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Visas refusés à la délégation palestinienne : le Hamas accuse Washington de violer les accords internationaux

Lundi 21 Septembre 2026

Le Hamas a condamné lundi le refus des États-Unis d’accorder des visas à une délégation palestinienne souhaitant participer aux réunions de l’Assemblée générale des Nations unies.

 

« Cette décision constitue une violation flagrante des conventions et accords internationaux régissant le fonctionnement du siège des Nations unies et s’inscrit dans la poursuite de la politique d’alignement total des États-Unis sur l’occupation sioniste », a déclaré le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, dans un communiqué.

 

Ces restrictions sont appliquées pour la deuxième année consécutive. En 2025, Washington avait refusé des visas au président palestinien Mahmoud Abbas et à d’autres responsables, contraignant le dirigeant palestinien à intervenir par visioconférence.

 

Jeudi, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution autorisant l’État de Palestine à participer au débat général de sa 81e session au moyen d’un discours préenregistré de son président, qui sera diffusé dans la salle de l’Assemblée.

 

Le texte a été soutenu par 152 pays, tandis que trois ont voté contre et quatre se sont abstenus.

 

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a rejeté jeudi la décision de Washington de prolonger les restrictions de visas visant des responsables palestiniens, accusés de ne pas avoir respecté leurs engagements envers les États-Unis. Il a demandé la levée de la mesure et l’ouverture d’un dialogue direct palestino-américain.

 

En vertu de l’accord de 1947 relatif au siège de l’ONU, conclu entre l’organisation et les États-Unis, Washington est tenu, en tant que pays hôte, de faciliter l’accès au siège new-yorkais aux représentants des États et entités participant aux activités des Nations unies.

 

La Palestine bénéficie depuis 2012 du statut d’État observateur non membre auprès de l’ONU.

 

Parmi les 193 États membres de l’organisation, 160 reconnaissent l’État de Palestine, également partie à plus de 100 organisations et traités internationaux, selon le ministère palestinien des Affaires étrangères.

 

Israël et les États-Unis s’opposent à cette reconnaissance. Washington a par ailleurs utilisé son droit de veto au Conseil de sécurité pour empêcher la Palestine d’obtenir le statut de membre à part entière de l’ONU.

 

Depuis le 8 octobre 2023, l’offensive israélienne dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts et 174.000 blessés palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants, selon les autorités gazaouies. Le Hamas qualifie ces opérations de génocide.

 

Les administrations américaines successives ont apporté à Israël un soutien militaire, financier et diplomatique, notamment en utilisant leur droit de veto au Conseil de sécurité.

 

La création d’Israël en 1948 et la guerre qui l’a accompagnée ont entraîné des massacres et le déplacement d’au moins 750.000 Palestiniens. Israël a ensuite occupé en 1967 les autres territoires palestiniens et continue de rejeter leur restitution intégrale ainsi que la création d’un État palestinien dans les conditions prévues par les résolutions de l’ONU. [AA]

 
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