Les agents de la police de l’immigration américaine peuvent continuer à porter un masque en Californie pendant leurs opérations, a décidé lundi une juge fédérale, ajoutant toutefois que les membres de l’ICE devaient être identifiables.
La magistrate Christina Snyder a jugé qu’un texte californien nommé No Secret Police Act, qui devait entrer en vigueur prochainement, « [discriminait] illégalement les agents fédéraux » puisqu’il s’appliquait à eux seuls, exemptant ceux de la police locale, selon le texte de sa décision.
La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a revendiqué une victoire, au terme de cette une procédure engagée par le département de la Justice.
« Nous continuerons à combattre et à gagner devant la justice pour [défendre] le programme du président Trump en matière d’ordre public, et nous soutiendrons toujours nos formidables agents fédéraux chargés de faire appliquer la loi », a-t-elle écrit sur X.
La juge fédérale a toutefois avancé dans sa décision qu’une interdiction du port du masque pourrait être constitutionnelle si elle était élargie aux forces de l’ordre locales.
Le coauteur du texte, Scott Wiener, membre du Sénat de Californie, a en conséquence annoncé lundi amender « immédiatement » celui-ci pour qu’il s’applique aussi les agents locaux.
La juge Snyder a par ailleurs maintenu une mesure imposant aux membres de l’ICE de s’identifier et d’afficher leur matricule.
« La Californie continuera de défendre les droits civiques et notre démocratie », a réagi sur X le gouverneur démocrate de l’État, Gavin Newsom, un des opposants les plus médiatiques à Donald Trump.
L’usage de masques par des membres non identifiés et lourdement armés de l’ICE suscite la controverse dans les villes démocrates des États-Unis où cette police multiplie les rafles au nom de la lutte contre l’immigration illégale. [AFP]







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