Plus de 50 personnes sont portées disparues après le naufrage de leur bateau parti de Libye pour rejoindre clandestinement l’Europe, a annoncé mardi 18 mai le ministère de la défense tunisien, faisant état d’une trentaine de survivants. Environ 90 migrants se trouvaient à bord de l’embarcation, selon les premiers éléments d’information, a précisé le porte-parole du ministère, Mohamed Zikri, ajoutant que les rescapés avaient été recueillis sur la plate-forme pétrolière offshore Miskar, dans le sud de la Tunisie.
Les autorités tunisiennes s’efforcent de rapatrier les 33 survivants, en majorité originaires du Bangladesh, vers le port tunisien de Zarzis (Sud-Est), non loin de la frontière libyenne. Un porte-parole régional de l’Organisation internationale des migrations (OIM), Flavio Di Giacomo, a affirmé qu’ils avaient pris la mer dimanche du port libyen de Zouara, à 150 km de Zarzis. (Le Monde avec AFP)
Le Premier ministre malien Moctar Ouane, reconduit dans ses fonctions, a poursuivi, mardi 18 mai, les consultations en vue de la formation du futur gouvernement. Une délégation de l'ancienne majorité et de la société civile ont été reçues. Le M5-RFP, mouvement politique qui a participé à la chute de l'ancien président IBK et qui est très critique vis-à-vis de la transition, est allé en rang dispersé.
Ainsi, l'Union pour la République et la démocratie (URD), principal parti du M5, a annoncé au Premier ministre sa ferme volonté de l'accompagner dans la formation de la nouvelle équipe.
« C’était la première fois de ma vie que j'attends le communiqué d'un conseil des ministres. D'habitude, ça ne me disait rien du tout. » Ahmed, la cinquantaine, habitant la banlieue est d'Alger, électronicien dans une société publique, sourit à pleines dents, racontant cette fin de journée du dimanche 16 mai, quand les autorités ont annoncé, enfin, la réouverture partielle des frontières, fermées depuis mars 2020.
Toute la journée de ce dimanche, les Algériens des deux côtés de la Méditerranée, en proie à un insoutenable ascenseur émotionnel, scrutaient réseaux sociaux et sites d'information pour traquer la moindre fuite, rumeur, indice, sur la possibilité de la réouverture des frontières. (Le Point)
C'est l'une des catastrophes les moins médiatisées au monde. À Madagascar, 1,5 million de personnes sont frappées par une grave crise alimentaire et ont besoin d'une aide d'urgence. Plusieurs dizaines de personnes sont déjà mortes de faim. En cause, la sécheresse sans précédent qui s'est abattue sur le sud de l'île ces dernières années et a détruit la quasi-totalité des cultures. Le Programme alimentaire mondial (PAM) demande une aide d'urgence de 62,45 millions d'euros, notamment pour la région d'Anosy, la plus durement frappée par la crise.
À Madagascar, depuis six mois, hommes, femmes, personnes âgées et enfants meurent de faim dans l'indifférence générale. Des villages reculés de l'extrême sud, difficilement accessibles, sont devenus des mouroirs. Les images d'enfants squelettiques sont choquantes. Selon le PAM, 1,5 million de Malgaches ont actuellement besoin d'une aide alimentaire d'urgence, sans quoi ils ne survivront pas. En cause : une sécheresse inédite et galopante, due au dérèglement climatique mondial. (France24)
La situation humanitaire à Mekelle est inquiétante. La capitale de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, où le conflit dure depuis novembre, accueille de plus en plus de réfugiés. La ville compte désormais plus d’une vingtaine de camps installés notamment dans des écoles. Des organisations humanitaires construisent des abris mais en attendant, les autres sites sont saturés.
Une semaine après son ouverture, plus de 5000 déplacés s’entassent déjà dans l’école primaire Mayweli. Ils dorment à l’intérieur des salles de classe, sur des matelas ou sur des bancs, dans une hygiène déplorable. Hadoush vient de Humera, dans l’ouest du Tigré. « On manque de tout. Les gens ont faim. Hier une femme en train d’accoucher est morte car il n’y avait pas d’ambulance. Ma ville a été attaquée par des miliciens Amharas. Quand j’ai vu des femmes enceintes se faire poignarder, j’ai pris ma famille et j’ai fui sans rien emporter. » (RFI)
Depuis la semaine dernière, l'Italie exprime sa colère contre la Libye. Des pêcheurs accusés d'avoir violé l'espace maritime disent avoir été attaqués a balle réelle par des gardes-cotes libyens. Malgré le courroux italien, l'ambassadeur libyen à Rome estime que cet incident n'aura pas de conséquences sur les relations entre les deux pays.
