Le Premier ministre belge a critiqué mercredi les États-Unis, sans les nommer, affirmant que le « plus grand allié » de l'Europe tente d'exploiter la vulnérabilité du continent.
S'exprimant au Palais royal de Bruxelles, Bart De Wever a souligné que l'Europe est confrontée à une instabilité géopolitique et économique croissante. Il a de nouveau critiqué Washington, sans le nommer, déclarant : « Notre plus grand allié tente d'exploiter cette vulnérabilité. »
Par vulnérabilité, le Premier ministre faisait référence à la situation dans laquelle l'Europe ne disposera pas des moyens militaires nécessaires pour défendre sa souveraineté pendant des années.
« Cela donne l'impression que la souveraineté des pays européens et la volonté démocratique de leurs peuples n'ont plus vraiment d'importance », a-t-il déclaré, selon l'agence de presse Belga.
Il a également souligné que la Belgique doit se préparer à « une longue période de troubles géopolitiques et économiques ».
De Wever a comparé le défi auquel l'Europe est confrontée aux guerres médiques du Ve siècle avant J.-C., lorsque les cités-États grecques de Sparte et d'Athènes ont résisté à la domination perse.
« Nous ne pouvons tolérer que l'intégrité et le droit à l'autodétermination d'un allié européen soient bafoués, même lorsque cette pression émane de la plus grande puissance mondiale », a-t-il souligné. De Wever a ajouté : « L'Europe, à l'Est comme à l'Ouest, doit être unie. »
Lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, en Suisse, la semaine dernière, le Premier ministre belge a déclaré qu'il dirait au président américain Donald Trump qu'il « franchissait des lignes rouges » dans un contexte de différend persistant concernant l'intérêt de Washington pour l'acquisition du Groenland, territoire danois.
Par ailleurs, s'exprimant avant une réunion des dirigeants de l'UE à Bruxelles vendredi, De Wever a déclaré : « Les États-Unis sont la plus grande puissance, mais notre dignité n'est pas à vendre. Nous ne sommes pas des esclaves. » [AA]






FRANCE


