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En Afrique du Sud, les ânes placés sous haute protection contre le trafic vers la Chine

Mercredi 22 Juin 2022

En Afrique du Sud, les ânes placés sous haute protection contre le trafic vers la Chine
Leur peau est aujourd'hui presque aussi recherchée que les cornes de rhinocéros, pour de prétendues vertus médicinales: en Afrique du Sud, les ânes, dont la population décline en raison du braconnage, sont placés sous haute protection contre le trafic vers la Chine. Selon une récente étude de l'université d'Afrique du Sud, le nombre de spécimens dans le pays a diminué de plus de 30% en vingt ans, passant de 210.000 têtes en 1996 à 146.000 en 2019.
 
Le même phénomène se produit dans d'autres pays africains comme le Kenya ou le Burkina Faso, faisant craindre aux défenseurs des animaux une extinction de l'espèce sur le continent d'ici seulement quelques années. En cause, une mystérieuse substance appelée "ejiao", tirée de la gélatine de la peau de l'animal une fois bouillie.
 
Le principal consommateur est la Chine, qui a besoin de plus de dix millions d'ânes par an pour nourrir ce marché de plusieurs millions d'euros, selon l'organisation britannique de protection de l'espèce, Donkey Sanctuary. En Asie, le prix de l'"ejiao" peut atteindre l'équivalent de 340 euros le kg. (VOA/AFP)
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