Le jeudi 6 mai, l'Italie dénonce une attitude inadéquate de la part des garde-côtes libyens, demandant aux pécheurs italiens de ne pas s'approcher d'une zone qualifiée de « dangereuse ». Les garde-côtes libyens, eux, ne réagissent que ce dimanche 9 mai en précisant qu'ils ont seulement fait des tirs de sommation. Ils dénoncent alors une « incursion illégale », et une « violation répétitive » des bateaux de pêche italiens, dans les eaux territoriales libyennes. (RFI)
Six personnes ont été tuées et six autres blessées dans un attentat suicide dimanche contre un commissariat de police à Mogadiscio, a indiqué la police. L'attaque s'est produite à Warberi, dans le sud de la ville, sur la route très fréquenté de Maka al-Mukaram.
"L'explosion a été tellement puissante qu'elle a détruit des parties de l'immeuble", a déclaré à l'AFP le chef de la police somalienne, Ibrahim Mohamed. La circulation sur cette route a été temporairement fermée par la police, selon des témoins. "Six personnes dont quatre civils et deux policiers ont été tués dans cette attaque qui a visé le commissariat de police", a dit à l'AFP le porte-parole de la police Sadik Dudishe. (AFP)
En Afrique de l’Ouest, les pays du golfe de Guinée redoutent une contagion jihadiste. La présence de cellules terroristes au sud du Burkina Faso inquiète les États frontaliers : Bénin, Côte d’Ivoire, Togo et Ghana. Dans ce contexte, le Ghana, pays anglophone entouré de voisins francophones, approfondit sa coopération militaire avec Paris.
Une quarantaine de soldats issus des unités d’élite du pays viennent de suivre une formation au combat urbain, dispensée par les Éléments français stationnés au Sénégal (EFS). (RFI)
Deux civils sont décédés samedi, dans le nord du Mali, au passage de leur véhicule sur un engin explosif, et quinze autres ont été blessés. La veille, c'est trois soldats maliens avaient trouvé la mort dans des circonstances similaires dans le centre du pays. Les incidents meurtriers de ce type sont récurrents au Mali en proie à une insurrection jihadiste.
Le camion qui a explosé samedi transportait des travailleurs algériens et nigériens. Ils se dirigeaient vers un site d'orpaillage, lorsqu’il a heurté un engin explosif, à quelques dizaines kilomètres de Tessalit, dans le nord du Mali, selon le porte-parole de la mission de l’ONU dans le pays. L’incident meurtrier a d’ailleurs eu lieu a proximité d’une base de l’ONU. Trois casques bleus tchadiens sont allés porter secours aux victimes. La veille, c’est trois soldats de l’armée malienne qui avaient été tués, là encore suite à l’explosion d’une mine au passage de leur convoi près d’Hombori, cette fois dans le centre du pays. (RFI)
Au Tchad, la journée a été calme, ce dimanche 9 mai, après les violences qui ont marqué les rassemblements organisés, samedi, à Ndjamena et dans tout le pays, par la coalition citoyenne Wakit Tama. L’Union africaine se penche, à partir de ce lundi, sur la question d’éventuelles sanctions contre le régime tchadien. Réunion décisive sur le Tchad ce lundi matin au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba.
Le Conseil paix et sécurité qui n'était pas parvenu à s'accorder sur une ligne de conduite (sanctions ou pas) fin mai après le décès d'Idriss Déby Itno et la prise du pouvoir par le Comité militaire de transition, doit se pencher ce matin sur le rapport de mission, mission qu'il avait envoyée dans ce pays en vue de recueillir les éléments qui devaient le guider dans ce choix. (RFI)
La police tchadienne a dispersé samedi 8 mai à coups de gaz lacrymogène quelques manifestations sporadiques de dizaines de personnes à l’appel de l’opposition et de la société civile à N’Djamena contre la junte qui a pris le pouvoir après la mort du président Idriss Déby Itno, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP).
