Les Bissau-Guinéens ont approuvé le projet de réforme constitutionnelle qui propose de passer à un régime présidentiel fort pour remplacer le système semi-parlementaire, une étape cruciale dans ce pays dirigé par une junte censée restituer le pouvoir aux civils début décembre.
Après le Zimbabwe, la Guinée, le Togo, l’Ouganda ou le Tchad ces dernières années, il s’agit du dernier exemple d’un pays africain qui a souhaité modifier ou changer sa Constitution pour étendre la durée des mandats, supprimer les limites d’âge ou renforcer les prérogatives du pouvoir exécutif. ...
La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre 2025, veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives, par des militaires qui ont renversé le président sortant, Umaro Sissoco Embalo, et suspendu le processus électoral. Le général Horta N’Tam, un proche de M. Embalo, a été désigné pour superviser une transition d’un an. ...
Ce scrutin précède de quelques mois les élections générales prévues le 6 décembre pour un retour au pouvoir des civils, dans un climat politique tendu. L’opposition avait appelé à boycotter le référendum, notamment le PAIGC, parti historique qui a mené le pays à l’indépendance en 1974. Le référendum s’est, selon lui, déroulé « dans un contexte de restriction des libertés publiques ». [Le Monde avec AFP]







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