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Migrants : après Calais, la France veut démanteler un autre camp dans le nord

Mercredi 15 Mars 2017

Migrants : après Calais, la France veut démanteler un autre camp dans le nord
Paris - Le ministre français de l'Intérieur Bruno Le Roux a annoncé mercredi son intention de lancer "le plus rapidement possible" le "démantèlement" du camp de Grande-Synthe où vivent quelque 1.500 migrants, près de Dunkerque (nord).

"On ne peut plus laisser les choses continuer comme cela", a estimé le ministre à propos de ce camp dont la population a fortement progressé depuis la fermeture en octobre du bidonville de Calais (à une trentaine de kilomètres plus à l'ouest), où s'entassaient plusieurs milliers de migrants.

Le "démantèlement progressif du camp (de Grande-Synthe) doit pouvoir démarrer le plus rapidement possible", a-t-il insisté.

Rixes et tensions entre réfugiés - principalement kurdes - ont émaillé le fonctionnement de ce camp, ouvert en mars 2016 à l'initiative de la mairie écologiste qui assurait respecter les normes internationales en vigueur pour les sites humanitaires.

M. Le Roux s'est notamment inquiété de phénomènes "inacceptables", tels que "rançons" ou "prêts" pour "limiter l'accès" à des dispositifs tels que les douches par exemple. Ces phénomènes ne peuvent perdurer, "surtout compte tenu des afflux qui peuvent continuer à arriver", a-t-il estimé.

L'organisation Médecins du Monde (MDM) avait récemment dénoncé dans un communiqué "un abandon des pouvoirs publics" dans ce camp.

"A la suite de la destruction d'une partie des abris, les 1.500 personnes officiellement recensées doivent aujourd'hui s'entasser dans moins de 300 cabanons devenus extrêmement vétustes car non entretenus. Ces conditions sanitaires détériorées et cette promiscuité affectent directement la santé des personnes", avait déploré MDM.

"Si la situation continue de se détériorer, le camp de Grande-Synthe pourrait très rapidement devenir un épisode désastreux de plus dans la politique migratoire de la France, témoignant du manque de volonté politique dans la recherche de solutions pérennes", avait estimé cette ONG.
 
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