Les autorités militaires ont interdit vendredi les rassemblements prévus par Wakit Tama, une coalition de partis d’opposition et de représentants de la société civile, qui avait appelé à manifester contre le Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby, qui concentre presque tous les pouvoirs. Dans le 6e arrondissement de N’Djamena, au sud de la capitale, la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser une tentative de rassemblement sur la place First Africa, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Les forces de l’ordre sont massivement déployées dans les rues de la capitale. Un petit groupe de manifestants a brûlé des drapeaux français, dans le 5e arrondissement, dans le nord de la capitale. La France est accusée par une partie de l’opposition de soutenir le nouveau pouvoir depuis que le président, Emmanuel Macron, est venu à N’Djamena rencontrer les nouvelles autorités à l’occasion des funérailles du maréchal Déby, seul chef d’Etat occidental à avoir fait le déplacement. « Oui à un pouvoir civil », ont écrit sur une pancarte des manifestants. (Le Monde avec AFP)
L’Union européenne au chevet du Mozambique confronté à une insurrection djihadiste dans la province de Cabo Delgado. La dernière attaque contre la localité de Palma, le 24 mars a fait des dizaines de morts. Bruxelles se propose d’envoyer une mission de formation militaire dans le pays. «Il s'agira d'une mission militaire et le Portugal a déjà offert la moitié du personnel.
En fait, le Portugal a déjà envoyé des instructeurs militaires, mais cette mission portugaise doit être considérée comme un premier pas et elle sera intégrée à celle de formation de l'Union européenne, si nous nous mettons finalement d'accord sur ce point.», a déclaré Josep Borrell, Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères. … Les attaques les djihadistes au Mozambique ont fait depuis 2017 près de 2 600 morts et plus de 67 000 déplacés. (AfricaNews)
Une coalition de banques multilatérales de développement et de partenaires a promis un financement de plus de 17 milliards de dollars au total sur plusieurs années pour améliorer la sécurité alimentaire en Afrique, ont-elles indiqué vendredi. Cette annonce de fonds a été faite à l'issue d'un événement en ligne de deux jours sur le thème «Nourrir l'Afrique», organisé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Fonds international de développement agricole des Nations unies (Fida).
Pour leur part, 17 chefs d'État africains, qui participaient à la réunion, se sont engagés à doubler les niveaux de productivité de leur agriculture grâce aux technologies, aux investissements dans l'accès aux marchés et au développement de la recherche. (Le Figaro)
155 millions de personne ont eu faim dans le monde en 2020. Une situation qui ne cesse de se dégrader depuis 2016, depuis que le Réseau mondial contre les crises alimentaires publie ses rapports. « On a vu qu'il y avait une augmentation constante des personnes en besoin, souligne Luca Russo, expert en crise alimentaire à la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. On en avait moins de cent millions il y a cinq ans, et désormais on en a 155 millions. Donc c'est vraiment un problème structurel. »
Un problème engendré par les conflits et les guerres. En Afrique où vivent 63% des personnes victimes de crises alimentaires dans le monde, ce sont les pays en crise qui vivent les situations les plus dramatiques. « Le pays où on a les chiffres les plus importants, c'est la RDC, avec vingt millions de personnes en besoin (alimentaires, NDLR) aujourd'hui. Il ne faut pas oublier les pays peut-être plus petit mais où la crise a une véritable profondeur comme la République centrafricaine où plus de 50% de la population est en besoin aujourd'hui. Et puis, c’est le Soudan du Sud, où l'on a eu une famine dans une zone limitée du pays au mois de novembre, le Nigeria aussi, surtout le Nord-Est. Et enfin un peu le Burkina Faso. Ça ce sont des pays où l'on a presque constaté des phénomènes de famine. Tout cela est lié aux conflits. » (RFI)
Depuis plusieurs jours, Casimir et ses camarades enterrent les corps des jeunes qui ont été tués lors des manifestations de la semaine dernière à N'Djamena contre la junte au pouvoir. Après la formation dimanche d'un gouvernement de "réconciliation" au Tchad, composé de ministres du défunt président Idriss Déby Itno, la pilule est pour lui amère.
"La Constitution a été violée par le Conseil militaire de transition" (CMT), dit-il sur le parking de l'hôpital de l'amitié Tchad-Chine où un énième corps attend d'être emporté. Le CMT est dirigé par Mahamat Idriss Déby, fils président-maréchal Déby, mort sur le front il y a deux semaines face à une rébellion.
Mahamat Idriss Déby, entouré de 14 généraux, tous fidèles à son père, concentre presque tous les pouvoirs et s'est arrogé le titre de président de la République. Dès la prise de pouvoir de la junte, l'opposition et la société civile ont dénoncé un "coup d'État institutionnel". (AFP)
L'Afrique ne fabrique qu'un pour cent des vaccins nécessaires à ses 1,3 milliard d'habitants, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique). Le tableau est tout aussi déséquilibré du côté de la recherche et du développement : seuls 2 % des essais cliniques de vaccins ont lieu en Afrique, et la plupart d'entre eux sont réalisés dans trois pays seulement, indique le CDC Afrique.
