Le ministre ougandais de la Santé a déclaré mardi 28 juillet la fin de l'épidémie d'Ebola dans le pays, mais selon un mode de calcul qui ne correspond pas aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Depuis janvier, une vingtaine de cas ont été recensés en Ouganda, dont 15 cas importés de République démocratique du Congo, où l'épidémie se poursuit.
L'annonce de l'Ouganda a de quoi surprendre. Selon l'OMS, une épidémie peut officiellement être déclarée finie 42 jours après la guérison ou le décès du dernier malade. Or, le dernier malade pris en charge en Ouganda n'est sorti de l'hôpital que le 16 juillet. Il s'agissait d'un Congolais, probablement contaminé en RDC.
Selon les recommandations de l'OMS, la fin de l'épidémie n'aurait donc pas pu être déclarée avant la fin du mois d'août. Mais dans son communiqué, le ministère de la Santé retient une autre date pour faire débuter le décompte de 42 jours : le 16 juin, qui correspond à la sortie du dernier patient contaminé localement en Ouganda. Kampala distingue donc les cas infectés dans le pays des cas dits importés.
Cette approche diffère de celle de l'OMS, pour qui ce qui compte n'est pas le lieu où la personne a été contaminée, mais la possibilité qu'elle ait transmis le virus sur le territoire concerné. Elle diffère aussi des propos tenus récemment par les autorités ougandaises qui, elles-mêmes, le 16 juillet dernier, lorsqu'est sorti de l'hôpital le dernier patient traité dans le pays, indiquaient tout comme l'OMS que le compte à rebours commençait. [RFI]






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