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Au Burkina Faso, l’impasse des déplacés fuyant les djihadistes

Mardi 4 Juin 2024

Rarement nommés par les déplacés, ces hommes armés sont généralement des combattants djihadistes liés à Al-Qaida ou à l’Etat islamique (EI), qui terrorisent les populations par des attaques sanglantes depuis près de dix ans au Burkina Faso. 

 

La région du Sahel paie un lourd tribut : un quart des 2 millions de déplacés internes au Burkina Faso en sont originaires, selon des chiffres officiels de mars 2023 (qui n’ont pas été réactualisés depuis). Le camp de Wendou a même été attaqué en septembre 2023 et au moins huit déplacés ont été tués. 

 

En début d’année, 85 % des écoles et 69 % des infrastructures sanitaires de la région du Sahel étaient fermées, d’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). 

 

Selon un classement du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) publié lundi 3 juin, le Burkina Faso vit la crise de déplacement la plus négligée au monde pour la deuxième année de suite...Comme le Mali et le Niger, des pays voisins également en proie à des violences djihadistes, le Burkina Faso est gouverné par un régime militaire arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2022 et dont les relations avec les puissances occidentales – en particulier la France – sont tumultueuses. 

 

Les autorités affirment régulièrement obtenir des victoires sur les djihadistes, mais les attaques se poursuivent et une partie du territoire reste hors de contrôle de l’armée. [Le Monde avec AFP]

 
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