Réunis en avril de cette année, les dirigeants africains ont insisté sur le fait que le continent ne pouvait continuer à dépendre de la bonne volonté des autres. Le CDC Afrique s'est fixé un objectif ambitieux, à savoir que le continent fabrique 60 % des vaccins dont elle a besoin d'ici 2040. (BBC)
Le fondateur de Jeune Afrique s’est éteint ce lundi 3 mai à l’âge de 93 ans. Il était hospitalisé à Paris depuis la fin du mois de mars. Né à Djerba le 2 avril 1928, dans une Tunisie sous protectorat français, Béchir Ben Yahmed, fondateur et patron historique de Jeune Afrique, est décédé lundi 3 mai à l’hôpital parisien Lariboisière des suites d’une contamination au Covid-19.
Militant du Néo-Destour aux côtés de Habib Bourguiba, Béchir Ben Yahmed avait été, très jeune, ministre dans le premier gouvernement de la Tunisie indépendante. Mais la tentation du journalisme l’habitait déjà : en 1956, il lançait l’hebdomadaire L’Action puis, en 1960, Afrique Action qui, un an plus tard, allait devenir Jeune Afrique. Après avoir mené de front ses carrières ministérielle et journalistique, il avait finalement opté pour la seconde et, pour se donner les moyens de son indépendance, avait décidé en 1962 de quitter Tunis pour Rome. Puis, deux ans plus tard, pour Paris où le groupe est toujours installé. (Jeune Afrique)
Deux ans après l'éviction du dictateur soudanais Omar el-Béchir, le 11 avril 2019, l'engouement révolutionnaire s'est tassé. La transition démocratique patine et les élections, initialement prévues pour 2022, ont été décalées à début 2024. L'inflation a atteint 341 % en mars et étrangle chaque jour un peu plus les Soudanais. Tout comme les pénuries de pain, de carburant, de gaz et de médicaments.
Les comités de résistance, groupes de bénévoles répartis sur l'ensemble du territoire, estiment donc qu'il est de leur devoir de corriger le tir en unifiant les milliers d'antennes locales. Ces entités ont d'abord joué un rôle actif dans l'organisation des manifestations amorcées en décembre 2018, puis du sit-in réclamant le départ des militaires. Jusqu'à ce que ces derniers dispersent ce rassemblement dans le sang le 3 juin 2019.
Avant de finir par accepter, deux mois plus tard, l'idée d'un gouvernement de transition mixte, au sein duquel ils partagent le pouvoir avec les civils. Le 5 novembre 2019, les nouvelles autorités ont précisé, dans un décret, le large champ d'action des comités de changement et de services, eux-mêmes supervisés par les comités de résistance. (Le Point)
Kalev Mutondo, était appelé à comparaitre ce lundi devant le tribunal de grande instance de la Gombe à Kinshasa. L’ancien administrateur général de l’Agence nationale des renseignements (ANR) est traduit en justice par trois de ses victimes : le président du parti SCODE Jean-Claude Muyambo, Cyrille Doe Mupampa et Joseph Kapula Mulumba.
Les plaignants poursuivent Kalev Mutondo pour atteinte aux droits humains. C’est par citation directe que les plaignants ont saisi le tribunal de grande instance de la Gombe. Jean-Claude Muyambo, Cyrille Doée et Joseph Kapepula demandent la condamnation de l’ancien chef de l’ANR sous Joseph Kabila qu’ils accusent de tortures, traitements cruels, inhumains, et dégradants ainsi que de tentative d’assassinat. Tous trois avaient été arrêtés et détenus sur ordre, disent-ils, de Kalev Mutondo. (RFI)
Les éléphants, emblèmes de la Côte d’Ivoire, sont en voie d’extinction dans ce pays d’Afrique de l’Ouest : leur nombre a baissé de moitié en trente ans sous les effets conjugués de la déforestation et du braconnage, a annoncé mercredi 28 avril le ministère ivoirien des eaux et forêts.
«Notre faune est en danger : 208 espèces sont en voie d’extinction. La population d’éléphants a diminué au cours des trente dernières années. On est passé de 1 100 individus en 1990 à moins de 500 aujourd’hui», a déclaré à l’AFP le colonel major des eaux et forêts Martial Kouamé Mé. «La population de pachydermes était de 100 000 individus dans les années 1960», lorsque la Côte d’Ivoire comptait 16 millions d’hectares de forêts, a souligné le colonel Kouamé, également directeur de cabinet adjoint au ministère des eaux et forêts. (Le Monde avec AFP)