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Boun Abdallah, un maure dans le maquis

Mardi 25 Février 2020

L’ancien premier ministre du Sénégal est une drôle de personnalité dans une drôle de gouvernance. Exfiltré de la primature pour incapacité à obtenir des résultats auprès de ses collègues du gouvernement, il est depuis le début du second (et dernier) mandat de Macky Sall, le secrétaire général de la présidence de la république. Mais hier comme aujourd’hui, il est encore décidé à être le Cassandre d’une mise à mort graduelle des institutions censées refléter la démocratie dans notre pays.
 
Mahamed Boun Abdallah Dionne ne se suffit plus d’être un devin outillé pour prédire un nombre maximal de candidats à une élection présidentielle, ni à souffler le pourcentage de voix sécurisé qui réélit un président. Il prophétise désormais l’avenir de son mentor à la tête du Sénégal pour un temps indéterminé en crachant sur une Constitution pour laquelle il a fait campagne il y a moins de quatre ans.
 
Cassandre ou oiseau de mauvais augure ? Les deux à la fois sans doute, mais il est surtout ce petit maure qui, après s’être ingurgité mille et un litres de thé à la menthe sous la tente du chef, s’en va porter des ballons de sonde un peu partout. D’une opinion publique désabusée à une classe politique émiettée en passant par une société civile faiblarde, toutes collectivement impuissantes à contrecarrer les desseins noirs d’un parti-Etat ayant pris goût à un autoritarisme naissant.
 
Ces messages de Dionne ne sont ni neutres ni innocents, ils viennent en appoint pour asseoir définitivement les pseudo-hésitations d’un président de la république incapable de dire aujourd’hui s’il se retire en 2024 ou s’il envisage, comme certains de ses collègues du «syndicat» des chefs d’Etat africains, un coup de force qui lui permettrait de faire un troisième mandat consécutif.
 
Le maure du palais est un drôle de responsable. En 2016, il se «disait favorable à la limitation des mandats.» Aujourd’hui, il a une autre religion sur le même sujet : «Est-il pertinent de limiter le nombre des mandats ?» Entre ces deux extrêmes, se dégage une si grande conviction !
 
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1.Posté par Me JURAIN le 07/03/2020 12:49
Ce qui est très clair, c'est que notre "vaillant" ex premier ministre qui jouissait d'une retraite dorée, sachant que son avenir très lié à son mentor-sauveur, qui évidemment n'entendait pas se retirer en 2024, déjà pour la simple aison qu'il avait affirmé le contraire, et que question crédibilité dudit mentor, il suffit de se reporter au discou du 03 avril 2012 pour savoir le taux du crédit de confiance que l'on peut apporter à ce genre d'individu, et qui était payé à prix d'or pour ne rien faire, risque d'avoir à reprendre du service.
En effet, notre mentor auto-proclamé était bien évidemment décidé et persuadé qu'il resterait au pouvoir, effectivement jusqu'en 2035, foi de MACKY, puisqu'il avait promis juré le contraire. Jusqu'à peu, le problème du troisième mandat ne se posait même plus, je l'écrivais 'ailleurs ici dans ces mêmes colonnes, dès 2017. Je m'apprétais d'ailleurs à écrire la même chose, concernant le quatrième mandat, lorsqu'un intrus s'est invité dans la danse: Mr Allassane OUATARA; Il est très clair que ces emps derniers, notre bouillonnant président qui marche à l'allure d'un TER (lorsqu'il marchera) avait un œil rivé sur kONAKRI, l'autre sur ABIDJAN; cela avait l'avantage pour notre "MENTOR 3 désigné, d'avoir deux expériences enrichissantes: l'une, le passage en force (KONAKRI), l'autre, le passage en finesse (ABIDJAN). Mais, patratas, voila qu'ABIDJAN fait défaut, et décide (contraint ou forcé) de renoncer au troisième mandat… quant à KONAKRI, la situation risque fort de se terminer ainsi, et le tout sous la pression populaire, ce qui commece à faire prendre conscience à nos vaillants dirigeants africains que:1°) le pays ne leur appartient pas. 2°) que les populations, mêmes analphabètes, sont de moins en moins stupides; 3°)Qu'on ne tripote pas indéfiniment une constitution au gré et faveur des envies.
Ce qui risque de changer quelque peu les plans de notre vaillant président, pour qui le problème du troisième mandat n'était même plus d'actualité, se consacrant dès lors sur le quatrième, d'où l'envoi du ballon-sonde de notre ex, pour, comme en chine, avoir un président élu à vie, en supprimant le nombre des mandats, ce qui parait un cmble pour quelqu'un (le président) qui n'était là, promi juré, que pour cinq ans, et qui lutterait contre la corruption et le népotisme… Au moins celui là, il est parfaitement lisible, et il suffit de l'écouter pour savoir, qu'en réalité, quand il dit oui, c'est non, et quand il dit noir, c'est Blanc. Il suffit de décoder, et au moins ca à l'avantage d'être clair et permet de savoir où l'on est exactement.
Reste que, maintenant, notre président est dans l'obligation d'avoir dans ses tiroirs, un plan "B"; Il faut impérativement qu'il ait en réserve, un "dauphin", quoique un petit gougeon de rivière ferait mieux l'affaire.
En fait, quel est le profil idéal de ce "successeur"?
Avant tout, qu'il garantisse l'imunité du clan FAYE-SALL: les casseroles sont si nombreuses, que même le procureur, pourtant fidèle serviteur dévoué qui ne prend aucune décision sans en avoir reçu l'ordre, n'arrive plus à contenir les autorités et les foules qui se posent quand même des question sur le rôle d'un "Procureur de la République";
Ensuite, qu'il ne soit pas trop intelligent, pour ne pas faire de l'ombre à la "mémoire" de sont prédécesseur drapé de toutes les vertus;
E t c'est là que notre vaillant "petit ex", pourrait (enfin) servir à quelque chose…
Piste à suivre et à méditer! on en reparlera!!!
Me François JURAIN

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