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Le Hamas dénonce le plan américain pour l’après-guerre à Gaza

Lundi 1 Septembre 2025

Un responsable du Hamas a affirmé lundi que Gaza n’était « pas à vendre » après des informations du Washington Post sur un plan des États-Unis pour l’après-guerre prévoyant de déplacer la population et de placer le territoire palestinien sous contrôle américain.

 

Sollicité par l’AFP, le département d’État n’a pas réagi dans l’immédiat aux informations du journal sur ce projet publié quelques jours après une réunion à Washington censée selon l’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, examiner un « plan très complet » pour l’après-guerre dans la bande de Gaza.

 

Le plan de 38 pages, consulté par le quotidien américain, envisage le déplacement « volontaire » des quelque deux millions d’habitants de Gaza vers d’autres pays ou dans des zones sécurisées à l’intérieur du territoire dévasté par près de deux ans de guerre, le temps de sa reconstruction pour le transformer en un centre touristique et technologique.

 

Le territoire palestinien serait placé pendant dix ans sous l’administration d’une entité baptisée Gaza Reconstitution, Economic Acceleration and Transformation Trust, ou GREAT Trust, qui laissera après la place à une « entité palestinienne réformée et déradicalisée », d’après la même source.

 

Ceux qui accepteraient de partir recevraient 5000 dollars en argent ainsi qu’une aide couvrant quatre ans de loyer et un an de nourriture, toujours d’après le plan rapporté par le journal américain.

 

« Gaza n’est pas à vendre », a déclaré Bassem Naïm, membre du bureau politique du Hamas, sur les réseaux sociaux, en affirmant que le territoire est « une partie intégrante de la grande patrie palestinienne ».

 

Il a souligné le « refus du Hamas et de notre peuple » de ce plan.

 

Ce projet américain a d’ores et déjà été rejeté par les pays arabes, occidentaux et par l’ONU.

 

« Le Hamas rejette tous ces plans qui déplacent notre peuple et maintiennent l’occupant sur nos terres », a déclaré un autre responsable du Hamas sous couvert de l’anonymat.

 

Interrogés par l’AFP sur le plan publié par le Washington Post, des habitants du territoire palestinien ont exprimé leur méfiance.

 

« Est-ce que Trump accepterait d’être déplacé de sa maison et de sa ville si la Russie devenait plus forte que les États-Unis ? », a affirmé Waël Azzam, la soixantaine, un déplacé à Khan Younès (Sud).

 

« Le plan américain, c’est du vent, ils nous mentent. S’ils veulent vraiment aider Gaza, tout le monde sait ce qu’il faut faire : faire pression sur Nétanyahou pour qu’il arrête la guerre et les tueries », a déclaré Qassem Habib, 37 ans, qui vit sous une tente dans la ville de Gaza (Nord). (…) [IMPACT.SN avec  AFP]

 
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