Un salon immobilier israélien prévu à Londres suscite une vive controverse après des accusations de liens avec des projets situés dans des colonies en Cisjordanie occupée. Des responsables politiques et des ONG demandent son interdiction.
Un événement immobilier israélien prévu à Londres le 14 juin suscite une vive controverse après des révélations de Middle East Eye (MEE) sur la présence d’entreprises liées à des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.
Bien que le lieu reste secret, l’événement est déjà dénoncé par plusieurs responsables politiques et organisations de défense des droits humains, qui réclament son interdiction.
Selon l’enquête, plusieurs sociétés participantes seraient impliquées dans des projets immobiliers situés dans des colonies considérées comme illégales au regard du droit international. Parmi elles, Harey Zahav ferait la promotion de biens dans la colonie de Negohot, tandis que Meshulam Levinstein aurait lancé des projets à Qods-Est et en Cisjordanie occupée.
D’autres acteurs, tels que Tivuch Shelly ou Africa Israel Residences, seraient également associés à des projets dans ces territoires occupés.
Un salon déjà au cœur de la polémique
Face à ces révélations, plusieurs responsables politiques britanniques ont réagi. Le chef du Parti vert, Zack Polanski, a dénoncé un événement « obscène », estimant qu’il est inadmissible que Londres accueille une telle promotion de terres dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée.
L’ancien chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a lui aussi condamné l’initiative, qu’il juge « injuste, illégale et inadmissible », affirmant qu’une puissance occupante ne peut vendre des terres qui ne lui appartiennent pas.
Les autorités britanniques suivent le dossier de près. Le ministère des Affaires étrangères a rappelé que les colonies israéliennes sont « illégales au regard du droit international » et qu’aucune activité économique britannique ne devrait s’y dérouler. Le gouvernement dit examiner la situation et n’exclut pas des mesures supplémentaires si des violations sont constatées.
De leur côté, les organisateurs démentent toute implication dans des terres situées en Cisjordanie occupée, assurant que les projets présentés se situent « à l’intérieur de la Ligne verte ». Ils dénoncent des accusations « motivées politiquement » et qualifiées d'« infondées ».
À New York, un événement similaire avait déjà suscité des critiques, notamment de la part du maire Zohran Mamdani, opposé à toute promotion immobilière liée aux colonies.
À Londres, plusieurs ONG, dont Amnesty International et le Centre international de justice pour les Palestiniens, appellent désormais à l’annulation pure et simple du salon. [Press TV]







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