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L’Iran menace de viser les locaux de multinationales américaines

Mardi 31 Mars 2026

Quelques unes des entreprises américaines menacées par l'Iran
Quelques unes des entreprises américaines menacées par l'Iran

Les Gardiens de la révolution iraniens ont menacé mardi de viser des entreprises américaines du secteur des hautes technologies au Moyen-Orient en cas d’« assassinat » de tout nouveau responsable en Iran dans la guerre qui entre dans son deuxième mois.

 

La guerre au Moyen-Orient, qui ébranle l’économie mondiale et a fait des milliers de morts, ne présente pas de signe de désescalade, malgré des tractations diplomatiques et des propos de Donald Trump qui soufflent le chaud et le froid.

 

Mardi le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les prochains jours seront « décisifs », tout en assurant que les discussions avec l’Iran « se renforcent ».

 

Dans un communiqué publié sur leur site Sepah News, les Gardiens listent 18 entreprises américaines qu’ils accusent d’« espionnage », dont Google, Apple, Meta ou encore Tesla, affirmant que ces sociétés devraient « s’attendre à la destruction » de leurs locaux en représailles à tout nouvel « assassinat en Iran », à partir de 20 h mercredi heure de Téhéran (12 h 30 heure de l’Est).

 

Dans la soirée plusieurs explosions ont été entendues dans le centre de Téhéran, selon un journaliste de l’AFP. Le gouvernement iranien avait indiqué plus tôt dans la journée qu’une usine de dessalement avait été touchée et mise hors service sur l’île de Qeshm, sans préciser quand.

 

Donald Trump avait menacé la veille de s’en prendre à ces usines, mais aussi aux centrales électriques, aux puits de pétrole et à l’île de Kharg, abritant le plus grand terminal pétrolier de l’Iran.

 

« Survie »

 

Mardi il a déclaré que les États-Unis « ne seraient plus là pour aider » les pays dont l’approvisionnement en pétrole dépend du détroit d’Ormuz, presque entièrement bloqué par l’Iran et par où transite d’ordinaire un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

 

Plus tôt dans la journée, des frappes ont visé des « sites militaires » à Ispahan (centre de l’Iran), selon un responsable local cité par l’agence de presse Fars.

 

Une entreprise pharmaceutique de Téhéran a aussi été touchée par des frappes israélo-américaines, selon le gouvernement.

 

« Tout se résume à une seule chose : la survie. Je ne pense qu’à rester en vie avec ceux que j’aime : mes amis, ma famille et les habitants de ma ville », raconte à l’AFP Elnaz, une peintre de 32 ans.

 

Pariant sur une désescalade, les marchés financiers étaient en hausse mardi. Le pétrole restait au-dessus des 100 dollars, alors de prix de l’essence a atteint 4 dollars le gallon aux États-Unis.

 

À rebours des demandes américaines, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par Ormuz, selon des médias d’État. Le texte inclut une « interdiction de passage » pour les États-Unis et Israël.

 

Malgré les menaces et les coups portés à la tête de l’État, l’Iran a continué à faire feu dans la nuit de lundi à mardi. La radio-télévision d’État Irib a annoncé un tir de missiles en direction d’Israël et sur place, les secours ont fait état de huit blessés légers hospitalisés dans la région de Tel-Aviv.

 

À Dubaï et à Riyad, des explosions ont de nouveau été entendues, selon des journalistes de l’AFP.

 

Le Qatar a lui évoqué mardi une « position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre ».

 

« Un calvaire »

 

Déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre l’Iran, la guerre a aspiré de nombreux pays de la région.

 

Dans l’ouest de l’Irak, une frappe a tué mardi trois combattants de l’ancienne coalition paramilitaire du Hachd al-Chaabi, qui comprend des factions pro-Iran, selon ce groupe.

 

Au Liban par ailleurs, Israël a visé mardi un immeuble sur la route de l’aéroport de Beyrouth, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence après la mort de trois Casques bleus indonésiens dans le sud du pays.

 

Dans la capitale libanaise, plus d’un millier de personnes fuyant les bombes ont trouvé refuge dans des tentes installées sous les gradins de la Cité sportive. « Nous vivions comme des rois dans nos maisons. Notre vie est devenue un calvaire », explique Khodr Salem, un commerçant qui se déplace difficilement à l’aide d’une béquille. [AFP]

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