Le gouvernement malien a annoncé offrir une récompense de 2 milliards de francs CFA (3 millions d’euros) à toute personne qui fournira des informations « permettant l’arrestation ou la neutralisation » d’Iyad Ag Ghaly, chef du Jnim.
Ex-rebelle touareg et ancien diplomate malien, Iyad Ag Ghaly est aujourd’hui le chef du Jnim (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), créé en 2017. Il est l’homme le plus recherché au Sahel, sous sanctions de l’ONU, inscrit sur la liste des « terroristes » des États-Unis et visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dans un communiqué lu à la télévision nationale le 4 juin, le gouvernement dit mettre à prix la tête de six autres responsables, notamment un autre dirigeant du Jnim, Amadou Kouffa (pour 2,2 millions d’euros) et deux dirigeants du Front de libération de l’Azawad (FLA), Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif. ...
Cette réaction intervient après « le samedi noir » qu’a vécu le Mali le 25 avril dernier, quand les jihadistes du Jnim alliés à la rébellion du FLA ont mené des attaques coordonnées qui ont visé dans plusieurs régions du pays des positions stratégiques de la junte au pouvoir à Bamako. Ces attaques ont notamment coûté la vie au ministre malien de la Défense Sadio Camara, 47 ans, un des piliers de la junte, tué dans un attentat-suicide.







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