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"La restructuration de la dette du Sri Lanka sous l'égide du FMI et les enseignements pour le Sénégal"

Lundi 15 Juin 2026

L'économiste indépendant Ahilan Kadirgamar
L'économiste indépendant Ahilan Kadirgamar


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Source : Ndongo Samba Sylla - Facebook
 
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1.Posté par Me François JURAIN le 16/06/2026 11:04
Il convient de noter, et cela a quand même son importance, que le FMI n'impose pas: IL analyse, fait par de son analyse, et propose une solution, effectivement draconienne, pour en sortir, en échange d'un financement de sauvetage. La restructuration de la dette (allongement de la durée, renegociation de certaines dettes, ect... afin de rendre le poids de la dette supportable, et permettre au pays, sous certaines conditions, de continuer d'investir afin que le pays ne se meurt pas d’asphyxie).

Il n'y a pas si longtemps, l'ex premier ministre, actuel Président de l'assemblée Nationale, leader maximo du parti révolutionnaire, souverainiste et panafricaniste, PASTEF, et gardien en chef de la révolution prônée par ce parti, disait, texto: LE SENEGAL (pays) perdrait son honneur et sa dignité, en acceptant une restructuration de la dette "imposée" par le FMI.
Soit: s'en est suivi des emprunts et autres titrisations, sur les marchés financiers locaux, afin d'éviter le défaut de paiement qui guettait: il s'en est même suivi, fin 2025, une petite manœuvre pas très catholique, dont la légalité est tolérée, sous certaines conditions, fin 2025: c'était ça ou le défaut de paiement.

Notre Ministre des finances en chef se gargarisait à chaque fois qu'il plaçait des titres, à des taux prohibitifs qu'il faudra bien honorer un jour, la vie était belle sous le chaud soleil: tout le monde, dixit le ministre, se battait pour acheter des titres "SENEGAL! (oubliant au passage d'annoncer aussi les mauvaises nouvelles!)

Arrivait ce qui devait arriver, car si on peut mentir et bonimenter auprès d'un peuple pas forcément ouvert à la science des finances publiques, tout le monde peut comprendre, car tout le monde ou presque est passé par là, que lorsque vous vivez à crédit, "ça roule" tant qu'il y a des prêteurs; le jour où ceux là font défaut, en général parce qu'il perdent confiance en vous, et que les dépenses dépassent les rentrées d'argent, et bien, inévitablement, sauf miracle, c'est la catastrophe.

Et la catastrophe, comme beaucoup l'avait prévue, on y est! car plus personne ou très peu font confiance à la signature "SENEGAL", devenu l'avant dernier pays le plus endetté des pays d’Afrique, avec une dette extérieure, de plus en plus difficile, voire impossible pour les mois à venir, à rembourser, et qui plus est au détriment d'une dette intérieure qui s'alourdit de plus en plus, laissant craindre des mouvements sociaux et civils dont personne ne peut prédire à ce jour, l'ampleur. DONC, il faut en sortir, et vite! voir très, très vite!

Pour cela, on a besoin d'aide: levez le doigt, les puissances ou autres organismes étrangers qui veulent nous aider! PERSONNE, à part le FMI qui a timidement levé la main posée sur le bureau, mais de quelques millimètres seulement! c'est dire où nous en sommes!!!

Donc, résumons: Une dette abyssale, qui s'agrandit de jour en jour, et dont le remboursement, au moins pour la dette extérieure, est quasiment obligatoire, sinon, c'est le défaut de paiement et toutes ses conséquences catastrophiques, mais de jours en jours, c'est l'impossibilité de rembourser qui domine...

Un seul organisme, le FMI, qui ne dit pas oui, mais ne dit ps non: on peut penser que mettre les pieds dans une telle situation ne permet pas au pays SENEGAL, d'organiser un appel d'offre et sélectionner le meilleur: IL N'Y A QU'UN CANDIDAT!

RAJOUTER A CELA QUE LE LEADER MAXIMO du parti majoritaire PASTEF, considéré par les siens comme le messie envoyé par le prophète, dont on aurait pu attendre, qu'il fasse un miracle, s'est révélé incapable et incompétent à trouver la solution, sauf à dire au peuple sénégalais qu'il fallait se serrer la ceinture pendant deux ou trois ans. Problème: demander à des gens qui pour la plupart, n'ont même plus de ceinture, sont obligés de la serrer, c'est compliqué.

Finalement, le Président, acculé, et voyant le navire prendre l'eau de toute part, a tranché: ce sera la restructuration de la dette, et un programme du FMI, tout simplement parce qu'il n'y a pas d'autres solution!

1ère condition pour le FMI, et déjà satisfaite: "virer" le Premier ministre Leader maximo, prophète ou pas: le FMI veux bien travailler, mais pas avec les gens qui les insulte à tout bout de champ! Jusque là, on peut comprendre ledit FMI

Condition remplie.
2ème condition pour le FMI: mise en place d'un programme, afin de s'assurer que les fonds que ledit FMI va avancer pour nous sortir de l'eau, lui soit remboursé, et si possible avant tout le monde: car bien évidemment, si certaines dettes(voire beaucoup) ont profitées à quelques uns, ce sont les autres, c'est à dire le peuple qui va la rembourser. C'est la règle universelle!

Bon, la bonne nouvelle, c'est que la restructuration va avoir lieu, et que le FMI va lâcher du lest. Après, la douleur sera proportionnelle à la capacité de ceux qui ont la charge de discuter (on ne peut même plus parler de négociations) d’alléger le plus possible le fardeau des payeurs, c'est à dire vous et moi!

La mauvaise nouvelle, c'est comment elle va être accueillie par les Pastefiens, à qui on a expliqué que traiter avec le FMI, c'était perdre son honneur et sa dignité! leur leader maximo a bien entrepris un début de retro-pédalage, lors de l'interwiew donné à RFI, mais cela sera t-il suffisant pour un parti qui ne cesse de se fissurer: leur leader maximo a prouvé, par le passé, qu'il savait s'arranger avec l'honneur et la dignité, mais pas sur que sa base électorale, pure et dure, "avale son chapeau" aussi facilement!

Réponse rapide: nous devrions connaitre la réponse, fin juin:début juillet. En attendant, suspense...à quelques milliards, car le temps, c'est aussi (et surtout) de l'argent!
Me François JURAIN

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