Le Conseil constitutionnel a rejeté aujourd’hui toutes les propositions faites par le « dialogue national » les 26 et 27 février 2024 relatives à l’élection présidentielle. Dans une décision rendue en début de soirée, les juges constitutionnels affirment encore une fois que « la fixation de la date du scrutin au-delà de la durée du mandat du President de la République en exercice est contraire à la Constitution. »
Lors du dialogue précité, la date du 2 juin 2024 avait été proposée par les participants pour la tenue de l’élection présidentielle
Le Conseil constitutionnel rappelle aussi que « seuls les 19 candidats retenus par la décision no 4/E2024 du 20 février 2024 participent au scrutin. »
Dans les conclusions dudit dialogue encadré par les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, possibilité avait été ouverte pour une « réévaluation » et un « réexamen » des candidatures qui avaient été rejetées par la juridiction électorale dans sa décision du 20 janvier 2024.
La dernière trouvaille brandie par le gouvernement pour organiser une élection présidentielle est de faire prévaloir l’article 36 alinéa 2 de la Constitution pour la suppléance du pouvoir après que le président Sall a confirmé son départ le 2 avril prochain. A ce niveau, le Conseil constitutionnel est catégorique : « cet article n’est pas applicable au cas où l’élection n’a pas lieu avant la fin du mandat en cours. » Une position déjà réaffirmée par un grand nombre de constitutionnalistes avant même cette mise au point des juges constitutionnels.







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