front pour une Révolution Anti-impérialiste populaire et Panafricaine (FRAPP) qui coordonne la campagne FRANCE DEGAGE (pour la souveraineté monétaire) félicite les enseignants du préscolaire, appelés animateurs polyvalents des cases des tout petits, pour leur lutte (depuis 2011) pour un enseignement préscolaire de qualité par leur envoi en formation diplômante. Arrivés à Dakar depuis le 11 mai 2018 pour que le gouvernement leur dise quand ils seront envoyés en formation, ce n’est que le vendredi 08 juin qu’ils seront reçus par la directrice de l’agence nationale de la case des tout petits.
 
Le FRAPP considère que cela est une bataille gagnée de haute lutte par les enseignants du préscolaire qui ne fait que confirmer que « seule la lutte libère ». Cette bataille a été gagnée après cinq conférences de presse dont une du FRAPP, deux manifestations près du palais présidentiel qui a abouti à l’arrestation de 15 personnes dont un membre du FRAPP ayant duré entre 8 heures et 31 heures et une grève de la faim observée par dix animateurs polyvalents qui a duré trois jours.

Le FRAPP dénonce l’agence nationale de la petite enfance et le gouvernement pour le mépris et le dilatoire qu’ils ont érigés en mode de gestion des légales et légitimes revendications des enseignants du préscolaire.
 
Le FRAPP reste vigilant avec les animateurs polyvalents des cases des tout petits pour le respect dans les meilleurs délais des engagements pris par la directrice de l’agence nationale de la petite enfance.
 
Pour le FRAPP, il arrive au secteur du préscolaire la même chose que ce qui arrive à l’éducation en général, à la santé, à l’agriculture…La domination impérialiste dont le Sénégal est victime ainsi que le vampirisme du budget national (fonds politiques, salaires et avantages indus, institutions budgétivores et clientélistes) privent l’Etat de ressources suffisantes pour faire face aux besoins du peuple. Résultats : un taux brut de préscolarisation inférieur à 20% ; 1.500.000 enfants en âge de scolarisation en dehors des classes ; 70% de taux d’échec au baccalauréat ces trois dernières années ; déficit de plus de 10.000 enseignants dans l’enseignement supérieur ; retards des bourses…
 
Voilà pourquoi le gouvernement a des difficultés pour envoyer tous les deux ans les animateurs polyvalents en formation. Alors que le coût de cette formation est de 71.599 francs Cfa à payer par l’Etat par animateur polyvalent. C’est pourquoi, le FRAPP appelle le peuple sénégalais à lutter résolument pour faire tomber ce système inhumain qui impose à des enseignants un bénévolat qui dure depuis une décennie, qui transforme l’école sénégalaise en « une fabrique d’échecs ». Ce système a pour nom : néocolonialisme.
 
Le FRAPP note de plus en plus des apologies décomplexées (Golbert Diagne, Augustin Senghor, le président de la république…) de la colonisation, du révisionnisme, du négationnisme de l’oppression des noirs en général, des africains et sénégalais en particulier. Le FRAPP fera face démocratiquement avec tous les résistants à ces adeptes d’une réécriture néocoloniale de notre histoire.
 
Le FRAPP invite toutes les municipalités du Sénégal ainsi que les populations qui y résident à débaptiser tous les espaces publics (écoles, rues…) qui portent le nom d’esclavagistes et de colonialistes. A cet effet, le FRAPP reste à l’écoute des maires de Gorée et de Dakar Plateau auquel des correspondances ont été adressées pour débaptiser « La place de l’Europe » et l’avenue Faidherbe et pour une rencontre afin de discuter du sens de nos demandes de débaptisation.
 
Le FRAPP avait également adressé des demandes de rencontre au président de la république du Sénégal et au ministre du commerce sur le franc CFA, les APE, l’accord de Cotonou et le danger que constitue Auchan.
 
Le FRAPP constate, pour le regretter, que les autorités de ce pays pensent que recevoir les citoyens sénégalais, les écouter et prendre en compte leurs avis n’est pas une obligation mais un privilège qu’elles accordent en fonction de la tête du citoyen. Le FRAPP prend à témoin l’opinion publique nationale  de cette attitude inacceptable et irresponsable en démocratie de celles et ceux qui ne refusent rien aux multinationales étrangères mais refusent jusqu’aux rencontres à des citoyens sénégalais.
Fait à Dakar, le 13 juin 2018
 
Signataires :
- Association des Clients et Sociétaires des Institutions Financières (ACSIF) - Cercle des étudiants panafricains de St-Louis – Dafa Jott - Fédération Autonome des Aviculteurs du Sénégal (Faas) Jom/Agir pour l’aviculture - Front anti APE anti CFA - Jow sunu gaal - Ligue Panafricaine Umoja/Sénégal - Mouvement des Jeunes Leaders Panafricains(Bénin) - Mouvement Panafricain de Rejet du franc CFA/Sénégal - Mouvement Panafricain de Thiès – Mouvement Panafricain de l’UCAD - Nittu Dëgg – Petroteam Monde - Réseau Panafricain Espoir d’Afrique – Unité Dignité Courage - Urgences Panafricanistes/Sénégal
 
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