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Devant l’ONU, la Russie accuse Berlin de «provocation»

Mercredi 30 Septembre 2020

La Russie a accusé mercredi l’Allemagne de «provocation» après l’intervention de son chef de la diplomatie devant l’Assemblée générale de l’ONU.
 
Militant de la lutte contre la corruption et critique féroce du Kremlin, Alexeï Navalny, 44 ans, qui a passé un mois dans un hôpital à Berlin, a été victime fin août selon trois laboratoires européens d’un empoisonnement à un agent neurotoxique, imputé par ses partisans et les Occidentaux aux autorités russes.
 
Dans son discours vidéo devant l’Assemblée générale de l’ONU mardi, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a déclaré qu’une «telle violation (de l’interdiction des armes chimiques, ndlr), comme nous avons pu le prouver avec nos partenaires dans le cas de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny, est un problème pour l’ensemble de la communauté des États» et a invité la Russie «à faire davantage pour clarifier cette affaire».
 
«Elucubrations publiques»
 
«Cela semble une provocation que l’Allemagne se soit servie cette fois de la haute tribune de l’ONU pour répéter ces reproches sans fondement sur le soi-disant recours à une substance toxique militaire contre A. Navalny», a réagi mercredi la diplomatie russe dans un communiqué.
 
Elle a dénoncé des «élucubrations publiques» qui constituent pour Moscou «la poursuite d’une ligne ouvertement hostile antirusse de Berlin» et a accusé une nouvelle fois l’Allemagne de refuser de coopérer avec la Russie dans cette affaire.
 
«Compte tenu de ce comportement de l’Allemagne et de ses alliés à l’UE et à l’Otan (...), il est impossible à avoir à faire avec l’Occident jusqu’à ce qu’il ne cesse d’utiliser des méthodes de provocation et de falsification et ne commence à se comporter de manière honnête et responsable», ajoute le communiqué.
 
Hospitalisé initialement dans une ville sibérienne après avoir fait un malaise dans l’avion le 20 août, M. Navalny a ensuite été transféré vers l’hôpital de la Charité à Berlin où il a reçu une visite de la chancelière Angela Merkel.
 
Il est sorti la semaine dernière de l’hôpital et poursuit sa convalescence dans la capitale allemande.
 
Trois laboratoires européens ont conclu à son empoisonnement avec un agent neurotoxique de type Novitchok, conçu à des fins militaires à l’époque soviétique, et les capitales occidentales ont dès lors appelé la Russie à s’expliquer et à enquêter. Moscou rejette toutes les accusations. (ATS/NXP)
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